Ce Roman
Ce roman est un message d’amour, une fidèle expression de la grandeur des sensations humaines et une consolidation de la perpétuelle action humaine. La vie privée de l’auteur, imbibé de la culture d’écriture française et qui a vécu a Paris dans les années soixante dix ou il a étudié à la Sorbonne, s’est lié avec la vie des personnages du roman ; ce qui l’a davantage approché de ses personnages à tel point que sa présence est ressentie dans les idées de ces personnages.
C’est un roman séduisant
Avec brio, il a réussi à faire de la psychanalyse intéressante dans un cadre philosophique attrayant donc les faits illuminent et décrivent la vie des gens de cultures contrastées rassemblés par la chaleur humaine, la mission, le travail et le sacrifice dans la vie.
Adam, le principal personnage du roman illumine le visage des autres personnages et présente un modèle d’amour humain qui baigne dans le bain et la paix
Ce roman a été publié au Caire en 2004 – PAR: DAR AL-AHMADI POUR PUBLICATION ET ÉTUDES.
L’auteur a été honoré par le Ministère de l’éducation Nationale Français- en 1990″Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques pour services rendus à la Culture Française .

Roman

LE PARISIEN PAVEMENT
Soufan Akef

1-
Adam était allongé sur le lit, ne sentant pas si il dormait ou rêvait
Adam se rappela de sa mère qui insistait pour son apprentissage à l’âge de dix ans et l’avait confié à l’église du quartier. Puis il commença à se rappeler : le climat chaleureux me poussait à dormir , et nous récitions quelques Versets, paumes, debout sur nos pieds, l’évêque m’exprimait sa satisfaction; il disait même à ma mère : ton fils est intelligent et aura un avenir prometteur . qu’il ne quitte pas de l’école. L’esprit de la bienséance se développe chez lui au convent.
Il continua sa réflexion:
J’ai aimé les chants religieux , par leurs mots pathétiques sans comprendre leurs sens.
Ma mère éprouvait un désir obistiné pour mon éducation avant tous mes frères. Mon père ne put résister à son désir. Ma mère fit la connaissance d’un ami de mon père qui la conseilla de me confier à l’une des écoles religieuses internes dans la capitale lointaine.Mon père m’accompagna en personne alors que je n’avais pas encore atteint les douze ans.
Je sentais la monotonie dans ma nouvelle vie, surtout durant les premiers jours. Après, je m’étais habitué à la nouvelle vie en compagnie de mes collègues venus de différents quartiers et villes lointains. On me permettait de sortir dans les soirées des lundis et jeudis seulement en plus du vendredi. Je jouais rarement pendant les heurs libres . creux que rarement. Je veillais à étudier les préceptes de la religion et à réciter par coeur. Je parvenais à répondre aux questions épineuses que le prof adressait aux étudiants.
J’apprenais des centaines de vers poétiques ,ainsi que les adageset les proverbes et citations , et Quand j’allais à la mosquée, j’y restais longtemps. Parfois à la dérobade, en compagnie de quelques amis après la première du souper, j’allais au cinéma du coin pour voir un film ,puis nous retournions à l’école où nous entrions avec l’aide du concierge . Le soir, les élèves apprenaient dans la salle de révision jusqu’à l’heure du coucher.
Fréquemment, je passais une partie de la nuit dans mon lit à l’écoute de quelques contes et anecdotes et nous nous échangions secrètement contes et récits. Je ne cessais d’en dévorer de longs chapitres. Ces histoires n’abordaient que des aventures sentimentales et d’anciens contes sur la vie des héros, des légendes, les contes de mille et une nuits et quelques romans français traduits. Quelques-uns s’étaient ancrés dans ma mémoire tels que le “bossu de Notre dame” de Victor Hugo, la «vendeuse du pain» de Xavier de Montaigne et d’autres.
je trouvais plaisir dans la lecture de ces romans , et Je me demandais : mais comment sera Paris
Je me revenais à moi-même sentant le plaisir de les répéter. On dirait qu’ils envoyaient un rayon qui se jetait jusqu’à atteindre les bancs de classe sur lesquels je m’asseyais. mon imagination suivait les faits de l’histoire à tel point que j’imaginais Paris plus immense que l’océan.
Entre-temps, j’attendais dans mon fors intérieur un certain événement. j’étais comme celui qui cherchait un voilier blanc dans la lumière de l’horizon lointain. Je ignorais la réalité de cet événement.
Un cortège de jours semblables se répétaient sans aucun changement , comme si l’avenir s’étendait devant moi tel un tunnel obscur dont je ne connaissait l’issue. J’écoutais gaiement la douce voix du muezzin Alla est grand et je me demandais : cette vie m’accompagnera – t – elle tout au long des années ?
J’enviais ceux qui marchaient derière de la muraille sur le trottoir, vivant en liberté, allant et venant à leur guise . J’étais convaincu que dieu m’aimait par ce qu’il m’avait conduit à cette école et parfois je m’inquiétais sur moi-même et les années s’écoulaient …
Les événements se mêlèrent et s’enchevêtrèrent à tel point que la mémoire se trouvait incapable de distinguer leurs faits exacts et justes.
!!-
A l’arrivé des deux hommes au quartier latin au début de sa grandeur, les yeux se sont croisées laissant les esprits fleurir et les visages s’illuminer . Après s’être donné les accolades d’usage échanger les points de vue, Adam l’interrogea :
– – depuis quant est – tu arrivé à Paris?. Cela fait un an sans te voir et vous êtes ici, comment vivez – vous est ce que vous travaillez ?
l’interrompit Joseph… explosant d’un rire bizarres se forçant d’arrêter la respiration tentant de modifier le cours de la discussion sans retarder, il tira de sa poche un paquet des gitanes française et lui offre une cigarette en disant
– – Tenez! Fumez. Allons nous asseoir dans l’un des cafés …
Adam lui, s’interrogea au fond de lui même
– d’où vient – t – il et comment est – il venu
Joseph tira une longue bouffée de fumée épaisse, la libéra et elle prit son chemin vers le ciel. Il sourit bien que la peur se lise dans ses yeux, ses mains tremblantes mais il ne tarda de se rassurer et de devenir serein. Il essuya son visage avec un mouchoir et dit avec force et vivacité
– – effectivement … et il continua sa conversation en aspirant goulument une nouvelle “bouffée” de sa cigarette …..
– – Je suis venu à Paris depuis un an environ. Après avoir perdu mon argent, j’ai commencée à chercher du travail. J’ai enduré une situation difficile que je vais te raconter. Mais allons manger d’abord. Deux jours pour un repas.
Les deux hommes entrèrent dans un restaurant du quartiers latin
Au moment où Joseph racontait à Adam ses ennuis à Paris, entrait un homme de grand taille, en costume cendré très jet est, portant des chaussures et tenant un parapluie noir. Il paraissait dépasser les quarante ans. En un mot, c’ était un personnage étrange. En passant devant la table à laquelle étaient assis les deux amis, il leur jeta un regard. Puis s’arrêta et s’assit, Sur une chaise à leur coté, à deux pas d’eux
Joseph dit
– c’est un home d’affaire ! –
Adam l’interrompit
– – Comment l’ as tu su ? quel rapport avec !, laisse- le! A ce moment Joseph s’arrêta de parler car l’étranger se leva soudainement , Et se dirigea vers eux en parlant un dialecte français bien articulé.
_ – Je m’excuse par ce que je ne vous connais pas et je me suis permis….
Les deux amis n’eurent plus qu’a se lever et à échanger avec lui les salutations
L’home se demanda d’un ton spontané
– Puis- je m’asseoir Les deux amis s’écartèrent et il s’assit entre eux et immédiatement, il participa à leur discussion.
– – Si je ne me trompe, je vous ai entendu parler avec un acent de l’orient
Demanda l’ étranger fixant sur Joseph son œil droit noir. Adam répondit
— Non, vous ne vous trompez pas, nous sommes effectivement des étudiants de l’orient et suivons nos études en France
-L ‘étranger s’écria
– – Ah, je suis d’origine Maghrebien et je vis en France depuis trente ans et il continua
– – je vous demande de me pardonner mon intrusion .Je m’appelle Bou’lam et je suis du Maghreb , je travaille dans une Société française et il continua le discours…appuyant son dos vers arrière
– – Je suis arrivé en France très jeune, j’ai oublié ma langue . je m’excuse , j’ai des garçons devenus des jeunes gens. J’habite dans le nord de la France Il y a vingt ans que je n’ai revu mon pays
il enchaîne
– – effectivement, c’est ça la vie. Je ne sais comment je suis venu ni comment les années se sont passes
Au moment ou Bou’lam s’enfonçait dans son récit aux deux hommes sans qu’ils réclament des détails, il fut interrompu par Joseph
– Buvez du café avant qu’il ne refroidise –
Tout en regardant Adam en murmurant
— un pauvre qui éprouve de la pitié, que Dieu maudisse l’exil et les exilés
Bou’lam dont les yeux brillaient l’interrompit terminant toutjuste son discours
– – je voulais , mes enfants et moi revenir au Maroc vivre à coté des miens
– – Mais, il est trop tard ,hélas. Mes fils se sont habitués à la vie d’ici, aux écoles d’ici. Il n’y a plus de lien qui les attache à notre pays d’origine . Quel dommage
Adam s’interposa
– C’est le destin.
Bou’lam l’interrompit:
– c’est moi qui assume la responsabilité et il se tourne vers le serveur
– Une bière s’il te plais. Et il continua à répéter
– oui c’est une grosse erreur. Dieu est invincible. C’est trop tard, dommage, maintenant, vous et nous allons bien ici , et continuer à parler:
– Oui…. Il semble que La France est un paradis
Paris a un charme particulier, c’est charmant.
A cet instant, Bou’lam sort de sa poche le numéro matinal du journal français LE Matin et dit:
– – Je vous en prie, pourrais-je vous revoir une deuxième fois ?
:Joseph lui répondit
– – Oui, avec plaisir, le problème est que on n’a pas d’adresse permanente et se fit interrompre par Adam :
– Que ce cafe soit un lieu de retrouvailles où nous passons de temps à autre pendant les week-end. Bou’lam répondit :
– – S’asseoir avec vous est intéressant. Il me plaît d’avoir fait votre connaissance. Je souhaite vous retrouver une autre fois.J’essaerai de venir ici à la fin de la semaine quand les conditions le permettront
Bou’Lam se leva saisissant d’une main un petit sac contenant ses documents personnels et il leur dits’exprimant en dialecte marocain:
– A très Bientôt … à bientôt … et il sortit rapidement- .
Joseph soupira et dit:
Personne au monde n’est tranquille-
Adam lui répondit:
– Cette situation est normale chez l’homme.Il paraît que tu es sous l’emprise de l’angoisse. L’angoisse attaque l’homme quand il est toujours désœuvré et il poursuivi
– Pour parer à l’angoisse, il faut avoir un travail sérieux.
– Mais comment l’as tu su –
-L’intime à l’homme se déprécie par la coexistence-
Joseph afficha un sourire qui démontre son admiration à Adam puis réfléchit sur le discours de l’hôte, son comportement en disant
il mène une vie aisée et il est aussi élégant. Adam commenta –
– – On reçoit l’homme par son accoutrement et on le salue par son verbe et il continua
– – La richesse peut te procurer le lit mais elle ne peut jamais te t’assurer un sommeil profound
Joseph sourit :
Mais le retour à la vérité n’est – il pas une vertu –
– je ne sais pas. Il paraît que la vie de l’homme est un cortège imposant qui va en avant et il continua
– – Nombreux sont ceux au sein desquels vivent des spectres de leurs ancêtres et il hocha la tête
– – Qui ne regrette pas les opportunités soulage son âme.
Joseph sentit une joie qu’il ne sentait pas. Alors qu’il déambulait dans ses réflexions

!!!-
Après s’être étendu pandant un moment, , Adam se réveilla sur une odeur de fumée et s’exprima à basse voix
– Bonjour –
Joseph lui répondit
Bonjour, lèves-toi, nous sommes en retard –
Adam se leva de son lit et hissa le rideau. Les rayons solaires pénétrèrent dans la chambre. Au travers du rideau apparurent les toîts des anciennes maisons
– veux-tu manger ? … Nous pouvons prendre un café puis partir au restaurant
Joseph acquiesça de la tête.
Adam se leva, se nettoya le visage et donna à Joseph un petit mouchoir, une chemise repassée et des sous-vêtement puis ouvrit sa petite armoire, lui montra ce qu’elle contenait et lui demanda
– – Que veux-tu porter ?
– choisis ce qui te convient, nous sommes des frères
Joseph le remercia en disant –
– – Il ne s’en faut point, merci et s’excusa avec un silence mêlé de timidité.
Après avoir pris rapidement un café, ils sortirent par un passage désert et étroit, enveloppé d’un affreux silence menant à une passerelle brune qui semblait être essuyée d’une huile luisante
Hein, dit Joseph à basse voix –
– – Cette chambre est réservée aux étudiants, aux serviteurs et aux personnes âgées, … malheureusement la vie les oblige à rester ici et non dans les appartements spéciaux
Il se rappela un adage qui dit :
– « les malheurs du monde sont la vieillesse dans la solitude, la maladie dans l’exil, les grosses dettes avec un revenu limité et l’éloignement du pays
Adam lui répondit en murmurant
– – Ne parles pas haut, descend doucement. Je veux que personne ne te voie. Sais-tu pourquoi ? perplexe, Joseph sourit
– – bien, sortons. Il se trouva sur la passerelle avec une vague d’idées qui envahirent sa tête …
ils continuèrent leur marche sur le trottoir. Joseph se trouva particulièrement joyeux, ses yeux souriant fébrilement. Le monde lui parut différent de celui des jours révolus. Il essaya de reprendre de sa mémoire ce qu’il a senti quelques jours aparavant lors qu’il trainait sans ami, affrontant la vie tout seul . Toutefois cette solitude est revolue . Il se dit au fond de lui même
– – Combien paraît belle cette quiétude qui se dessine sur les visages des gens!
Il aimait sillonner toutes les avenues avec , Adam
Dans l’après-midi, ils entrèrent dans l’un des restaurants grecs situé dans le quartier latin.
Les deux amis se mirent à table, car aujourd’huie est dimanche, jour pandant lequel le restaurant des étudiants est fermé. Sur le champ, le garçon apparut en disant : que voulez-vous ? …. il leur présenta la liste des repas
. au moment où le garçon leur apportait repas et boissons, Joseph regardait à travers la fenêtre se trouva derrière , Adam, laquelle donnait sur une route secondaire que visitaient les touristes. Là où se trouvent le petit restaurant et des groupes de personnes qui entouraient l’homme de « Chaorma »
Une anné vient de s’écouler sur Joseph . Il n’ a fréquenté ce genre de restaurant qu’une seule fois, seulement , depuis sa première rencontre avec , Adam, au même quartier
Adam s’interrogea coupant le fil de ses idées
– A combien de kilomètres sommes-nous de la cité universitaire ?
– Nous ne sommes pas loin .. à quelques Kilomètres seulement. Tu n’y a jamais été !
– Si, mais pendant la nuit … je n’ai pas pu évaluer la distance par métro.
– Brusquement, la pluie tomba par averse formant de petites flaques d’eau derrière la fenêtre, l’éclair brilla au zénith plongeant le restaurant dans une lumière oscillante suscitant la frayeur. Les gens se groupèrent devant la façade du cinéma situe face au restaurant et se mirent en longue file sous le mur alors que les passants pressés jetèrent leurs regards fugitifs sur le tableau rectangulaire sur lequel étaient affichées des images du film prévu au programme
Les deux amis abordèrent divers sujets dans leur discussion
Trouver un boulot était la préoccupation de Joseph , qui lui a raconté toutes les difficultés après avoir perdu son argent et le fait qu’il n’était pas arrivé à trouver un travail fixe. A chaque fois qu’il trouvait un travail, il se trouvait contraint de l’abandonner
Et il continua en disant
– Tu sais, Adam la vie est une chance et moi je n’ai pas de chance ; puis il leva la tête en disant :
– l’homme doit mourir quand il sent l’isolement, ou quand il sent un grand vide. La vie est un voyage a travers une forêt dense qui grouille de surprises que personne ne peut prévoir
Et , Adam ajouta
– – Les mauvaises surprises sont l’aparrage de ceux qui réagissent mal et il continua
– – la raison attire la chance, soulage l’exil, définit le flou et acquière les amis
Joseph dégagea un ouf et murmura
– – Tu ne vois pas que notre détention de la richesse et de la beauté est à la fois un coup de chance et de hasard !
Hein, dit , Adam –
– Non, je ne pense pas, ce n’est ni le hasard ni la chance, je pense à une certaine confiance qui réside derrière tout ceci. Peut être, tu n’a pas compris ce que je veux dire : ni la richesse ni la beauté ne rapporte le bonheur ; elles peuvent même engendrer le malheur. Le malheureux est celui qui ne sent pas l’amour et vit dans la solitude puis continua
– A chacun son objectif de vie qui lui est propre. Qui aime la richesse peut se la procurer s’il le veut
Mais ce dicton peut s’avérer contraire chez nous –
Adam se met debout:
– c’est ça la vérité. Il est peut être mieux pour nous de rester ainsi. Qui sait, les conditions que nous vivons aujourd’hui seraient celles qui nous protège et nous donne notre union et notre cohésion.
L’important est que ces conditions ne créent pas chez nous un sentiment de découragement et il poursuivi
– La tristesse attaque la personne quand elle pense trop aux problèmes de la vie. Est heureux celui qui tente de rendre les choses toujours plus simples et de les maîtriser. Il afficha un léger sourire:
– Il paraît que l’univers entend nos voix, ainsi il tourne le dos à celui qui le maudit et ouvre les bras à celui qui l’aime et aime tout le monde. L’amour des gens ouvre les portes à la chance
– Cette chose ne me convient pas, j’ai une nature différente de la tienne
C’est ce que Joseph exprime avec insatisfaction en se sentant épuisé. Puis il réfléchit
– Parmi toutes les choses, le bonheur est le plus absurde et le plus cher
Adam lui, parla un moment lui donnant l’occasion d’alléger sa tristesse mais en vain car il se débat toujours dans un cercle vicieux
Joseph hocha sa tête, un sourire sur le visage comme quoi il s’excusa de son franc parler puis il dit
– -Adam, ce que tu dis est la moitié de la vérité
– Ce que je dis est mon opinion personnelle et nous sommes des hommes … Dieu seul détient toute la vérité
Joseph eprouva de la simpathie et commença à parler chaleureusement à , Adam
– Adam, toi tu ris avec spontanéité et sincérité, Quant à moi, je tends rapidement vers la tristesse et c’est la mon grand défaut
C’ est aussi mon défaut; raison pour laquelle je le dissimule par le rire. Allons-y. Rassures-toi et calme ton esprit ! c’est passager. Nous nous entraiderons . J’ai de l’argent qui nous suffira quelques mois. Possible pour un an ou plus .Après, il y aura une brèche. Aussi, j’ai prit l’ engagement de me trouver une bourse de mon pays.
– Mais c’est ton argent et je ne veux pas être un parasite vivant aux dépens de toi
— Et même, nous sommes la les uns pour les autres , et la vie c’ est donner et recevoir. Ne t’ inquiètes pas, l’huile ne se perd pas dans la pâte””
La chambre de Adam était isolée, et avait deux petites fenêtres ouvrant sur le trottoir qui s’étend jusqu’au Panthéon. Devant la chambre, à quelques pas se trouve l’édifice de l’université
Joseph ouvre la petite fenêtre à coté de laquelle on a instalé un lit métalique
Les yeux de l’hôte s’elargirent et il complèta en murmurant, regardant la lune à travers la fenêtre. La rue devint déserte . La pluie commença à picorer la fenêtre et le silence régna. Aucun bruit du dehors ne se fit entendre
A ce moment, Joseph s’assit sur le lit et commença à parler
– Depuis environ un mois … dans la nuit, je portais le même menteau qui s’était mouillé par la pluie … je me recroque villais sur moi-même en marchant sur cette route, un chien qui passait à coté de moi et qui se précipitait derrière son propriétaire m’a fait peur et je m’étais évadé vers une ruelle secondaire. Froid et dépaysement étaient mes compagnons et instauraient en moi colère et panique et il continua
– Je ne pouvais aller vers un lieu pour dormir. Le plus abordable des chemins que je pouvais emprunter était les ruelles secondaires. Enfin, je m’étais lancé dans l’entrée d’une ancienne maison sous le pallier de bois. Le tapage des pieds martelait mes oreilles. La peur me pétrifiait. Pour le consoler
Adam l’interrompit
– N’avais-tu pas pu faire la connaissance avec quelqu’un pour loger chez lui
Joseph n’osa répondre. Il sentit comme un étranglement et hocha la tête alourdie par la douleur du souvenir et continua à parler
– J’étais à deux doigt de mourir de froid avant que je n’habite à la cité universitaire …
Il soupira et dit au fond de lui meme
– Ne pas demander une aide vaut mieux que la demander à quelqu’un qui n’a pas l’habitude de donner et il continua en disant
– Ah ! la lune a disparu, le climat se refroidit et nous sommes presque a l’aube . Il est temps de dormir.
Tremblant, Joseph répondit
– Ah ! non je ne peux me souvenir de mes histoires sans trembloter
Adam se leva et ferma la fenêtre , ce qui provoqua un petit bruit. Puis il s’abandonnèrent à leur sommeil

-!V-
C’était samedi à dix-neuf heures, lorsque Adam arrivait chez Youssouf qui assurait une fonction réservée aux étudiants du nord de Paris.Celui qui penètre dans l’immeuble était obligé bon gré mal a prendre connaissance des annonces, des équipes sportives et des différents pièces de théâtres. Il y avait aussi des images collées aux murs de l’escalier qui menait au second étage
Il y avait également des calligrafftis sur les murs. Puis les visiteurs étaient éblouit, vu le grand nombre d’écritures, d’annonces et d’affichages qui jonchaient les parois internes de l’ascenseur
Adam entra dans la maison de Youssouf située au second étage. Il y avait un groupe d’étudiants dont Raymond, Anis, Pierre, un enseignant français nommé David et d’autres. La chambre était faiblement éclairée. Les présents se partageaient les chaises, la table et le petit bureau à coté
Youssouf était une personne élégante portant de beaux habits convenables à la circonstance. Il avait deux yeux éveillés. Son humeur change dénotait son sens de l’ humeur
Salut jeunesse –
Il était évident que lorsque Adam a vu la boisson Sur la table il a brièvement réfléchi ……
Qu’est ce bon –
les signes d’étonnement qui se lisent dans ses yeux se furent dissipés par Youssouf
– Franchement , j’ai un peu bu la nuit dernierr –
En fixant le regard, Adam voit un autre plateau posé sur la table devant lui et des plats cassés. Avec sérieux et doigté, Youssouf lui verse un demi verre de bière
– Je t’en remercie beaucoup, moi je ne bois pas la bière
– Youssouf lui répondit
– Pardon, je suis désolé. Tu veux du Coca, un coupe de champagne ,du jus ..
– Je veux un verre de jus s’il y en a-
Adam garda un silence empreint d’un certain orguel .Il devait, bon gré, mal
gré, répondre à maintes questions mêmes si les réponse était interrompues. Il devait participer avec les autres au débat de temps à autre, acceptant volontiers les opinions des autres et montrer sa fierté et sa joie devant tous ce qu’ils affirment. Adam se dit au fond de lui
– Youssouf est un personnage intelligent et il faut le reconnaître ceci. Pourquoi je ne n’apprend pas de lui, de son expérience et de ses relations Jetant un regard sur les autres il dit :
– ceux-ci peuvent m’aider à rester à Paris car, avec eux, je me sens serein et rassuré. Des idées dispersées se font naître dans sa tête, des idées qui étaient tout intéressantes
Le professeur continua après avoir secoué sa pipe
– C’est une chose, vraiment bizarre : tout en vous demandant une chose, vous l’infirmez tout de suite
Il faut avouer que les réflexions du professeur étaient correctes. Mais il n’est pas arrivée à réaliser ce qu’il pensait. Qu’on le veuille ou non, il devait répondre à maintes questions mêmes si ses réponses étaient parfois brèves
Entre temps, Youssouf riait chaleureusement en songeant à cette amitié étrange. Il pensait au fait que le professeur était silencieux au cours de toutes les maintes rencontres avec lui. Soudain, il commença à échanger la discussion avec les présents formulant quelques expressions il se dit :
– l’arrivée de Adam aurait libéré sa langue
Les poteaux électriques éclairaient l’avenue de derrière et la lune émettait ses rayons dorés
Sur les arbres du jardin, alors que Adam était tout à l’écoute et s’efforça de suivre toute la discussion avec le professeur et changera d’attitude et haussa ses épaules comme si un frisson de froid s’infiltre dans son organisme et s’essuyait les mains comme s’il les lavait et murmura :
– le professeur un gentil homme, un amoureux du savoir a porté un grand intérêt à nos idées. Il veut savoir plus sur nous, sur les questions dl l,art>
Le débat a porté sur la politique, la culture, la littérature, l’art et sur d’autres sujets divers
Une idée traverse directement le cerveau de Adam :
– le professeur parle avec aisance et exprime ses idées avec sérénité sans grand effort.
Le dernier mot était beau,et murmura : Une grande partie de la renommée des romanciers est venue de l’écriture d’un seul roman, poème ou pièce de théâtre, et avec le temps, leurs noms ont été associés à certains titres, et certains d’entre eux peuvent avoir d’autres œuvres de plus grande importance, personne ne mentionnant le romancier Ernest Hemingway sans se souvenir de son roman Le vieil homme et la mer et Victor Hugo Les Misérables associés à son nom.
A vingt et une heure, les présents quittèrent le salon pour se diriger vers la salle à manger. On entendit une musique douce, et soudain , les visages devinrent radieux. Ils crurent que les tableaux qui embellissent les murs passent en désordre comme un serpent qui danse aux sons de son charmeur. Les invités, à table, continuèrent leur discussion
Soudain la conversation s’est tournée vers la politique :
Yousef dit:
– Ton avis, monsieur le professeur est intéressant et original…………, mais il diffère de ce que nous connaissons. Personne ne nous a informé comme tu nous l’a fait, comme si on l’entendait pour la première fois et il continua
Pardon ! ce qui s’est passé en réalité, ne se conforme jamais avec ce qui est dans les journaux, si nous prenons la presse et les moyens de communication comme source de nos opinions et de nos idées
Le professeur répondit
– Bien … qu’est ce qui nous confirme que ce que tu nous a raconté est vrai
Youssouf répondit
– Il y a ceux qui sont en mesure de confirmer cela. – Youssouf tout confiant commença à parler dans une langue française embellie
– Le problème réside dans le fait que notre point de vue ne vous parvient pas de la façon dont nous souhaitons
– Nous vivons la réalité et la poursuivons jour pour jour et nous ne nous référons pas à ce que dit notre presse seulement mais à l’enchaînement des réalité et des événements.
– J’estime votre attitude .
– Ce n’est pas vous qui avez elabore ces idees et ses sentiments .Nous savons tous qu’à ce sujet l’opinion publique est le résultat matériel de ce que produisent les moyens de communication au cours d’une longue période.
et il poursuivit :
– Nous à notre tour, si nous avions vécu ici depuis notre tendre jeunesse, les mêmes sensations et opinions serient nées chez nous, comme nous remarquons les erreurs d’une partie de ce que écrit la presse de notre pays quand nous vivons les événements et les réalités à partir de l’intérieur
Le professeur se tient correctement sur sa chaise, et répond en lisant sur son visage les signes de satisfaction
– Oui, oui, la chose est admissible, même plus qu’admissible. Je partage ton opinion. Je suis ravi de votre point de vue. C’est la première fois que je discute avec des gens de ce niveau de votre pays
– Oui, oui, en levant la tête et en réfléchissant :
– Peut être qu’il a été ébranlé souffert de ces nouvelles idées. Mais ces idées hantent l’esprit de tout homme. Pourquoi, ces idées ne comportent-elles pas une vérité ! puis il réfléchit profondément :
– la mésentente n’est pas due aux simples gens. Pourquoi, ce ne sont pas les idées de quelques responsables qui font naître les dissensions entre les peuples ; dissensions attisées et envenimées par les moyens de communication… Oui, oui. Il y a des réalités obscures que nous ignorons et que les autres ignorent
Youssouf commenta en disant
– Nous ne sommes pas parvenus après ces longues années de discussions et de réflexions sur la culture à savoir comment la culture œuvre à orienter notre comportement, et à arrêter nos choix comportementaux et notre prédisposition intellectuelle et émotionnelle
Raymond ajouta en s’interrogeant
– Les modes traditionnels de réflexion et de comportement dépendent-ils des rapports socio-économiques du vécu ? ou sont-ils complètement indépendants de ces rapports et il poursuivit
– Le problème de « causalité », conçoit la personne comme étant programmée à l’avance eu égard à son appartenance culturelle et à son attachement aux croyances et aux règles de conduite en place
Il leva la tête en terminant son intervention
– L’homme n’est que une copie en miniature des valeurs de sa société ; copie qu’il conserve dans son imagination et dans son être
Le professeur fit bouger sa pipe tentant d’agencer ses idées dans sa tête. Il regarda Youssouf et sentit que ses petits yeux ronds l’examinèrent. Il leva son regard et tira une bouffée de sa pipe en regardant Raymond,et il dit:
– La culture est excellente et vaste ; je me suis donné trop d’effort afin de déduire quelques idées pour étoffer ma recherche. Je suis arrivé à conclure que la culture est le produit du tissu des relations sociales en ce qu’elle se situe au milieu de l’homme, de l’individu et du comportement qu’il exhibe ; elle n’est pas totalement institutionnalisée car les personnes ne sont pas toutes d’accord sur les objectifs du comportement et non plus sur le respect de ses règles.
Raymond ajout:
– Oui , Elle est l’objet de conflit entre ces conceptions et intérêts. Le conflit se renouvelle continuellement entre les partisans du dynamisme et ceux de l’immobilisme
Youssouf répondit, En regardant le professeur:
– Ce que tu a déduit est formidable. Mais nous avons besoin de réfléchir sur la fonction des parametre dans la culture à cause des pressions des moyens de communication qui exposent les sociétés à des cas d’instabilité et d’incertitude
Raymond commenta
– Insister sur la fonction d’immobilisme de la culture donnerait des impressions vagues sur la culture et la société. Le « fixisme » est patent alors que la culture est un mode de vie qui se répercute sur la conduite des individus .
.Adam commenta:
– la détente que nous cherchons est liée à la capacité de chaque société à affronter ces pressions de façon efficiente et créative et c’est un grand enjeu. On ignore , Il se peut que les évolutions prochaines qui surviendraient soient dans l’intérêt de l’homme quand s’effaceront les barrières et différences qui séparent les sociétés pour que se répandent bien et paix au profit de l’homme. Peut-être, il se produirait le contraire
Quand Elysa arriva, elle s’arrêta à la porte, salua puis s’assit près de la lanterne doucement avec beaucoup de précaution. Elle commença à parler du temps puis regarda vers le professeur
– Le plus beaux moment de la vie de l’individu est sans aucun doute les jours de l’école, de l’enfance. Alors qu’elle exprimait ses sentiments, tout le monde se résignait au silence. Elle promena son regard dans la salle, passant en revue tous les objets connus et s’étonnant de l’origine de toute cette poussière
Tout en Réfléchissant, elle se souvint de la maladie de sa mère et de sa vie dans la salle exiguë située de l’autre côté de l’enceinte, dans sa maison rurale. Les tristes conséquences de la vie de sa mère pesaient sur elle. Cette vie rurale pleine de sacrifices
Elle se leva brusquement après s’être rappelé une scène horrible de son enfance. Elle parla calmement à elle même :
ma nouvelle vie avec Youssouf est différente de l’ancienne. Je veux vivre de nouveau . Pourquoi suis je malheureuse ? J’ai droit à être heureuse ! Elle murmura d’une voix mal articulée puis alla lentement à la cuisine pour apporter le repas
Le repas était formidable, excellent même et Raymond parla avec humour
– Elysa a un goût super raffiné. Elysa exprima sa gaieté en faisant entendre ces bons sentiments. Les invités se mirent à table et commencèrent à discuter beaucoup de spontanéité en présence du professeur. Youssouf, avec son intelligence vive, comprit le cote industrieux?.des français et commença à parler de la cuisine française et de l’élégance puis il aborda le côté matériel de la vie, de son influence sur la personne, de la solitude de l’etre humaine .
Adam qui etait occupe à manger, souriait de temps à autre, puis il dit secrètement
– Youssouf est un personnage intelligent qui sait gérer une discussion inteligemment . C’est une image rarissime et juste. Sa manière de réfléchir démontre l’expérience, la culture et l’assurance de soi-même
Adam resta silencieux un momment et se dit à lui-même : “celui qui a une langue delicée gagne beaucoup d’amis”. Il fut à l’instant heureux d’être chez Youssouf, puis il s’appuya sur ses deux coudes sur la table reposant sa tête entre les mains
Lors qu’il s’assura que Youssouf a fini de parler. Il rit légèrement et dit
– Merci, du grand repas. Je vous remercie, vous deux sur cette hospitalité et cette discussion intéressantes
Il parut parler à voix claire, timide et pour renforcer son ton, il termina par une blague
– Elysa mérite cette douceur. Elle est une grande dame-
Au moment où Youssouf et Elysa étaient en train de ramasser les ustensiles du manger,Adam s’évadait dans ses réflexions ; il réfléchissait à son sort, à sa vie future. Adam a constaté une amélioration après le manger, qu’il ne remarquait pas auparavant. Il a passé sa nuit moins fatigué dans son attitude, son esprit moins découragé. L’occasion existe toujours pour qu’il se stabilise dans une maison, quelque part, et qu’il vive heureux quand il rencontre une jeune fille, gentille comme Elysa et avec peu d’argent
Adam quitta la maison pour recommencer sa promenade …. sort du métro puis marche sur le boulevard Saint Germain des prés. Il rencontra deux étudiants qu’il avait connu et s’arrêta pour discuter avec eux. Il s’inquérirent de ses nouvelles, le regardant pitoyablement avec des regards empreins d’affectin . Il lui demandèrent s’il avait effectivement gagné du loto une grande somme. Il leur répondit
– Oui j’ai gagné une fois durant ma vie…une seule fois …. Mais l’argent a été dépensé. Adam , dérangé, salua les deux jeunes et se dirigea vers le quartier latin. Il vira à droite pour pénétrer dans une ruelle qui se détache de la rue Saint Michel où s’étaient regroupés des jeunes gens des jeunes garçons devant le restaurant. Se dirigeant vers cette rue il entendit, beaucoup de bruit; le bruit de gens qui prenaient congé les uns des autres. Il s’arrêta à l’ombre du portail de l’un des restaurant et alluma une cigarette qu’il avait “économisée” et commença à fumer avec nervosité. Puis il regarda vers l’avenue Saint Jacques, où se trouvait son logement. Il se rappela les retrouvailles chez Youssouf et commença à se dire : le moment du bonheur est éphémère puis il réfléchit à sa vie passée. Toutes les années de sa longue vie étaient parties en vain. Tous ses efforts, toutes ses études, sans le moindre intérêt. Il ne put nier que son éducation première était la cause de tout ce qui lui est arrivé. Pendant son enfance, il était tellement pieux au point du fanatisme.Puis Il a change de fond en comble plus tard. Il exhiba sa liberté de réflexion et son athéisme devant ses amis durant longtemps pour changer d’opinion en d’autres moments
Il marcha au long du pont Notre-Dame,parcourant son regard sur la Seine au moment où des gouttes de pluie formaient des ronds qui disparaissent au fur et à mesure. Il poursuivit sa marche, l’esprit lourd de tristesse. Soudain, il s’arrêta un moment, angoissé et puis il continua dans ses songes
– Non, je n’ai besoin de l’affection de personne. Je suis suffisement fort pour qué de l’affection. Je suis un homme cultivé et en bonne santé. Je fais ce qui me plaît. Je n’accepte pas que ma vie soit gérée par d’autres. Pourquoi ? Pourquoi me résigner à ces tristes sensations ? Tous ces jeunes gens qui mènent cette vie médiocre sont de gens qui n’ont ni mon niveau ni mon expérience.. La différence entre eux et moi est qu’ils ont plus d’argent pour couvrir leurs besoins, ils se sentent tranquilles
Il a estimé que ses paroles portaient une idée de narcissisme qu’il avait entendu de son professeur:

– “Le narcissisme est un os pathologique, et c’est un trouble mental qui renforce le sentiment d’une personne de sa propre importance et de son besoin d’admiration, ainsi que son manque de sympathie pour les autres, mais il peut masquer la présence d’un manque de confiance en soi et le peu de respect pour soi rend la victime vulnérable à toute critique”
Il continua à marcher en fonçant puis s’arrêta à la station du bus se rappelant le discours de Youssouf durant la rencontre, son abstention de regarder Elysa avec un sentiment d’amour malgré ce qu’il a remarqué de beau et d’élégant chez elle. Il se rappella la sagesse de sa mère : « l’homme conçoit le bonheur mais c’est la femme qui l’y conduit ». Promptement, il comprit pourquoi il veillait à respecter les sentiments de son ami et son goût en général. Il ne sut comment ses pieds l’avaient amené à la station du métro pour l’accueillir et pourquoi il resta encore à la station Châtelet continuant sa marche au milieu des attroupements
Il marcha, effrayé, dans la rue Saint-Denis. Il vit au trottoir à droite des « vendeuses de l’amour » comme l’on dit. L’une d’elle lui jeta un clin d’œil et il s’approcha d’elle tout effrayé. Puis il commença à lui parler
– Bonsoir mademoiselle . Elle causa avec lui, et à l’instant, il se souvint de son expérience passée avec l’une des filles… Elle l’interrompit en lui disant
– Tu es un jeune homme élégant et toutes les filles te cherchent : En me choisissant tu fais preuve de bon goût. N’est ce pas
Il remarqua à l’instant qu’il était indécis, incapable de parler et se borna à afficher un sourire passager. Après, il s’en alla rapidement sentant de l’angoisse qui l’emporte hors de lui-même. Il devint agité, ne voyant rien devant lui. Lorsqu’il s’aperçut de sa solitude dans la rue, il essaya à maintes a faire pression en s’enterogeant :
– Ai-je plu à cette pauvre fille
Non, c’est une fille de trottoir… Il s’efforça à changer le sujet en pensant à ce qu’il a fait. Il sentit qu’il l’a consolée et qu’elle le lui payee de retaner et s’interrogea :
– Quelle faut a commis cette pauvre fille pour vivre ainsi ? Quel désespoir ? Quelle absurdité vit-elle ? La fille rêve d’une certaine chose !
En menant une vie paisible, les détails auxquels elle réfléchit pourraient être de grande importance . Combien, il me plaisait de la connaître ! Est-elle vraiment heureuse ? ou bien elle est victime qui donne ce qu’elle a pour le bonheur des autres ! Etrange ! Elles tissent leur vie à partir d’une lumière fugitive
– Mon Dieu, elle paraît capable de donner une accolade au monde entier sans insister à ce qu’elle fait.. l’affaire semblerait être plaisante mais mordante. C’est une participation dans une affaire anodine, une participation mal répartie. Le visiteur aime s’arrêter à côté de l’une d’elle, murmurant avec politesse, se vantant, exhibant ses sentiments. Toutefois, il est rare qu’il évoque une vérité
Adam , poursuivit son chemin, vit l’une d’elle assise dans une ruelle secondaire au bord d’un escalier tenant un rouge à lèvres, penchée tranquillement sans s’émouvoir.
Il se dit secrètement : elle est d’une belle apparence physique, mais son ame ! … Comme il serait bon de pénétrer dans son esprit pour l’informer. Non, l’amour c’est la dernière des choses qu’on peut atteindre d’elle. Mon Dieu ! qu’est-ce qu’elle cherche à travers ce «boulot». Quel profit lui apporte-t-il ? Son travail recèle-t-il une certaine magie!
L’artiste aspire à la célébrité. L’estime l’exhorte à continuer. Mais, n’est-il pas l’échec qui gère parfois l’art !
Les freudistes pensent que les échecs de l’artiste sont purement sexuels. Il ajouta en continuant sa réflexion :
– en tout état de cause, l’artiste vise un objectif donné. Non.. Il paraît qu’elle se tourne à la vie par son mouvement silencieux regardant à travers des yeux étiolés morts depuis bonne(belle) lurette.
…. Il paraît que la personne auto-dirige sa vie, tisse sa vie dans le moule du passé, du présent pour y ajouter l’avenir. Il poursuivit ses réflexions en imaginant la jeune fille se regarder au miroir : dans les rêves et les miroirs, l’individu a un penchant à se voir comme s’il revivant un lointain passé et une aspiration, un lointain vis à vis du passé et une aspiration. Il ne se souvint pas alors d’où il a capté cette pensée
Il continua à marcher s’éloignant de la fille grondant dans son(for) intérieur : elle mérite de la pitié… Toutes ces filles qui mènent cette vie, ne pouvaient-elle pas la mener normalement ou avaient-elles choisi de s’amuser et de se distraire
– Non, c’est une question de vie, du destin et de temps. La paix de l’âme et l’innocence ne protègent pas toujours la personne d’être victime du destin et du temps.
– Mais que signifie tout cela ? Ne vis-tu pas l’échec de l’isolement et de l’exil. Quel échec ? Quand tu vis sans parent ou compagnon ni … C’est la vie, oui C’est la vie !
Il avait besoin d’un brin de consolation. Il s’arrêta, monta dans le métro et regagna son foyer
Il marcha à pas légers franchissant les escaliers sans voir personne comme s’il avait perdu ses sensations et comme si ses sens ne fonctionnaient plus. On dirait un fautif qui fuit sa faute
Il entra dans sa chambre et se dirigea vers la fenêtre affichant un sourire candide se transformant subitement en un étranglement dans sa poitrine et une rougeur sur son visage
Il souhaita s’envoler vers un autre pays pour ne plus revenir. Il se rappela la phrase de l’un des jeunes : “Si tu veux réussir, il faut voyager. Tu ne peux rien faire à Paris … !”
Dans le fond de ce silence qui régna, , il prit le plaisir d’écouter attentivement le piaillement des oiseaux et le flottement de leurs ailes sur les toits des maisons en face de sa chambre. Il commença à se souvenir de ses récits : l’oiseau a une dignité que l’homme n’a point , car l’homme vit à l’ombre de traditions qu’il s’est lui même crées. Alors que les oiseaux vivent grâce à la super puissance qui fait tourner la terre autour du soleil. Il se rappela d’Elysa et se dit
– Les gens sont d’une même pate hummaine. Les uns de ne se différencient des autres qu’en apparence. Seul, débout, une grande fierté tacite l’envahit. C’est la vie
sent de la fatigue, se jeta dans son lit et ferma ses yeux, se remuant longuement dans son lit passant en revue les réflexions qu’il a entendues chez Youssouf, sa discussion avec la prostituée puis il orienta sa mémoire vers d’autres sujets divers, des souvenirs, des proverbes, des sagesses qu’il a récités dans son enfance. Il ne parvint pas à dormir
Il réfléchit à un déluge d’idées et gronda au fond de lui même; Si l’ étre humain imagine un instant être avec tous les hommes à bord d’un seul vaisseau, ils s’aimeront et s’assembleront devant l’unique Dieu. Il murmura d’un ton faible : la vertu se trouve dans chaque couche sociale , chaque ethnie, chaque race. Elle n’a pas de prix
Après s’être longuement débattu dans son lit, il s’enfonça dans une agréable allégresse car il s’est familiarisé à ces ténèbres, à ces idées anciennes. Il continua à écouter ce bruit caché auquel il s’est familiarisé, ce bruit qu’il lui est descendu du passé et qu’il ne sait s’il était sagesse, ou songes que lui fait concevoir l’espoir et fait aimer l’imagination .

-v-
Au cours d’un après -midi ,un samedi du mois de novembre, Adam se dirige à la maison de Youssouf répondant ainsi à sa deuxième invitation.
Il entendit des bruits au travers de la porte. Elysa ouvrit la porte. Au moment où il la salua, maintes réflexions envahissaient sa tête. Combien il a besoin de regarder profondément le beau visage d’Elysa. Il s’assit près de Youssouf. Soudain, il s’aperçut de ce qu’il l’entourait. Quel silence m’oblige à être présent. Il se sentit responsable de ce silence et devint timide. Mais Youssouf brisa ce silence en disant
– Je vous présente mon ami Adam. Il entendit Elysa dire à voix basse dans l’oreille de Youssouf :
– Que pouvons nous lui offrir ?. Les présents continuèrent à parler. Il regarda à côté pour voir quelques visages qui lui sont connus : Raymond, . ؛ Agniès,et Pierre et autres .
Il voulut prononcer un mot qui sillonnait son esprit, mais il y trouva des difficultés. Son ami lui dit rapidement
– La philosophie a besoin impératif de thèses courageuses. Nous avons un besoin cruel de gens qui s’expriment avec courage et liberté, de démocratie dans le dialogue et rationalité dans le traitement des problèmes.
Raymond l’interrompit en invoquant une expression de Pascal « si nous méditons dans notre corps absorbé dans l’espace infinitésimal, dans l’univers que j’ignore et qui m’ignore, je sens la panique et l’émoi de me voir ici et non là-bas, car rien ne justifie me prsénce ici et non là-bas , aujourd’hui et non un autre moment. Qui m’a mis dans ce domaine ? Par la volonté et l’orientation de qui m’a-t-on consacré ce temps et m’a-t-on réservé ce lieu ? Le silence permanent qui régit cet espace infini me génère un sentiment d’incertitude . Oh mon Dieu ! y a-t-il existence après le néant ou l’existence après l’existence ? » Elysa l’interrompit : Nous ne savons pas qu’il y a une infinité mais nous ignorons son pourquoi. N’y a-t-il pas vérité intrinsèque
– Nous voyons beaucoup de choses. Ce n’est jamais la vérité en soi. Nous savons l’existence du limité et de son pourquoi parce que comme lui nous sommes limités. Nous savons qu’il existe l’infini et nous ignorons son pourquoi. Nous ne connaissons pas l’existence de Dieu ni son pourquoi car il n’a pas d’extension de limites. Nous savons qu’il existe par la foi. Naturellement, Dieu n’a aucun rapport d’homogénéité avec nous !… Et continua son discours sur la sagesse, l’existence, la liberté. Adam se dit au fond de lui
– Si tu veux t’harmoniser avec cette vie, comme eux, il faut l’intégrer dans l’ambiance de Paris mêlée à l’amour, la gaité à la blague, à la tristesse, à la foi, à l’art, à la culture !… Et il continua
– Tu n’a pas raison de refuser l’invitation de Youssouf. Il est vrai que tu vas te trouver dans un milieu qui t’est étranger mais auquel tu ne tardera à t’y faire !… et il poursuivit
Il y a devant nous un barrage qu’il faut traverser dans toute rencontre avec les étrangers

Ses réflexions furent interrompues par la voix d’Elyza qui les conviait au modeste repas. Ils s’assirent à une table située à côté de la chambre et il prit sa place sur le côté d’un lit à côté près d’une petite armoire et respira longuement et doucement au moment où les invités étaient en train de manger que alors blagues et rires entrecoupaient leurs discussions. Il se dit au fond de lui
Qu’il est intéressant cet amusement entre nationalités et religions différentes. Ils causent avec simplicité et sans complexes, avec grande spontanéité en joignant le sérieux et la farce sans aucune réserve !…
Adam commença à jeter un regard masqué sur les filles mais seule Elysa captait son attention. Les autres étaient de beauté moyenne. La lumière pale de l’ampoule et les notes de la musique donnaient un climat de chaleur et d’amusement. Et ses réflexions continuèrent quel dédain quant l’homme se sent dépaysé au milieu d’une foule de gens !
– je ne devais pas venir seul ! je devais au moins venir en compagnie de Joseph. Parmi eux, je suit vraiment étranger
Avec quatre jeunes gens en compagnie de quatre jeunes filles, je sens un complexe d’infériorité, je me sens de trop parmi eux et il Continua :
– pourquoi avais-je accepter de venir … Pourquoi suis-je venu ? je devais m’excuser, je devais rester dans ma chambre ou rendre visite à Joseph, ou veiller au quartier latin à la recherche d’un ami … Les voilà tous échanger les sourires, échanger …
Adam remarqua qu’Elysa tendait sa main à Youssouf alors que Raymond et Agniès étaient en conversation à mi-voix entrecoupé de quelque rires

Soudain, Agniès s’execusa et se dirigea vers le piano pour jouer son extrait musical chargé de notes difficiles pour les convives +
Raymond adorait la musique, mais il ne trouva une melodie agréable à son oreille . Il remarqua aussi qu’aucun des invités n’y trouva de musicalité bien qu’il aient supplié Agniès de leur jouer n’importe quoi.
Raymond continua à regarder de ses yeux … se dessina sur son visage un sourire hermétique exprimant un certain malaise puis il envoya un regard à droite, puis un autre à gauche et tente de conserver sa bonne humeur
Les présents applaudirent à Agniès a la fin du morceau , elle sourit largement,et balbutia des mots des remerciment , puis prit courageusement ça place à la tête de la table pendant que Youssouf servait le repas aux invités
Quant à Elysa, elle se déplaçait autour de la table portant un plat de pommes de terre écrasées avec des morceaux de viande . Il y avait un grand silence qui régnait et qui s’interrompait brusquement par le grincement des couteaux et fourchettes et par le glouglou des bouteilles.
Adam réfléchit :
– Devrai- je m’attendre à la chose ou préparer des mots et des phrases qui pourraient susciter l’intérêt des invités, et qui feraient sentir que je ne suis pas étranger ! non je ne devais pas être présent. Oui, je dois quitter le lieu
Il à été trop angoissé par la fréquence de ses visites à Youssouf. Il se dit au fond de lui : l’homme doit toujours se comporter avec doigté, “Qui multiplie ses visites amenuise sa sympathie”
Il se leva lourdement, et comme une flèche se dirigea rapidement vers la porte en saluant les présents, descendit
l’escalier et sorti dans la rue, l’esprit évadé, cherchant consolation, quelqu’un de connu, un ami qui le console
Il regarda à droite une regarde et vit deux clochards assis, en pleine conversation. Il commença à se dire : combien ils sont heureux ces deux hommes. Sont-ils vraiment heureux ? Il entendit l’un deux bavarder en disant
– j’ai besoin de boire. Je n’ai besoin de l’affection de personne. Je suis une personne correcte vivant en pleine liberté, et je fais ce qui me plaît.
– Tous ces gens mènent cette vie creuse ce sont des malheureux qui ont été trompés par cette vie. son ami l’interrompit pour dire:
– tiens, bois. Vraiment mon ami, ils ont besoin d’affection ce sont des pauvres gens. L’homme le regarda et combien était grande la surprise de Adam lorsqu’il remarqua qu’il était un grand laiderou
Il lui sourit largement tout en s’éloignant de lui. Secrètement, il se dit “ton sourire à une vilaine personne prouve ta bienveillance plus que ton enchantement devant une belle personne”. Puis il continua son chemin sans commentaire. Tel sourire a fait naître en lui un une lueur de satisfaction
il sentit quelques gouttes d’eau tomber sur son front et à mesure de regarder le ciel, la pluie tomba rapidement avec force. Il s’abrita à l’un des arbustes pour se protéger de la pluie. La pluie augmenta son spleem et son angoisse. Il sentit la mélancolie le comprimer, puis il respira longuement en se rappelant qu’il a un abri et Soudain, l’autobus s’arrêta, et redevint serein. Arrivé à Montparnasse, il descendit et marcha lentement à pas tranquilles tout en pensant au discours du clochard et continua sa marche vers sa chambre sans accorder d’ importance à ce qu’il vit
Il s’étendit sur son lit tout habillé et commença a se rappeler ces images imbriquées qui ont parcouru son cerveau et se demanda en s’interrogeant :
– certains artistes n’ont ils pas vécu comme les vagabonds ?! Il commença à fouiller dans sa mémoire pour trouver avec quoi étayer ce qu’il a déduit. Il se rappela Homère … mais sa mémoire ne l’aida pas à se rappeler d’autres. Il se remua dans son lit jusqu’à ce que le sommeil lui vînt.

-V!-
Le deuxième jour, Adam se dirigea vers le jardin du Luxembourg. il marcha aux confins du parc et tenta de parler à l’une des filles qu’il a connue à l’institut des Langues en lui proposant d’aller ensemble au cinéma le lendemain. La demoiselle refusa la proposition en disant
– Non, je n’ai pas de temps. J’ai un rendez-vous important
Quant à lui, il lui signifia de venir le jour suivant en insistant sur son point de vue et lui dit
– Essaie de venir .. je te recevrai demain à dix-neuf heures devant la station du métro …
La jeune fille répondit à voix basse
Peut–être la semaine prochaine-
Il se révolta, devint nerveux, car le désir d’accompagner la jeune fille au cinéma a fit naître en lui un sentiment qui lui permettrait de tester quelque chose de nouveau . Il insista en criant:
tu dois venir ! Mais il sut qu’il avait commis une erreur et se tut après avoir senti que personne ne l’entendit. Elle quitta le lieu et disparut dans la masse
Soudain, le ciel de paris devint gris, les cimes des arbres remuèrent. Il rebroussa chemin, triste, revint à sa chambre en courant pour esquiver les gouttelettes de pluie. Il entra et ferma la porte
Adam sentit que son angoisse s’était effacée, remarqua que les pages qu’il a écrites s’étaient dispersées sur la table par le vent qu’a soufflé la fenêtre. Il frotta les mains à cause du froid excessif
Promptement, il se mit au bureau. Il confondit le sens du mot “cellule” et les différents points de vue s’y rapportant:
– la vie y est – elle conçu en elle même ou y est – elle affichée de l’extérieur ? il travailla avec sérieux et persévérance et effaça ce qu’il avait écrit ; il y introduisit des mots nouveaux, essaya de trouver une nouvelle signification. Mais les idées ne lui vinrent pas. Alors que ses tentatives d’ecrir s’allongaient , ses mots deviennet , plus ambigus et comportaient plus d’équivoque
Il vit des nuages dans le ciel, et le vent souffla . Il commença a sentir que ses efforts s’ effonderaient, et il etait au bout de ses forces et ne pouvait plus écrire, il cessa de rassembler ses idées dispersées
Il s’assit sur son lit contemplant la fenêtre …. Puis s’appuya son dos au mur et passa un moment de méditation à tel point qu’il ne put remarquer la tristesse, la pâleur du ciel et l’obscurité qui régnait
Il n’entendit plus que les pas attentifs des passants dans le couloir externe
Il s’interrogea : Pourquoi suis-je bouleversé à ce point à cause de ce qui s’est passé
Vingt et une heure sonnèrent. Adam resta blotti dans son lit, le silence restait maître du lieu et les idées défilèrent dans son esprit
Il pensa à l’étude qu’il a présentée à ses professeurs depuis une semaine. Les souvenirs se succédèrent
… Après s’être souvenu de l’étude, il se rappela des idées de son professeur, ses conseils et de sa rencontre avec Joseph qui lui a apporté assurance et consolation et il se dit
je ne nie pas que ma situation actuelle soit de loin meilleure que ma situation passée
Il commença ensuite, à se dire : solitaire , j’ai sillonné la ville de rue en rue, j’ai failli mourir de froid dans la région du Bagnole. Le hasard ma sauvé
Ce lieu était éloigné de quelques kilomètres de Paris. J’ai été surpris par la pitié manifestée par Daniel qui ma accueilli dans sa chambre. J’y étais à même le sol avec une couverture mince et j’ai dormi profondément
Cela fait des mois que je suis dans cette chambre et ce n’est pas un piétre lieu, pas du tout ! … Voulant se consoler : l’homme ne doit pas planifier pour des gros projets … que puis – je faire
Il ne ma été permis de réaliser ce dont j’ai longtemps rêvé et maintenant, je fais partie de ce monde et dans quelques mois viendra l’été, sur les balcons chanteront les oiseaux, dans les nuits poindra la lune.
Ah, je ne vois point la lune maintenant, le climat se refroidit et il est minuit passé, il est l’heure de dormir
Adam oublia la jeune fille et oublia l’horaire, il se regarda dans la glace et sut aussitôt qui est couché sur son dos sur son ancien lit
Il ferma les yeux et commença a se rappeler les jours révolus et sa rencontre avec Joseph, un silence règna dans la chambre … il remua ses orteils pour constater qu’il dormait sans avoir ôté ses bas. Avec sa main, il tata ses fesses pour voir s’il portait ou non son pantalon. Il ne put le savoir … et enfin et après s’être trouvé seul dans une impasse, il décida de se réveiller quelque soit l’effort qu’il dut déployer
Il ouvrit ses paupières – et vit dans le miroir quelqu’un aux cheveux désordonnés, au visage gras, aux yeux enflés portant une blouson de cuir et une chemise blanche et portant des bas, puis il fit sortir de sa poche sa montre argentée, et la mit sur la table . il s’aperçut qu’il était vingt deux heures … il se rejeta sur son lit et commença a se souvenir, a rassembler les bribes de ses souvenirs. Comment était -t- il endormi et qu’est ce qu’il avait fait au cours de sa journée passée
Il a passé sa journée dans la cité universitaire avec l’un des étudiants pour être accompagné par ce dernier au nord de Paris
Il se rappela aussi qu’il étaient partis à bord du métro. Ici les idées cauchemardesques commencèrent à défiler dans son cerveau, comment l’a-t-il conduit vers cette ruelle et l’a amené dans la rue des prostituées pour que se passe ce qui s’est passé.
Il se réveilla très rapidement a cause de la scène horrible et regarda à travers la fenêtre
Le terrain entre son logement et l’immeuble d’en face était désert. Il regarda autour de lui avec des paupières enfemées … et ne vit plus rien devant lui. Un moment passa et crut qu’il n’y eut plus rien aux environs et que tout a disparu.
Après une brève évasion, ses idées lui revinrent. Soudain, il entendit une voix qui appelle de l’extérieur. Il essuya son visage de sa main comme celui qui vient juste de se réveiller.
Il remua beaucoup dans son lit se rappelant ce qu’il a vu dans les bas lieux de distraction. Il n’arriva pas à dormir, s’étonna du destin qui l’a mené à ces lieux bâtards. Il réfléchit : sont objectif était-il de sauver l’une d’elle des affres de la prostitution et de la misère.
Tentait-elle de l’attirer vers elle comme il l’imaginait

Voulant la sauver par son agréable verve mais il comprit qu’il s’est precipité et qu’elle l’a mal. Mais il comprit rapidement sa précipitation était comprise d’une autre manière. Rapidement, elle provoqua sa colère par son silence,et sa reaction ,et qu’elle n’avait pas le temps de lui repondre comme un interlocuteur raisonnable
Sa visite était d’une grossièreté innocente surtout à ses yeux a lui, qui a grandi dans la pondération et l’idéalisme.
Au moment où il ferma les yeux, il commençait à se faire l’illusion d’un amour heureux, loin des attraits des prostituées imaginant l’épouse dont il rêve, le regardant en souriant avec innocence et fierté. Là, Adam fut prit par un sentiment étrange : il crut avoir un jour, dans la bibliothèque, rencontré la fille de ses rêves, qu’il s’est imaginée debout à ses cotés. Il sentit la joie s’emparer de son cœur. Après s’être longuement débattu dans ces songes, le sommeil eut raison de lui.

-V!!-

Dans un dimanche du moi d’octobre, Joseph se réveilla, tôt et se dirigea vers Adam pour habiter avec lui dans le quartier latin. Il devait quitter sa chambre ce jour-ci. L’un des étudiants se porta volontaire et l’accompagna dans son ancienne “Renault”. Tout d’un coup, le soleil sortit des nuages, de larges fils rayonnants et parfois cendrés.
Le vrombissement des voitures qui roulaient à vive allure circulait dans ses veines comme une musique tapageuse
Joseph commençait à osciller sur son siège comme une marionnette, tellement ému qu’il serra inconsciemment ses dents. Le moteur de la voiture ronronnait et s’arrêtait pour démarrer de nouveau … il ferma les yeux … Le chauffeur regarda devant lui indifférent à ce qui pourrait se passer, souhaitant arriver par coup de chance. Un cri aigu du chauffeur astreint Joseph à regarder la rue de nouveau. Le chauffeur se dirigea au trottoir … puis insulta le mécanicien qui lui avait réparé sa voiture hier
Il prit un petit sac, et commença à fouiller dans le moteur pour chercher la cause de la panne
Joseph sortit de la voiture et se pointa à ses cotés, la main dans la poche
Puis-je vous aider –
– non, ne t’inquiéte pas ? je me debrouille –
Puis le chauffeur hocha la tête démontrant sa capacité de dépanner la voiture. Ses mains tremblaient à cause du froid excessif et emotion
La voiture prit un virage et commença à parcourir le chemin et à ronronner, se secouant comme prostrée et velléitaire comme si elle n’a plus de goût à la vie
Tout en s’approchant de l’adresse, son bruit allait grandissant et il ne crut plus pouvoir arriver à son but.
Joseph garda son flegme, son cœur palpitant entre ses côtes à grande vitesse. Il se regarda dans le rétroviseur et lors qu’il ne se satisfit pas de lui, il décida de retirer son regard. il imagina que son image s’était modifiée et sentit ses dents frissonner à cause de son malheur et tomba victime d’une étranglante vague de tristesse et de désarroi
Il poursuivirent leur chemin vers l’avenue Montparnasse … traversèrent le jardin du « Luxembourg ». Très tôt, ils arrivèrent sur le lieu. Adam était encore endormi
Joseph franchit les escaliers rapidement .Il arrivait a peine au deuzieme etage , il se sentit au bout de ses forces et ne sentait ses meuelres.Il s’appiya sur la rampemet il entendit les pas rapides de quelqu’un qui descendait ,Il regarda du coin de l’oil et vit un jeune homme au cheveux et aux yeux luissants, la mine tendre . mais il ne prononca pas un seul mot. L: homme fixa Joseph d’un regard incomprehensible . Joseph essaya de rompre le silence , mais il’eut pas le courage , et se limita a un sourire force . Le geune homme hocha la tet pour saluer Joseph . Puis il continua a decendre les marches , laissant deriere lui un reflexe de pitie .Ce sentiment causa de la peine a Joseph . Puis il respirant confortablement , et se ersolu a grimper les marchees rapidement afin d’eviter de rncontrer les gens. La gardienne de l’immeuble le suivit de ses grands yeux et surveilla minutieusement ses agissements puis elle se retira tranquillement
Adam se leva et lui souhaita la bienvenue. Joseph s’introduisit avec une extrême politesse dans la chambre traînant deriere lui un lourd sac roulant
Adam recommença ses salamalecs et saisit l’une des deux théières en l’interrogeant
Que veux – tu, du thé ou du café –
– Les deux sont disponibles
– Oui, regarde et il s’accroupit à coté pour presser l’un des boutons d’un petit poste –radio que Joseph n’a pas remarqué auparavant à cause de sa petite taille .
Joseph répondit
un café seulement-
Adam regarda le sac
c’est tout ce que tu a comme bagage-
– Oui … les gens comme moi préfèrent vivre comme s’ils étaient toujours prêts à voyager. C’est mon habitude, conditions obligent comme tu sais et il continua .
– C’est un joli quartier, ce dans lequel tu habites. Dedans, l’homme oublie toutes les complications du monde extérieur. Maintenant, je peux comprendre ton long séjour dans ta chambre
Adam sourit
– je devais abandonner cette chambre depuis un moment. Mais j’ai toujours reporté cela souhaitant vivre ainsi, selon mon souhait, et c’est ce que j’ai fait. je ne sais, si cela est correct ou non
– ton comportement était juste,Joseph répondit
Adam continua :
– Depuis que nous nous sommes connus, les choses sont apparues beaucoup plus faciles, que ce qu’elles étaient, et il continua son discours avec beaucoup de serieux .
Si tu as besoin d’argent, j’ai en excédent, et il se dirigea vers sa petite armoire .
– C’est un bonheur pour moi de t’apporter une aide, car je connais réellement les conditions dans lesquelles tu te trouves
-Moi même, j’en ai affronté plusieurs dans ma vie .
Merci, pour tout ce que tu ma’ fait
Joseph mit le verre de café sur la table, et s’appuya sur le chevet du lit, et réfléchit:
– je sens pour la première fois comme si je étais revenu chez moi, après un long et exténuant voyage
-Joseph sois sûr que Dieu t’aidera-
– Ah ! si Dieu allait m’aider pourquoi ne l’a-t-il pas fait? Puis il se reprit et continua
– Je demande le pardon a dieu, je ne veux pas dire … j’ai trop exagéré, je demande pardon
– Rassure- toi … Il ne faut pas que ses idées noires te grèvent. Tout le monde est confronté à ces circonstances. Dieu teste notre patience … ne t’inquiète pas, ne pense pas trop à ces choses
– l’important c’est le courage durant les prochains jours. Plus tard, les choses s’arrangeront ,et je reste à tes cotés. et il afficha un sourire consolant
Joseph réfléchit : «c’est un don du ciel que d’être debout devant un personnage à l’image de Adam.» Il le regarda sans croire ses yeux car il parlait avec sérieux et sincérité
Alors que les choses allaient ainsi, en question et réponse, Joseph commença à regarder les lettres qu’il fit sortir de la poche de son manteau
elles parurent être des bouts de papier dont les extrémités sont jointes aux autres. Il commença à lire fugitivement quelques lignes et mots puis il dit
– il faut parfois évoquer les choses avec insouciance. L’oublie est la meilleur des choses. Le destin est incontournable
Adam le regarda
– Oui, pardonne moi si je pose les question avec naïveté .. pourquoi tu me caches les choses
Joseph lui répondit
– Peu importe, je ne veux pas te déranger plus
Ensuite , un silence étrange s’établit. Il était difficile de le consoler
Adam ne pouvait que de le rassurer
Quelques minutes après, joseph reprit pour évoquer des choses plus ambiguës, reflétant son bouleversement interne puis il commença à se faire des reproches tout en regardant la fenêtre. Il voulut se convaincre qu’il était à l’origine de tous ses problèmes
Adam l’interrompit
– laisse – nous boire du café. Il paraît que tu ne veux pas sortir de l’ornière des problèmes
Joseph leva la tête
c’est en mourant que l’homme a le se repos-
– Ne dit pas ça, Joseph ! Qui se satisfait de son sort mène une bonne vie et qui ne regrette pas ce qu’il a perdu repose son esprit.
Ensuite , Adam se dirigea au coin de la chambre pour apporter la cafetière en murmurant à basse voix:
– soulage-toi. Quand Le malheur arrive, c’en est un et quand la victime exhibe la crainte il double .
Joseph acquiesça de la tête silencieusement et sans commenter … et des qu’il mit le courrier de coté, Adam remarqua que quelque chose s’était produit concernant ces dites lettres. Joseph s’assit et reprit son discours mais il remarqua l’inutilité de parler avec Adam tout silencieux. Il prit une cigarette et se mit sur le lit s’efforçant de se montrer calme. Après un instant, Adam dit :
– Je tends à croire que les mois que tu as passés ici à Paris étaient durs pour toi ? et il poursuivit
– je ne sais pas, tu dois décider toi – même ce de que tu vas faire
– Je n’ai rien a faire maintenant que d’attendre, attendre l’inconnu. …
Avant, j’étais encore maître de la situation et je pouvais choisir entre une chose et une autre. Lorsque j’avais de l’argent, j’avais toujours une issue, rester ou partir. Maintenant je suis dans une impasse
Adam répondit
– Le monde est ainsi fait et les choses ne font pas comme nous le voulons, mais comme le veulent les circonstances.. Et il ne faut pas se plier au désespoir. Joseph hocha la tête exprimant son accord
Adam dit en réfléchissant
– derrière le courrier de Joseph , il y a une histoire … des histoires même sans nul doute. Je suis presque sûr de cela.même si j’ai tort, ce sera la première fois que je me trompe. En parlant ainsi avec douleur et désarroi de ses conditions,il capte l’attention ; conserver ces lettres dans la poche de son manteau prouve que j’ai raison: combien voudrais- je savoir leur contenue pour que je fasse le nécéssaire
un mois et demi passèrent sur leur cohabitation, les jours prennent un cours similaire. Ils sortirent ensemble de temps à autre.
Adam laissa à Joseph le libre choix d’agir dans sa vie privée. Adam ne revint à la chambre que dans la soirée.

V!!! —
Un jour, Adam regagna sa chambre trop tard dans la nuit pour trouver Joseph ronfler sur le lit sans avoir ôté ses habits et paraissant découragé et fatigué. Il réfléchit: oui Joseph ; bravo à celui qui échappe au danger … Ce qui attira, d’abord son attention était une lettre qui traînait sur le sol à coté du lit. Il la prit avec précaution. Il sentit une profonde amertume en lisant ces mots qu’il écarta de sa vue et réfléchit: c’est une lettre de la mère de Joseph et il poursuivit ses réflexions
Il ne m’est pas permis de la lire et continua sa lecture après avoir trouvé le désir de l’aider:
“Mon fils bien aimé Joseph , je te salue toi et ton ami Adam. Il y a long temps que nous n’avons plus de tes nouvelles. la dernière fois lors que tu nous avais écris, tu étais fraîchement arrivé à Paris, depuis une année. Après, nous n’avions reçu que des cartes de fête très brèves
Mon fils, j’ai senti ma solitude et je me suis souvenu de mon cher fils Joseph
J’ai une grande nostalgie pour toi, mon fils. Bien que je ne puisse que louer god pour tout ce qui m’arrive, je ne peux me libérer du sentiment de tristesse et de solitude. Même si par le passé je tournais en dérision la larme versé par ta sœur Marie , je n’arrive plus à résister à cette larme tombée involontairement sur ma lettre. Je reste convaincue que tout ira pour le mieux quand tu viendras nous voir et que notre foyer s’anime
Ta photo lorsque tu étais enfant jouant avec tes sœurs se trouve à cotés, et je suis toujours dans l’attente de l’événement heureux, lorsque tu viendra nous voir.Est ce que tu te rappelles lorsque tu te mettais debout dans la balançoire élevée dans l’espace? lorsque tu sentais l’agréable frisson du danger et que tu appelais maman, je vais tomber. Combien je voudrais m’envoler dans l’espace et venir jusqu’à toi! comme je préférais être malade et être à tes cotés. Sais-tu, mon fils, que je te vois chaque matin et chaque soir debout devant moi révisant tes leçons et parcourir les allées du jardin.
Combien je t’attend avec impatience et joie! … Ah … Combien j’ai souhaité que nous soyons ensemble à cet instant. Mais je me resigne a attendre ton arrivée. C’est ce que j’aime le plus. Je voudrais te demander mon fils : sens –tu de la fatigue? Puis je te donner ce dont je suis capable?.
Prononce mon nom quand tu affrontes une situation, je serai heureuse et tu me trouveras à tes cotés avec mon âme, suppliant Allah pour toi, toujours
A ton ami Adam je dis : Je salue ton grande coeur, je t’aime beaucoup mon fils bien que je n’aie entendu ton nom pour la première fois que lorsque Marie nous lisait la dernière carte. Sois pour mon fils un appui solide . Tu incarnes le frère, la mère, je serai fière lorsque tu te rappellera de mon fils. Saches, mon fils, qu’avec l’arrivée des malheurs apparaissent les vertus des hommes, qu’avec le long voyage apparaît la fraternité des proches, qu’avec l’éloignement on teste la vrai amitiée mbarras se dévoile la sagacité de l’homme, qu’avec les voyages, la morale se met à l’épreuve. Ne regrette pas les bienfaits que tu accomplis.
La vie ma fait connaître beaucoup d’amis et je te prie de prendre Joseph pour ami. La maladie a consumé mes forces. Je ne te cache rien, mes jours sont compté. Sois sûr que si l’on me donnait à choisir la mort sans souffrance et la mort avec souffrance à coté de mon fils Joseph , je choisirais la dernière . Sois pour lui tel une mère tendre, cher Adam. Aie le cœur serein, la conscience tranquile, et j’invoquerai Allah en ta faveur. Souviens-toi toujours de moi et qu’Allah te protège.
Adam plia la lettre et se souvint de L’image de sa mère comme si elle etait physiquement presente dans la chambre. Ses yeux ouverts, libérèrent quelques larmes
Adam regarda vers le lit et murmura en silence
mon ami,opiniâtre et determiné, je serai avec toi. Je veux que tu m’entendes. Il eut un sentiment de grandeur d’âme alors qu’il ôtait sa chemise ! je t’aime plus que toute autre personne que j’ai aimée, bien que je me trouve incapable d’aider comme je le veux.
Il regarda à travers la fenêtre tout ému, épris d’un sentiment de douleur. Adam se rappela de sa mère ! est ce que je t’ai manqué aussi longtemps? tu es pour moi le vrai bonheur.
Il prit avec précaution la couverture glissée et l’étendit pour couvrir son corps contre le froid. Tout devint silence autour lui. Il resta couché dans le lit fermant ses yeux puis il dormit.
le lendemain , Adam se réveilla avec un sourire tendre qui se dessinait sur son visage. Un sourire comme celui d’une mère. Il commença la conversation avec Joseph pour l’inciter à parler .
Joseph réfléchit: Quel don du ciel que je sois devant une personne aussi gentille, comme s’il y avait un nouvel événement heureux
Joseph
– ton timbre de voix est différent ce matin
Adam:
– tu ne vois pas le soleil qui brille? Adam lui répondit
le climat sera doux aujourd’hui –
c’est mieux, les nuages introduisent la tristesse dans l’âme
Il ne passa qu’une minute avant que Adam ne se lève et ne commence a préparer le petit déjeuner et demanda doucement à joseph :
– ne t’occupe pas de cela et va nous acheter du pain.
Joseph l’examina de haut en bas et s’en alla silencieux
Joseph sortit rapidement en réfléchissant : c’est un homme digne de respect.
Joseph revint à la chambre , mit le pain sur la table puis regarda vers Adam
tu parait absorbé par tes réflexions –
– Pas du tout, mais comment vas ta santé aujourd’hui ? est – ca va mieux
– Ah, bien je ne suis pas malade, j’ai un simple rhume
– Tu parais actif, en bonne forme , laisse nous sortir ensemble
– c’est une excellente proposition, mais je ne peux pas sortir avec toi ce matin, tu as quelques occupations
Peu importe, j’ai organisé mon programme hier. Viens, laisse nous sortir
Adam avança, lui passa une eau parfumée et dit en s’amusant
– Prend toujours du parfum car celui qui dégage une odeur exquise a moins de soucis
Le ciel était inhabituellement clair et les rayons du soleil s’infiltraient sur le trottoir. Joseph réfléchit: Combien tout paraît beau
– J’ai passé deux jours entiers dans la chambre. Malgré cette situation, Adam demeura tout serein et optimiste et réfléchit au discours de Adam:
– Joseph , la vie est courte, pleine de dangers et de tristesse comme elle est pleine de bonheur et de joie. Nous devons nous serrer les coudes pour y faire face
– Ils continuent leur chemin au boulevard Saint Michel, entrèrent dans le parc de Luxembourg. Toutes les banc autour du lac étaient occupéesJoseph commença à contempler le parterre de fleurs ordonnées au moment où l’eau jaillissa limpide. Adam regarda et dit
– tu dois me considérer comme un frère car je ne peux pas vivre seul
Joseph fixa son regard sur lui ,et son visage paraissait empli d’émotion puis Adam continua
– Je t’aiderais de toutes mes forces
Joseph ne put comprendre ce qui s’était passé et il ne pensait pas qu’il pût y avoir une personne de ce genre, un compagnon aussi fidèle
Joseph se leva, sa tête pleine de réflexions et commença à rire tout content, regardant son ami comme s’il cherchait un soutien à ses propos ,puis il continua à voix basse :En tout cas … je te remercie Adam.
Après un moment, ils se lèverent, marchèrent autour du lac puis rebroussèrent chemin
Joseph dit
– c’est le seul lieu où j’aime rester aussi longtemps que possible , j’aime les fleurs a la folie. Pour moi, les fleurs sont synonymes d’espoir, d’amour et de tendresse. Elles signifient pour moi la vie de la tendre enfance
Adam le contempla en se rappelant les propos de sa mère dans la lettre puis il dit rapidement
– Qu’il est beau le climat aujourd’hui ! puis il met sa main sur son épaule et poursuivent leur marche vers le restaurant de la cité universitaire ensuite ils retournèrent vers la chambre comme s’ils avaient rendez-vous avec un nouvel évenement
Adam rentra dans la chambre mais Joseph resta cloué à sa place au seuil de la porte. Sur son visage se lisèrent les signes de déconcentration, tenant une lettre de sa main.
Rentre, Joseph mets-toi à l’aise. Veux tu un café
il hocha la tête
c’est une lettre de mon frère-
– c’est mieux de la lire pour toi-même. Lis la lettre tranquillement et le café sera prêt
– c’était la première lettre de son frère Pierre par laquelle il informait que la chance lui avait enfin sourit dans la region au golf et qu’il lui enverra une demande afin de lui trouver un job
La lettre était sommaire. Il l’a plia et la passa à Adam comme si l’affaire le concernait. il lui demande
Que faire-
– Bois, d’abord ton café, essaie de rester calme et certes, nous trouverons ensemble une solution adéquate
Il prit le verre alors que ses mains commençaient à trembler, affichant à la fois un sentiment de joie et de la tristesse et il continua
Que pourrai je faire –
– Adam lui répondit
Que veux tu faire
Joseph ajouta
– je ne sais pas, je suis toujours sous le choc puis il continua à parler : ça va mon ami, ça va laisse moi acheter un sac maintenant et quitter Paris, cette endurance, cette vie!. La beatitude c’est d’avoir le repos de l’esprit
– ne te hâte pas, il faut que tu réfléchisses et il continua
– Est-ce qu’il t’enverras un billet d’avion ?
– Il a reglé l’affaire et va envoyer le billet par fax suite à mon accord
Il se tut et le regarda d’un air triste, comme s’il a oublié tout ce qu’il entourait
– Je suis confiant que la chance commence à te sourire. Si tu voyages, j’espère que tu reviendras nous voir l’été prochain, et que tu m’écriras pour que je me tranguilise à ton sujet rassure sur toi. quand tu retourneras nous voir tu sera chez ton frère
Joseph le remercia et sortit à la hâte pour revenir une heure plus tard
– Je vais voyager demain, Adam
– Si le voyage est la dernière issue, je te souhaite plein succès, et si tu veux rester, sois rassuré car je resterais à tes cotés.
Le lendement , Joseph retourna dans l’après-midi après avoir accompli les formalités de son voyage.
le moment de mon départ est venu, Adam-
Oui Joseph –
– seul
-Non, mais je vais t’accompagner moi-même à l’a éroport
– Combien de temps te reste t-il ?
Le décollage aura lieu à vingt-deux heures –
Il rentra dans la chambre et rangea sa valise , puis il se dirigea au téléphone pour saluer quelques amis et les informer de son voyage inattendu.
Adam dit
– C’est etrange , mon ami, car la chambre sera déserte sans toi! Adam se leva, se dirigea vers la fenêtre et commença à surveiller la rue qui paraissait animée par la pluie qui tombait.
Il était vingt heures lorsqu’il entendit le Klaxon de la voiture.
c’était Youssouf venu nous accompagner à l’aéroport.
Joseph s’assit sur le lit et commença à fixer son regard sur le mur ,puis il se leva, et se dirigea ver le lavabo pour se coiffer la tête. Adam lui sourit et il lui répliqua par un sourire triste, un sourire qui disparut rapidement. Les yeux mélancoliques se dirigèrent vers la fenêtre.
Adam garde ton sang froid –
Joseph se leva au milieu de la pièce, contemplant silencieusement les choses ,comme s’il les voyait pour la première fois. Il fut perturbé lorsqu’il remarqua qu’il était à coté de lui.
Sortons
Devant l’immeuble, Youssouf et Elysa qui portait son manteau gris attendaient
– Pardon, Youssouf nous devons nous dépêcher pour arriver car le temps nous fait défaut
Il reste encore deux heures avant le décollage de l’avion et Youssouf continua
Tu veux te débarrasser de nous –
– Non, mes amis et je ne vous oublierai jamais et il continua en disant
-Merci Youssouf, merci pour tout ce que tu as fait pour moi, Elysa et toi – meme. Je me souviendrai toujours des moments que j’ai passés parmi vous et la bonne cuisine d’ Elysa. Prend soin d’elle Youssouf. Et toi Adam, je ne t’oublierai jamais toute ma vie et ses yeux s’emplirent de larmes
Ce fut un triste adieu à l’aéroport
– Au revoir, Joseph. Et Adam dit en plaisantant-
– si notre situation matérielle se dégrade, nous passerons tous te voir , et les larmes commencèrent à se déverser de ses yeux, au moment où une foule de gens s’était rassemblée pour saluer en faisant une signe de leurs mains
Et joseph de s’exelamer :
– au revoir
Adam se tint debout sur le trottoir regardant derrière lui, pleurant à voix basse. C’était exactement la même réalité qu’il avait vécue lors de sa première rencontre fortuite avec Joseph sur le trottoir dans le quartier latin. Il y a une chose triste dans tout cela. Je devais coûte que coûte essayer afin qu’il ne me quitte pas aussi rapidement. Je devais le persuader pour qu’il reste avec moi.
Après avoir passé un moment de repos dans le cafétéria de l’aéroport, on aperçut un avion décoller, traversant le ciel avec ses hublots lumineux et qui disparut dans l’horizon lointain.
L’obscurité enveloppait la ville et les gouttes de pluie tombaient sans trêve
Youssouf dit:
– Voilà que je suis venu au moment opportun. Adam, est-ce que tu as un autre rendez-vous pour passer la soirée
Adam hésita un peu avant de répondre puis Youssouf continua:
– nous pouvons nous rendre aujourd’hui à notre appartement . Ne t’inquiètes pas et essaie ce soir de ne pas trop réfléchir, puis il s’appuya sur son épaule en plaisantant pour soulager l’amertume de la séparation.
Adam réfléchit :
– Quelle bonne idée ! car là-bas, la personne peut cesser d’y penser
Adam s’assit dans la maison de Youssouf, tranquil, écoutant la musique qui s’emanait comme la pluie pour effacer de sa mémoire les idées mélancoliques. Il sentit que le temps s’arrêtait
Il quitta la maison de Youssouf en prenant congé de lui et décida de partir a pieds : il avait besoin de prendre un peu d’oxygène. Il marcha dans la rue Saint Germain des prés traversant la place de l’Odéon, puis le quartier latin et il monta doucement vers sa chambre
Dans la matinée du lendement , Adam s’assit à table comme à l’accoutumée , puis se livra à ses médiations : pourquoi ne pas être satisfait de mon sort? Ma situation n’est pas mauvaise. Il est mieux de ne pas penser à ces choses surtout quand la personne est seule. Mais les idées viennent malgré moi. Les images ternes du passé le hantant, lui rappelant les propos de sa mère : L’espoir est un compagnon consolateur. Si tu n’y accèdes pas, au mins il te distrait.
Il sortit un papièr à lettre du tiroir et commença à mentionner quelques souvenirs d’enfance, puis renonça à sa décision et s’allongea sur le lit , mettant ses deux mains sous sa tête, ferma ses yeux et commença à rassembler dans sa mémoire quelques faits vécus avec joseph , puis s’achemina vers quelques souvenirs d’enfance retraçant dans son esprit le film de sa vie ancienne comme s’il parlait à un ami intime
Il s’allongea dans son lit absorbé dans ses méditations et sentit un étranglement brusque lorsqu’il se rappela du départ de Joseph . peu après, il se donna à son sommeil.

Adam sort un jour de sa chambre, la main dans la poche et s’en alla à grands pas sur le trottoir de l’avenue Saint Germain Des près, l’une des avenues qu’il empruntait en direction de la bibliothèque orientale située sur la rive gauche de la Seine.
Alors qu’il marchait à grande allure, il entendit une note musicale discrète qui devenait plus sonore tout en s’y approchant , les sons étaient sereins, doux et attirants pour le passant, Il respira profondément. Trois musiciens appuyaient leurs dos à la rive du fleuve. l’un d’eux était assis sur un banc et jouait à la guitare
il y avait parmi eux un jeune homme à la barbe rousse et qui chantait d’un voix musicale qui attirait l’attention et qui exprimait une joie mêlée à la tristesse et à la mélancolie. Sans comprendre le sens des mots : Adam réfléchit
Tu n’est pas tout seul , tu n’est pas mieux que ces jeunes gens qui ont dessiné sur la vallée du fleuve un tableau artistique , sur le bord duquel on a déposé le chapeau de l’un d’eux dans lequel se trouvent des francs dispersés
Il chercha dans sa poche une pièce d’argent qu’il ne trouvait pas
Il continua à chercher en vain , et il vit qu’il n’était pas nécessaire de continuer à chercher sous le yeux des musiciens. Il leur échanga un sourire de sympathie et d’excuse à la fois
il y avait parmi les musiciens ,une fille portant un manteau de couleur marron, elle avait un aspect serein, sure d’elle même et n’accordait pas grande importance aux sourires exprimés par l’émerveillement des passants .
Adam réfléchit
je pense que cette femme paraît heureuse ,et insite l’individu à oublier sa solitude ..
Qui sait ? la vie a ses secrtes , ne pense pas à elle . car elle ne fait que passer .
Elle m’a lancé un sourire parmi les passants. Elle voulait me consoler, qui sait ? peut-être qu’elle a de l’intuition ou qu’elle admire ma stature et mes regards. Il se rappela de la parole de Raymond
les beau visage suscite l’instinct alors que la belle voie appelle l’âme à tressaillir
. Il afficha un sourire passager et brusquement, il sentit le poids de la solitude. Au moment où il s’éloignait des musiciens, il repassait dans sa mémoire des scènes, des souvenirs et des méditations désordonnées. Il se dit en secret : quand tous les plaisirs disparaissent, la musique reste, et il continua ses réflexions : Quelle étrange vie ! des gens sculptent et travaillent le long de la journée, des gens jouent des chansons et jouissent d’un bonheur sans égal. Oui … ils surmontent la dureté de la vie en jouant de la musique, et poussent les gens au sourire
Il regagna son foyer en direction du college de France où aucun compagnon me l’attendalt .n’a plus de compagnon ni de convive. Il continua sa marche en pensant au groupe musical essayant de chasser les idées noires
Il se rappela de la jeune chanteuse qui a ébranlé quelques ses sentiments
Pauvre femme ! Elle a peut- être voulu être heureuse , Elle exerce exerce un travail qui n’a d’objectif que de provoquer le désir ou d’arracher la sympathie des autres sans quelle cherche un intérêt à travers cette musique. Elle paraissait heureuse. Ainsi, les scènes hantaient son esprit mélancolique.
Là-bas sur la rive du fleuve, il fut hanté par des images melées à la fois de joie, de tristesse; il n’arrivait plus à distinguer les unes des autres
Arrivé au seuil de son foyer il paraissait plus tranquille. Il était au rendez-vous avec un ami. Il ne craignait ni la solitude ni le silence de sa chambre où l’on évoquait le souvenir de la musicienne automatiquement sans bruit ni tonalité
Il entra dans sa chambre et sentit de la sécurité et de la tranquillité comme par enchentement . Il vit ses ancienne feuilles de papier dispersées sur la table. Dans le coin de la chambre, ses yeux se fixèrent sur la carte de son ami appelé Pierre qu’il croisa inopinément dans la cité universitaire. Il réfléchit ensuite : son mariage avec Leïla était, en fait, une tragédie. il s’était marié avec une personne qui était jalouse de son travail., Elle cherchait certes à le détruire. Mais Pierre l’aimait et son amour était aveugle .
Il réfléchit afin de trouver une solution à son problème et continua dans ses idées: son point faible résidait dans le fait qu’il avait d’étranges comportements et quand il epousait une personne égoïste comme lui, il devenait plus malhereux
Il commença à parler à lui-même: J’ai franchement parlé à Pierre indirectement parce que je pensais que sa connaissance de la réalité le ferait réfléchir à une solution. Peut- être trouverait -il une lueur d’espoir dans sa vie conjugale. Je lui ai dit: tu dois vaincre la douleur avec sincérité. J’ai essayé de l’amener à se redresser sur ses deux pieds. Mais en vain . Il a refusé ce que je lui ai dit et s’est énervé. Rien d’autre n’a abouti.
Brusquement, quelqu’un frappe à la porte , coupa ses idées. Il ouvrit et dit :
J’étais sûr que tu serait au rendez-vous et il le reçut.
Pierre l’interrompit :
Allons-y sortons.
Adam lui répondit
Qu’est ce que tu as ce matin ? Pierre tourna ses yeux dans une autre direction et continua
Allons vers un lieu tranquille.
Adam comprit que l’affaire est plus compliqué que la simple sortie dans une promenade. Ils descendirent l’escalier à petits pas craintifs.
Ils marchèrent sur le trottoir, sautant d’un sujet à autre , sans que Adam osât aborder avec son compagnon le sujet qui l’agaçait. Les rues étaient tristes, le ciel était sombre changeant infatigablement de couleur. Ils rentrèrent dans le jardin des Plante”
La nature paraissait claire, humide entrecoupée par quelques gouttes de pluie. le soleil envoyait l’ombres, des arbres sur l’herbe verte
Soudain, Pierre s’approcha de la cage des oiseaux, avec son visage qui exprimait la tristesse. Il mit le pied sur le bord de la cage en fer et commença sans bouger à balbutier des mots mal articulés.
Adam réfléchit: Qu’attends-tu de quelqu’un qui m’a demandé à maintes reprises de surveiller, seul, un oiseau dans la cage parmi tous les oiseaux, sur une bande de métal en disant
Que tu observe avec moi l’oiseau, qui chante et remue sa tête. Ne constates-tu pas que les bruits des oiseaux sont pareils dans tous l’univers malgré la différance de leurs formes et la disparité de leurs terroirs
Adam pensa à la soirée d’hier: les présents, les conversations. Il regarda les oiseaux multiformes qui chantaient gaieté, amour et vie. Puis il lui demanda avec gentillesse
Je vais me promener dans le jardin. Vas-tu m’accompagner
Pierre ne répondit pas et il s’en excusa. Il marcha entre les allées du jardin d’à coté inhalant l’air et réfléchissant à sa discussion avec Pierre
Son franc-parler à éveillé ses préoccupations et il se figura son personnage à la place de l’épouse, torturée de Pierre qui le grondit et lui fit reproches. La discussion avec Pierre lui redonna une certaine confiance de soi-même, rarriva en lui un sentiment de sérénité et il réfléchit : Il pouvaient se comprendre d’une certaine manière
Adam passa un long temps pensif, ses idées disloquées, Puis il réfléchit au fond de lui : Que peut donner Pierre avec l’insouciance et la colère? et il continua : l’insouciance et la colère ne changent rien dans la réalité amère. le fait qu’il ne garde pas son sang froid ne changera rien non plus, car son épouse est opiniâtre. Elle n’a jamais à le gronder et à lui faire des reproches chaque fois blessait vanité et son orgueil. L’affaire paraît être plus compliquée que ce qu’on pensait.
Il partit promenant son regard dans les coins du jardin et commença à murmurer secrètement comme s’il parlait à Pierre : pourquoi endures-tu le voyage venant de ton pays vers cet exil pénible tant que tu ne peux résoudre tes problèmes
Il continua sa marche mais il resta attristé disant à soi-même : C’est une aventure folle … dans laquelle chacune des deux parties doit inexorablement perdre et il se dit au fond de lui : elle a raison car Pierre s’est adonné complètement aux études le long de la journée laissant sa femme vivre dans la solitude et l’isolement puis il se reprit en réfléchissant :si sa femme s’était montrée intéressée à lui et avait agi avec lucidité, ils n’auraient pas été ainsi éloignés, opposés dans leur réflexions mais ils auraient échappé à la situation de tension.
Adam passa longtemps à penser à Pierre et sa femme qu’il a été préoccupé et commença à établir des comparaisons entre leur agissements et se dit : son épouse ne manque pas de pondération et d’expérience; elle est cultivée et intelligente. Puis il se ressaisit : elle appartient à une couche aristocratique et riche alors que Pierre appartient à une couche modeste. Ils ont passé plusieurs mois en vie commune et contrastée, pleine de tension ; ce qui a élargi davantage le fossé entre eux. Il était mieux pour eux de ne pas être en rapport …!
Adam passa un temps à réfléchir au cours de sa promenade dans le jardin, dans le lieu où il a longtemps rêver s’y installer.
Il se dit au fond de lui: Je rendrai la vie à ces deux pauvres époux.
Cette réflexion lui inspira un sentiment de joie et de fierté et son visage afficha satisfaction. Mais il était persuadé dans son force intérieur que leur vie manquait une certaine chose essentielle qu’il avait parfois pensé être leurs agissements parfois l’amour parfois les conditions.
Combien il a espéré pouvoir les réconcilier de nouveau. Il se sentira satisfait lors qu’il rendra la maison déserte et inhabitable en maison qui jouit de quelques stabilité.
Adam revint pour trouver Pierre immobile. Il ne put comprendre sa position intacte devant la cage, murmurant sans cesse et Adam ne sachant quoi dire il l’interrogea : je te vois dans le même lieu ? pardon
Je ne veux blesser ta sensibilité!
Pierre répondit
les conditions sont plus fortes que moi et je ne trouve de solution pour mon problème-ci que la solitude et l’isolement.
Adam lui répondit
moi, je veux t’aider …, ne t’inquiètes pas et il continua: par la fidélité, on perpétue le contact et par la satisfaction la vie devient bonne.
Pierre lui répondit d’une voie étranglée par les remords et l’étouffement : il paraît que l’essence de la morale se dégrade par la vie d’ensemble et il continua : merci, Adam … il paraît qui je n’ai de penchant pour aucune femme … Il est mieux que je retourne tout de suite à ma chambre
Commence par lui parler, occupes-la pas par les éloges. La sympathie éteint le feu de l’hostilité et sache que beaucoup de reproche est la cause de la rupture. As-tu su ce que je t’ai dit
Oui, mais cela ne change rien du problème.
Sa voie était triste. Adam avança et le prit amicalement en accolade, tapa sur ses épaules et essaya de le consoler.
Il ne trouva à lui dire que cette expression
– Soi intelligent , rassures- toi, tu seras content : et je serai à tes cotés. … Donne moi ton engagement de déployer tout ton effort pour le bien de la cohabitation et prochainement en faveur de moi aussi puis il ajouta en s’éloignant de lui : qui te montre son hostilité, t’exhibe les points forts de sa dignité, ta femme a besoin de toi. Si elle ne te procures pas bonheur, il faut te créer des bonheurs …, évoques ces bontés. Il est rare qu’il y ait une épouse sans bontés. Il dit ceci en souriant et s’en va en saluant.
Pierre hocha la tête en signe d’acquiescement .
Avant qu’il ne quitte le lieu, il vit son visage triste et lit dans ses yeux une souffrance amère et lorsqu’ Pierre s’éloignait, il se disait secrètement
– Je ne peux lui apporter plus de soutien et d’amitié , que j’ai fait , et il continua en regardant les roses : le goût raffiné ne s’impose pas par l’entetement , mais par harmonisation des choses et trouver une correspondance entre ses quantités et ses avantages. Il leva la tête :
Les arbres fleurissent en printemps, et murissent en été, et n’attendent pas les éloges pour diffuser leurs feuilles en automne et se défleurir en hiver, et ne craignent pas le blâme!C’est une expression qu’il a puisée dans ses poémes .
Adam poursuit à pas boiteux sa marche dans une allée latérale entre les fleurs pourprées, éparpillées sur les deux bords et il réfléchit :combien il est excellent de vivre ici, loin des problèmes et du tapage du monde. C’est une véritable oasis qui constitue un refuge pour l’homme.
Il est difficile pour l’homme de s’en détacher,c’est un paradis terrestre
Il continua sa marche doucement dans un passage sur les bords duquel des types de fleurs étaient rangées, preuve que la bienveillance continue. Sur les cotés des allées se succédaient des rangées d’arbres aux branches tombantes qui constituaient un refuge aux visiteurs de la ville qui y venaient pour oublier la vie accablante et la ville tapageuse. Ils donnaient libre cours a leur amours emprisonnés, errants dans ses coins sous les gouttes de pluie, portant des habits qui protégeaient contre le froid, indifférents à ce qui se passe ailleurs dans le monde extérieur , marchant inconsciemment comme s’ils étaient en quête d’une sécurisation, lassés de la trouver ailleurs, souhaitant se ravir de la douceur de l’existence et de la fraîcheur de la sérénité.
Adam réfléchit
qu’il est beau ! ce climat régi par une tranquillité profonde et qui n’est perturbé que par les chants des oiseaux
Adam se mit debout surveillant les attroupements d’oiseaux devant une vieille femme accablée par les ans portant un habit noir, semant les graines autour d’elle, le visage empreint du sceau de la vieillesse, sans qu’aucune marque de lassitude ou de fatigue ne soit apparente dans ses mouvements, tendant sa main maigre et débile vers le sac de graines, n’accordant que peu d’importance aux personnes environnantes. Un sourire sur ses lèvres.
Adam s’appuya sur un poteau électrique, émerveillé par la volonté de la vieille femme, et son habileté à prendre en charge tous les oiseaux autour d’elle, comme s’ils étaient harmonieusement domptés , sursautant de joie et de crainte paraissant plus humanitaires dans leur concordance et leur pureté.
Il parla à lui-même : elle trésaille de bonheur et de paix tout comme Pierre était heureux en surveillant les oiseaux en les regardant et il continua sa réflexion : l’homme intelligent ne doit pas devenir triste pour des choses révolues et il se rappela la phrase de sa mère : l’amour prolonge la vie et le bonheur ne peut être assuré tant que la lueur du bonheur ne scintille sur ton visage. Qui se satisfait de sa destinée trouve la vie excellente. L’espoir est un compagnon consolateur, s’il ne t’atteint pas il te distrait , et il s’en alla disant en secret : combien de fois me suis – je assis dans cet endroit tranquille les soirs, réjouir mon regard. Je m’imaginais souvent comme un plant de ces roses et j’imaginais mes racines pénétrer au fond, dans la terre !… Ces réflexions délivrèrent son esprit.
Le bruit des pieds allant et venant se succéda. Enfin, il s’approcha jusqu’à ce qu’il atteignît la porte en fer du jardin songeant à son ami Pierre , le comparant à la vieille dame. Il se persuada enfin que ce lieu leur inspirait du repos, de la sérénité et la quiétude interne.
Adam se leva devant le jardin et passa un bref moment à écouter le tapage provenant de la rue puis il réfléchit : ce bonheur que nous cherchons inlassablement émane des profondeurs du cœur.
Pourquoi la nature nous dispense –t-elle ainsi , la sécurité sous ses plus heureux aspects ? il répondit à lui – même : il paraît qu’elle est un refuge favorable pour que l’individu s’évade de lui-même, de sa réalité et de cette époque qui ignore ce qu’est la satisfaction et la quiétude.
Adam sentit au fond de lui le besoin d’agir et il crut ne rien pouvoir faire. Il poursuivit : je veux voyager vers un lieu tranquille pour vivre entre ceux qui vivent sur leurs moyens et en autorcie. J’ai connu certains parmi eux durant mon enfance. Mais je n’en n’ai vu personne dans ce monde nouveau. Il réfléchit un moment et répondit à lui-même : ne dis pas ceci, tu es encore au mi-chemin et tu n’as pas encore atteint ton objectif.
Adam sut qu’il a besoin de ressusciter tout les beaux souvenirs qui traversaient sa mémoire. Le besoin qui l’avait longtemps hanté, se reveilla tout en se promenant dans le jardin.
Il dit au fond de lui : choisis entre rester ou voyager.
Il répond à lui même : rester ici, il me faut rester ici.
combien il espéra et tenta de se convaincre que sa situation va changer. Au fond de son entité s’entre heurtent des vagues de la première fougue et celles de sa vie troublée pleine de péripéties étranges.
Il poursuivit son chemin sur le trottoir et continua sa réflexion : personne ne peut espérer à une vie meilleure que celle que nous vivons.
Tu vis dans le paradis dont tu as toujours rêve de vivre toi-même.
Il se rappela les propos que Joseph lui a formulés un jour
– est-ce que tu t’es demandé une fois sur ce qui se trouve là-bas? est-ce que tu t’es demandé sur ce qui t’attend dans l’autre monde quand tu quitteras celui-ci ? Il dit en secret
Que pourrai-je dire quand je reviendrai demain à ce monde qui m’est devenu étranger. Mais, quelle utilité dans toute cette réflexion ? C’est des réflexions obscures qui portent en soi un rêve pour une vie meilleur. Mais la vie sera-t-elle meilleur
Adam se leva devant la façade de l’une des boutiques. Ses regards se rencontrèrent à travers les vitrines. Il parla à lui-même
Je ne sais pas la réalité de ce que j’ai effectué puis il se dirigea vers sa propre personne par un regard examinateur : ne te préoccupes pas des idées profondes. Il continua sa marche vers sa chambre hanté par les propos de sa mère
mon fils, les choses de la vie sont beaucoup plus faciles que ce que l’on pense. Ne les complique pas par ta volonté. Essaie d’être heureux dans tes pensées et ton comportement ….pour moi seulement mon fils, crois moi qui suis plus expérimentée que toi dans cette vie. Assurément, tu seras d’accord avec moi lorsque tu seras à toi. Il rêvassait au moment où l’obscurité baissait ses rideaux. Il continua sa route jusqu’à ce qu’il atteignît sa chambre en répétant au fond de lui
qu’il est bon de s’installer ici, seul, loin du tapage et des complications de la vie.

-V!!!!-
Dans une matinée d’un dimanche du mois de juillet, Adam sortit tranquille et attentif, marcha sur le bord du Seine
La route était complètement déserte à cette heure. Il se rappela le groupe musical lorsqu’il s’était approché du pond. Il se figura la musicienne fixant son regard dans le fond de ses yeux. Sa voix se dissipa lorsque le bruit du vent arrivait a ses oreilles ; ce vent qui cajolait les branches par des caresses transparentes et fines.
Adam paraissait absorbé dans ses réflexions et se dirigea au musée du Louvre où les rayons brillants du soleil donnaient à la cour externe plus de vitalité.
Il marcha dans le corridor latéral s’interrogeant : Pourquoi les gens affluent vers cet endroit pour voir l’art. Est-ce par curiosité? ou parce qu’ils ne savent là où il vont
Le lieu donnait l’impression d’une symphonie humaine jouant le combat silencieux de l’humanité. La vie commença à s’animer dans les images immobiles pour résumer à l’homme ce que l’humanité à réalisé à travers des milliers d’années d’art et de créativité mémorable et il continua à s’interroger : Pourquoi ce grand nombre de gens se parlent à mi-voix et avec allusions abstraites voulant dire que quelques images sont belles et distrayantes.
Il vit un homme sur lequel se lisait les signes de satisfaction et qui se déplaçait d’un tableau à l’autre avec doigté et tranquillité. Il s’approcha parfois pour bien contrôler comme s’il cherchait une chose qu’il avait trouvée ; ce qui le rendait allègre et heureux. Il vit un autre qui contemplait un tableau dont l’histoire l’intéressait et le séduisait par son charme. Adam réfléchit.
Une génération passe et une autre arrive, un travail artistique reste tel quel revêtant un nombre de significations et « inappréhensive » et il sit secrètement :
Il est hors de question qu’une vision examinatrice et quelle que soit puisse l’assimiler complètement, les opinions du public exprimant admiration et respect n’ajoutent pas à ces tableaux des nouvelles significations et il se rappela une phrase de son professeur:
«le sujet esthétique ne réalise pas, entre les individus, un contacte passager ou une participation superficielle mais il crée parmi un certain (nous) ce qui le trouve jusqu’au niveau du groupe et les oblige à oublier leurs écarts individuelles.
L’art acquière un tempérament humain qui le déplace du milieu d’un public limité vers le milieu de l’humanité entière)
. Il commença à se déplacer d’un tableau à l’autre épris de joie agréable qu’il n’a jamais dégusté. Il se familiarisa par les chuchotement des personnes et par le crépitement imperceptible provenant du bruit de leurs femmes. Ainsi il s’imagina du bruit provenant des murs. Il crut que les tableaux parlaient. les palpitations de son cœur devenaient plus rapides craignant l’inconnu fier de la position humaine qui lui a paru sous ses plus beaux aspects.
Il crut vivre en rêverie être en face d’un spectre du passé lointain.
Du travers des tableaux, il aperçut une femme dont l’aspect lui a inspirait une image qui lui était familière. Il s’arrêta de marcher et la contempla alors qu’elle se déplaçait avec élégance et vivacité à chaque pas franchi comme si elle tirait sa force de la force du temps.
i l la crut spectre parmi ceux du passé révolu ou comme si elle sortait de l’un des tableaux dispersés sur les murs.

Adam garda son flegme et précipita le pas au moment où son cœur palpitait davantage. Mais la femme ne le regardait que lorsqu’il s’approcha d’elle. Chacun des deux fixait son regard sur l’autre durant un moment sans parler.
Elle lui souriait et jetait des regards agréables, ses yeux s’étincelèrent et faisant semblant de dire : « si tu veux me trouver. Tu as a me regarder dans les “interlignes” des tableaux repartis sur les murs des salles du musée. Puis elle passa les pas dans un corridor interne sans dire mot et disparut dans la foule.
Adam sentit que son cœur allait s’arrêter de battre. Il frotta ses yeux a cause de l’horreur de la scène et commença à la chercher vainement en allant et venant. L’espoir lui sourit un instant de pouvoir la retrouver puis il commença a regarder les personnages des tableaux.
Il s’assit au bord des escaliers tenant sa tête entre ses deux mains. Le bruit de l’étrange dame ne cessa de résonner dans ses veines, le souvenir de la femme, de son physique élégant lui revint laissant son âme jouir de la douceur, du souvenir et de la joie de la rencontre. Elle crut son âme lui échapper et voyager avec la dame. Elle eut quelque angoisse et commença à lui parler en confidence: pourquoi ne restes-tu pas avec moi pour m’égayer. Il imagina sa réponse en pouffant de rire: c’est impossible.
Est ce que tu pourrais m’aimer, si nous avions à nous rencontrer
Il l’imagina répondre
oui je t’aurait aimé et je t’aime toujours. Je t’aime en personne de qui émane l’amour des gens et elle continua : ce qui nous est arrivé est un incident bizarre et un souvenir agréable que nous devons préserver propre et beau car il nous est propre nous deux et il le sera toute la vie et durant les ans.
le simple fait de penser à toi me donne une pulsion extrême. Je n’oublierai pas tes regards consolateurs et l’amour que tu m’éprouves. Je transmettrai tes propos a toute les générations passées
Je m’engage à ce que ton image reste présente dans mon imagination et cet endroit restera gravé dans ma mémoire.
Il l’imagina lui sourire en caressant sa main et en disant
– rien ne t’empêche d’atteindre tes objectifs .Tu es un aventurier courageux.
Tâche à accomplir ce que tu as commencé avec tes capacité et ton génie. Je suis convaincu que tu réussiras. J’ai entendu plusieurs fois ton nom circuler sur les langues de mes amis .
Ne te remets pas à tes désire et tes caprices
Elle se tut de nouveau puis elle ajouta: bien ne me dis plus de cela.
Il l’imagina le regardant satisfaite de lui et elle continua :
tout va bien. Il fit bouger ses deux bras comme s’il voulait tenir son spectre entre ses mains .
Adam passa longtemps assis sur le bord des escaliers et lorsqu’il resta seul, il regarda un moment au tour de lui tout en étant fier et angoissé. Puis il se dit : pour changer d’idée : par cet endroit, ont passé de nombreuses gens à travers des dizaines d’années. Ce lieu résistera longtemps. La beauté magique qui le domine restera emblématique de l’unité de la créature et de son illumination. Il n’y aura pas d’effet des caprices du monde. Les vents intempestifs qui sévissent ailleurs ne tardent pas à s’arrêter pour que règne un silence intense au cours duquel on peut vivre et mourir sans qu’on sente le besoin de le quitter. Il referma les yeux, soupira en guise de satisfaction et dit en confidence: l’art est une oasis ou l’homme décharge ses peines.
Ensuite, il commença ébloui à promener son regard dans tous les cotés. Au fond de ce silence, il commença à repasser dans sa mémoire les paroles de la dame : l’art est une œuvre humaine qui émane de l’existence humaine. L’art est un déplacement de la sphère du destin et du sort vers la sphère de l’éveil et de la liberté. Il est le résultat de la contribution de l’espèce humaine et de l’unité des hommes au fil des générations.
Il se leva et marcha dans le corridor latéral pour joindre un groupe de la foule retranchée derrière le tableau de Monalisa. Il entendit la voix du guide touristique commentant le tableau : la physionomie se compose de la lumière et de l’ombre. Ce qui paraît être un corps n’est qu’un mélange d’imposantes forces. Est –ce que Léonardo l’a aimée. Elle était autant plus une femme qui s’était levée devant lui pour la dessiner qu’une âme qui attend. A l’intérieur de la Monalisa s’asseyent les dieux de Léonardo. C’est Sophia l’âme de la sagesse éternelle qui brille à travers le mouvement de la lumière et de l’ombre.

Adam commença à comparer le tableau et le spectre de la femme qu’il a rencontré. Les images s’enchevêtrent dans sa tête …
Ses réflexions furent interrompues par la voix du guide qui commentait le tableau du Saint Paul en route pour Damas:
– Nous vous voyons un homme traqué par un taureau qui l’a terrassé son cheval attend avec patience. L’image de l’invitation du Saint Meta “nous fait voir le messie montrant, dans la direction d’un rayon de lumière, un homme notre un groupe de clochards refusant de lever son regard. A coté de lui, se trouve un homme beau, au visage lucide montrant avec sa main comme voulant dire: qui suis – je ? et il ajouta:

Et Adam réfléchit : Pourquoi Leonardo ne nuit- t- il pas un sens plus clair et plus facile à saisir ? La belle image doit remplir sans mission sans aucune inspiration. Pourquoi compliquent – il ces choses ? Et la voix de guide interrompit ses idées comme s’il avait su ses réflexions:
Adam continua son chemin se demandant : quels sont les motifs des artistes au travers de ces tableaux superbes? Et ce la richesse, le pouvoir, la gloire, l’amour ou l’exhibitionnisme
Il y a peut être d’autres forces auxquelles participent les grands noms de l’art. Oui quel est ce motif magique? Il dit chuchotant des mots :
Il paraît que le génie fait ce qui le plaît. Il réalise le désir. Il paraît que l’artiste, par la répétition, apprend à bien être artiste, et se précipite dans cette évolution spirituelle et la conduit..
Adam continua à marcher dans les corridors du musée et trouva des gens assises, tranquilles devant les tableaux des images et une foule d’assistants passant devant eux et les regardant avec étonnement et suspicion. Il se demanda :
Assurément, ces gens sont ici pour se détendre ou peut – être, attendent- ils quelque chose et il se demanda: pourquoi les gens marchent hâtivement et chacun d’eux regarde aux toits des images dont ou ne voit que les traits et les couleurs?
Il se précipita promenant son regard dans la salle Galerie Molina, contemplant ses tableaux l’un après l’autre
.
Puis il reprit sa marche lente et Il entendit la voix du guide touristique commentant: l’histoire des prix des tableaux qu’il lu dans les journaux. Des tableaux ont été vendus à des millions de dollars alors que leurs propriétaires n’ont pu les vendre eux-mêmes. Beaucoup de ces tableaux n’ont en aucun jour eu de valeur lucrative. Leurs auteurs ont vécu dans pauvreté et certains ont mené une vie de parias. Il dégagea un long soupire puis s’en va s’interrogeant:
Oui, ils vivrent comme la plèbe. Certains ont même vécu presque dramatiquement
: et Il entendit la voix du guide
N, y a – t il pas dans les tableaux ce qui se conforme à la vie de l’artiste. Ou au contraire, l’artiste s’isole de son œuvre. Est ce que le moi dans le tableau est le moi de l’artiste ou est-il celui du monde de l’illimité!
Regarder le tableau Jucande que son propriétaire a peint et nous a présenté pour nous laisser plonger dans sa lumière qui brille de son intérieur au moment ou elle regarde avec confiance et respect. Et il ajout: on arrive à peine à accepter qu’elle soit morte. Quand nous nous en éloignons, on sent comme si le rayon de son oeil nous poursuit toujours!:
Qu’est ce que c’est cette supériorité magique? Le génie, apparemment fait ce qu’il veut faire. Il réalise le désir. Il réalise le moi. Il réalise l’immortalité. Il résonna confidentiellement : Combien l’art est splendide!
Alors que Adam parlait à lui – même, ses réflexions étaient interrompues par l’apparition de l’une des statues à droite sans qu’il sût le propriétaire de la statue ou l’artiste qui l’a sculptée. Il s’approcha davantage et entendit le guide dire:!
Ces sculpteurs sont de véritables héros. Ils ont présenté à l’humanité des prototypes permanents par le biais de leur art. Puis le il promena son regard dans un autre coin et vit une statue sans bras qui était même plus animée que le corps du spectateur qui marche devant lui.
Adam sentit une lueur qui jaillit de son intérieur. Une fois que cette sensation augmentait, les figures des tableaux commençaient à se faire plus clair et plus vastes et le passage plus facile.
Il commença à marcher avec le guide veillant à ses pas pour rester en parfaite compagnie, enveloppé dans son silence sans se fatiguer. La fatigue causée par la marche s’est effacée complètement.
Il eut des sensations qui le firent croire que son âme était devenue prisonnière à jamais dans cette localité attrayante Adam tourne autour de la statue, dressée de toute envergure, respirant à longue haleine; fier de son corps conscient. Il sentit même le sang circuler dans ces veines. Il sentit aussi de la crainte lorsqu’il s’approcha du bras. Il écouta attentivement le guide:
Adam réfléchit:
Pourquoi je ne commence par imiter et plagier ? Qui sait? Je serais, peut – être un artiste. Je créerai, peut – être des œuvres artistiques capables de frapper, aux portes des musées! Il se rappela la phrase de son professeur:
Quand l’homme se concentre et travaille sans relâche, il atteindra, certes, son objectif. Chaque art a ses secrets. La procédure est d’apprendre toutes les réalités simples de chacune des ramifications de l’art et de retenir ce qui constitue son point de départ.
Puis on teste quelques travaux en les exposant a nos amis les critiques méditeraient sur ce qui sera travail en un jour donné. Les fautes sont incontournables. La crainte de la personne d’être critiquée à cause d’une faute commise est elle même une faute monumentale. Puis il continua sa réflexion.
Tous les travaux artistiques sont encore sujets de donner et de recevoir. La critique de l’art requière toujours différences et changement des points de vue d’une personne à une autre. Il répondit à lui – même: Oui, je sui capable de faire cela. J’imiterai et copierai des œuvres artistiques. Puis il suivit avec douceur: . . . on essaye d’ajouter ce que l’on peut. Mais cela ne suffit pas. C’est un secret voilé qu’on doit dévoiler, qu’on doit essayer. Puis il s’interrogea : les plus grands artistes et écrivains n’étaient – t – ils pas des ordinaires. Il répondit : assurément, oui. Mais ils rêvaient et ils s’étaient battus pour réaliser leur rêve; ils y ont réussi…
Il fit sortir son mouchoir et essuya ses yeux puis il le rendit dans sa poche. Il commença durant un moment à dresser le regard sur les tableaux, les murs et les gens. Un mélange de scénarios et de réflexions passa dans son esprit.
Il se leva et se dirigea lentement vers la porte de sortie.
Il se dirigea ensuite vers l’avenue Rivoly
. Il fut trop dérangé en pensant aux heures restantes de la journée. Il n’eut aucune idée pour tuer ses heures que de continuer la marche.
Il tourna à gauche, descendit sur le jardin “Touillerie”………
Il a sillonné suffisamment les rues seul et il a su combien vaut pour l’homme d’avoir un ou une amie.
Il s’introduisit dans une cafétéria située dans la place « Palais royal ». Il se divertit par regarder les gens à l’extérieur.
La pluie commença à tomber et l’air commença à souffler par saccades caressant les nuages de la pluie. La tristesse s’en prend à lui avec vitesse régulière. Puis la pluie cessa de tomber et les nuages commencèrent à se dissiper. Peu à peu. Il prit un sandwich et un café. Il sentit une amélioration après le manger ; ce qu’il ne sentait pas auparavant.
Il quitta la cafétéria pour reprendre ses pérégrinations sur la vallée de la seine. Il s’ébranla, ensuite vers la place Notre Dame. Il rencontra deux personnes qu’il connaissait. Il s’arrêta pour discuter avec elles. Il se satisfit de la discussion et de toute la promenade.
L’un des deux lui livra de ses dernières informations. Il lui répondit par dire qu’il a passé sa journée dans le musée du Louvres et qu’il se sent heureux de ce qu’il a vu..
Il continua sa promenade
Sur le trottoir. Il entendait le bruit des pas des passantes et entendit des jeunes garçons et des jeunes filles qui s’échangeaient les salutations

-X-
le souvenir de sa promenade au Louvre saisit un peu son émotion. Les souvenirs commencèrent à coder la place aux espoirs et visions du futur. Il regarda à sa gauche pour voir un groupe de clochards s’asseoir sur le trottoir, leurs manteaux imbibés d’eau et dégageaient une odeur, un mélange de vin et d’aliments. Il ressemble ses forces et la vie s’anima en lui comme un espoir enfantin et il continua sa marche.
Les idées l’éloignaient de sa vie actuelle et il poursuivit ses réflexions.
Il n’est pas très vieux, il est dans la trentaine
L’on peut dire que sa sensibilité a atteint l’âge de maturité.
Il y a des cas psychologiques de grandes et de diverses impressions que l’on préfère exprimer par le dessin et l’écriture. Il l’a senti en son intérieur. Il voulut s’auto évaluer pour voir s’il avait une vocation d’artiste. Il remarqua que la mélancolie était le sceau marquant de son humeur. Mais s’était une mélancolie mélangée de foi, de gaieté modeste ………….
mIl poursuit ses réflexions rêveuses avec beaucoup d’enthousiasme , lors qu il s’approcha de son logement, ses anciennes hésitations commencèrent à s’emparer de lui. Etonné, il s’arrêta devant la porte.
Il marcha à coté de la maison puis il regarda autour de lui.
Il remarque qu’un homme qui sortait de l’immeuble le surveillait avec curiosité. Il jeta un regard à droite puis un autre à gauche avec un visage grave pour se montrer plus sérieux.
Il rentra dans sa chambre et il jeta un regard plein de nervosité autour de la chambre. Au fond de lui, s’éveille un dédain de sa vie. Ne peut – il pas s’évader de sa petite chambre ? . . . il se mit à fouiller tous les papiers cherchant une certaine chose puis il s’assit sur sa chaise et prit sa plume. Mais il continua à regarder naïvement les images suspendues aux murs ; le soir tombait, accompagné d’obscurité et de brouillard épais. Il se demanda comment pourrait – il terminer son dernier article ?
La nuit obscure, fraîche était en route. Il voulu la passer avec les amis. C’était une soirée digne d’être passée avec youssouf ou avec une fille. Il s’efforça d’écrire. Son corps et son esprit l’acculèrent à effectuer un travail quelconque. Il se demanda s’il pourrait dessiner ! . . . il se rappela qu’il devrait trouver de l’argent quelque part car il a dépensé son dernier sou au café du « Palais Royal ».
Alors qu’il déposait son stylo, il se rappela d’une personne qui s’était engagée à lui porter soutien ou au moins à lui prêter une somme d’argent qu’il lui remettrait après peu. C’est là le plus important. Pourquoi, n’ y avait – il pas pensé auparavant.
Il dit en secret : c’est ça la solution. Demain je le verrai au restaurant universitaire.

Au cours des derniers mois, il a écrit plusieurs lettres à sa mère, à ses frères et amis éloignés
. . L’émotion s’interposa entre lui et ses réflexions ! Il se résigna à la patience et à la persévérance. Il se replonge dans les réflexions sur les personnes et événement qui l’entourent et pour s’occuper de sa vie que le destin a conçue. Il n’eut pour sujet que de réfléchir sur la façon de mener ses affaires : l’argent de poche, le logement, le développement de son talent artistique, l’achèvement des études et il commença à parler à lui – même :
La visite que j’ai effectuée hier au Louvres m’a redonné confiance en moi – même. J’ai repris mes forces à travers cette visite qui m’a rendu espoir comme la belle femme rend le vieil homme vivace et il continua :
Je me trouve à Paris ; mes cheveux noirs sont devenus blanchâtres.
Je sens, cependant une vitalité que j’ai cru être sur le point de s’éteindre. Je me suis retrouvé une deuxième fois comme je me retrouvais depuis dix ans. :
Me voici joyeux de nouveau ; joyeux d’écrire, de dessiner, de créer. Pourquoi pas … qu’est ce qui me manque ? !
Il se leva ensuite et commença à regarder à travers la fenêtre pour voir une fille légèrement habillée et une autre portant un manteau marchant dans la même rue. Il appuya sa tête sur le bord de la fenêtre et les fixa de son regard. Stupéfait, il se dit : Oui, “l’habit ne fait pas le moine”, ce n’est pas ce qui se cache au fond des coeurs ! Il se rappela une citation qu’il a récitée depuis sa tendre enfance ! ” Oh monde raisonnable, caché derrière les phénomènes des êtres, sème en moi un des grains de ta sagesse pour qu’il pousse dans ta forêt et produise un germe de tes germes”.
Il se rappela la phrase d’Elysa
La douleur est un mal qu’on ne peut conjurer ; mais qu’on peut ne pas exacerber en le craignant. Nous nous efforçons à la recevoir amicalement. Nous cherchons toujours à nous satisfaire de nous même et à nous réjouir en voyant le véritable bien avec humilité et confiance en soi-même.
Ainsi, se réalise en nous l’équilibre rationnel avec quelque spiritualisme.
Il imagina que résider seul dans une chambre fermée est une situation insupportable. Mais il s’habitua à habiter cette chambre des mois après le départ de
Joseph .
Il s’y habitua à la solitude, au découragement et à l’exil.
Il regarda ce qu’il avait écrit et il s’interrogea : « l”échec est l”énergie qui gère l”art ». C’est ce que disent les psychologues.
L’artiste est un individu invalide socialement, il essaye d’exprimer ses émotions à travers le dessin, l’écriture, la sculpture ou la musique. Il se reprit dans ses réflexions :
La chose est relative, les grands artistes étaient plus aimés que la plèbe de paix, plus sages, plus organisés et même plus tragiques, … il se rappela de ce qu’il a lu sur Van Gog qui dessinait tranquille. Il était plus qu’éveillé, plus que sage ! . . . et il continua :
L’artiste vient au monde affamé, heureux, stupéfait. Nombreux sont les artistes. Mais le véritable artiste est celui qui dompte son âme, l’emplit, la libère pour qu’elle donne plus.
Il se rappela ce qu’il avait entendu au musée ; Picasso disait une fois qu’il avait marché dans les jardins d’Aloyau et qu’il était revenu à sa maison pour dessiner un tableau vert et il s’interrogea : pourquoi un grand nombre de gens marchaient en groupe à la recherche de l’art comme s’ils avaient faim au milieu d’une forêt recelant des fruits prohibés, comme des âmes déboussolées et cherchant une échappatoire ? !
Il se sentit satisfait, s’assit correctement
Joseph ne le croyait pas égal à ses compagnons et qu’il n’était pas à même de cohabiter avec eux. Il tendait à l’isolement, à la longue réflexion sur lui même, à la monotonie et éventuellement au manque de confiance et d’amour de la polémique. Ces qualités seraient à l’origine de sa frustration. Ensuite il dit secrètement
Certes, les gens aiment plus l’individu commode, optimiste que celui de mauvaise humeur et pessimiste. La blague occupe sa place dans la consécration de l’amour. Il se rappela les propos de Youssouf
Les mots agréables, quand ils sont spontanés, désobligés peuvent rapporter les amis plus que les mots humiliants.
Parler doux, témoigne de la compétence d’un compagnon, évoquer ses bonnes caractéristiques même s’il était encombrant ne nous fait point du mal. Au contraire, ils créent en lui un sentiment chaleureux à notre regard.

-X-
Il se rappela le rendez-vous de Youssouf et ses derniers mots.
Je souhaite que tu passes la soirée avec nous. Tes propos rendront Elysa heureuse. Nous pouvons écouter de la musique et prendre un repas ensemble.
Adam sortit précipitamment sans savoir comment était-il arrivée à la maison de Youssouf. Les pieds couraient automatiquement comme s’ils s’étaient habitués au chemin.
Adam réclama une boisson et sentit une chaleur et un repos.
Car il s’est trouvé avec Youssouf dans une maison encerclée de quiétude et de sérénité.
Il sentit le contraste existant entre sa rie et celle de son ami. Le monde lui apparut étonnant
Youssouf est plus jeune que lui, moins cultivé et il est certain que sa vie pouvait être meilleure que celle de son ami et qu’il pouvait réaliser des choses meilleure que le dessin de quelques tableaux géométriques fresques commentés d’ici et là ! …
Lui aussi est un artiste. Il dessine des tableaux qui recèlent génie et transparence ! … il voulut s’imposer d’une certaine manière pour confirmer son existence et sa place.
Il se rappela des paroles de Raymond
Quatre choses soulagent la tristesse : les paroles des femmes, la rencontre des amis, les boissons et le fil du temps.
Il sourit gaiement et erra loin dans son imagination, comprimant la quintessence de son esprit. La lettre de sa mère lui vint à l’esprit : « l”âme solide est celle que les malheurs n”influent pas. L’âme généreuse est celle que les dépenses n “accablent pas.
Ne regrette pas les richesses que tu n’as pu obtenir.
La richesse quand elle s’acquière, elle s’acquière rapidement et quand elle s’envole, elle s’envole comme un éclair. Nul n’est bon quand il ne compte pas sur soi-même. Combat tes passions. Arrête ton plaisir, mon fils. Eloigne la haine de ton cœur. L’arrivée de Youssouf de la cuisine interrompit ses pensées. Celui-ci lui donne un verre de boisson et il prit l”autre verre avec courage.
Levant son verre Youssouf dit
Je te souhaite bonheur et vie prospère mon ami
Alors que Adam dégustait son verre … il continua
Tu seras heureux, un jour et il insista sur son ton
Il savait qu’il lui parlait avec complaisance.
Puis il prit le contenu de la bouteille en une prise et il commença à rire à haute voix en disant :
Nous pouvons obtenir de l’argent demain. Attends quelque temps mon ami et regarde comment je vais jouer mes cartes comme il faut … L’argent que , et La bourse ne suffit pas … Quand je décide une chose, elle devient ma préoccupation. Je te le confirme …
Attend un peu ….
mon ami, et il afficha un sourire qui dénote de son admiration de Youssouf, de sa manière de réfléchir et de son optimism.
Alors qu’il faut en train de s’interroger … la porte s’ouvrit. Elisa la jeune fille, étouffé entra.
Après lui avoir souhaité la bienvenue. Elisa à la taille maigre commença à élargir son sourire … il examina le bras qu’elle faisait bouger avec beaucoup d’élégance … il sentit une gaieté indicible. Il se dit dans son intérieur
Quand la femme arrive, la vie devient un paradis. Quand elle s’en va, la vie devient un calvaire …
A l’instant, il se rappela son ami Pierre et sa femme. Puis, il ne tarda pas à se faire couper le fil des idées par la voix de Youssouf qui l’appelait à s’approcher de lui pour être prêt du poêle.
Elisa les laissa se placer comme ils le voulaient et ils s’essayèrent à coté du fourneau parlant des jours révolus. Il y avait une bibliothèque à coté, faite de casiers de bois bruns, d’un piano, d’une table couverte de blanc et d’un tapis rouge qui couvrait le sol de la salle.
Sur l’une des deux extrémités du casier inférieur de la bibliothèque, il y avait une collection de romans, de dictionnaire et des copies de livres de géométrie.
Elisa dit:
– – qu’elle a apporté quelque chose de particulier à maman, quelque chose qu’elle aime beaucoup…
On lui demanda de présenter plus de boissons.
Tout était en rose. Elisa souriante apporte de l’eau pour arroser les vases de fleurs déposés sur la fenêtre. Elle leur parlait avec sympathie, alors qu’ils suivaient un film documentaire sur la guerre du Vietnam. Et Adam de réfléchir
Elisa est sur le point de découvrir une autre vie avec Youssouf au cœur tendre. Elle l’accompagnait dans le cursus de sa vie et vivra avec lui n’importe où. Il se rappela bien ensuite la rencontre d’Elisa avec Youssouf à l’institut des langues.
Il l’a recevait chaque soirée et l’amenait à la maison où elle habitait.
Il l’amenait pour voir les trois mousquetaires au théâtre du Châtelet. Elle se sentit joyeuse quand elle s’asseyait avec lui au théâtre et elle commença à l’aimer, … il poursuit
Elle ne versera plus beaucoup de larmes dès aujourd’hui avec Youssouf. Elle vivra avec lui, le traitera avec respect. Elle sent encore jusqu’à présent, alors qu’elle a dépassé les vingt ans, qu’elle est parfois exposée au danger de la dureté de son père … elle savait que son père cher à elle lui causait les palpitations de son coeur. Malgré sa mort l’an passé, son fantôme vit encore en d’elle. Elle devait déployer de gros efforts pour satisfaire son père. La voix de Youssouf commentant les scènes dramatiques de la guerre du Vietnam interrompit ses idées
Toutes ces réalisations que l’on croit au premier instant avoir apporté un changement radical vis-à-vis de l’humanité s’effondre. On peut dire que la situation devient plus compliquée du moins plus opprimante … A l’âge de la pierre l’homme fabriquait les armes pour affronter les animaux féroces qui l’entouraient et il continua avec ses idées philosophiques entre les créatures et même entre les objets, il y a ressemblance Aujourd’hui, nous nous trouvons en face d’animaux technologiques. Le temps s’est converti en animal qui fonce ses griffes dans nos âmes ! … Pour participer, Elisa déclara
Il parait que Sartre dans son livre « la Nausée » savait avec une exactitude singulière ce qui se trame à l’intérieur de l’homme. Deux guerres mondiales s’étaient déclarées en un quart de siècle. Le problème réside dans les sensations.. Youssouf ajouta
La guerre provoque le dégoût.., il parait que l’homme se hâte a accepter le fait quand il se trouve coincé et ne peut s’assurer la vie. Il accepte plus facilement de la perdre.. Et c’est la le malheur.
Adam commenta
– Il parait que la télévision sape la conscience. Les incidents et les phénomènes se succèdent. La culture chaleureuse qui est en étroite relation avec l’homme s’est désagrégée pour céder la place à des importations hasardeuses qui embarrassent l’homme et le déboussolent.
Il y a là déperdition et effondrement et il y a lieu de s’interroger : où va – t – on
En dépit de cette indignation directe, Elisa souligna l’existence d’une force mystérieuse laquelle entraîne l’homme ou plutôt s’occupe de le diriger ; parfaitement comme l’est tout outil sophistiqué. L’homme est le « gadget » technologique le plus évolue et elle répéta :
– Oui, le problème réside toujours dans l’existence de sensation.
La chambre redevient calme et Adam commença à se frotter les mains au dessus du poêle avec rapidité névrotique. Puis il dit
Le monde est bizarre et Elisa l’interrompit
Ne vous faites pas déranger, la vie est comme ça
Adam répliqua en sortant une cigarette pour cacher son émotion
– Elisa, tu es une femme sympathique
– Il ne sut pourquoi l’avoir dit ! Peut être pour la consoler car elle est d’origine américaine
Youssouf s’interposa
Notre croyance au progré commence à paraître des illusions. Il était, en majorité, un progrès matériel qu’on mesure à l’aide paramètres quantitatifs comme la croissance de la production et la disponibilité de la consommation. Mais il n’a pas entraîné un progrès dans l’être humain ! Et il continua
Un développement vertigineux porte en lui – même le germe de sa paralysie, de son arrêt et de son effritement.
Il aboutira tôt au tard à des catastrophes. Dans les sociétés développées, l’angoisse commence a y régner.
Dans les rangs des jeunes extrêmement sensibles, apparaissent des mouvements de refus que nous voyons chez les étudiants de l’université et chez d’autres couches de la jeunesse. Les crimes que nous constatons quotidiennement, la vie des parias et … ne sont – ils pas une preuve
Elisa dit
– Les sociétés sous-développées connaissent elles aussi apparemment le phénomène de l’angoisse. Mais il découle d’une autre cause. Il découle du sentiment de retard, du sentiment de faiblesse dû à ce retard et des tentatives d’aller au diapason des sociétés développés qui ont, elles aussi, des problèmes ! … Il s’avère que les conditions sont plus fortes que l’homme.
Adam répondit : le problème c’est la morale.
L’homme doit penser qu’il est le frère de tout homme ; les gens ont pour origine Adam. Nul n’est censé être meilleur que l’autre que par le travail et la bonne conduite. Les religions nous appellent à replonger dans le patrimoine, à revenir à la morale et à s’ouvrir à l’amour
Les religions célestes à savoir le judaïsme, le Christianisme, l’Islam et toutes les autres religions ont apporté l’amour et le bien – être. Il faut se débarrasser des pressions de la matière. Jusqu’à ce jour, le monde ne cesse de modifier la morale religieuse çà et là. La solution réside dans la consécration de la morale, du patrimoine pour contrecarrer la civilisation contemporaine et son imposture.
Youssouf réplique énervé
Qu’est ce que j’entends ? Vous êtes partis loin et il continua
N’y avait-t-il pas des conflits de religions derrière les longues guerres
Adam l’interrompit
Le retard et le manque de sécurité sont les causes de ces guerres et conflits et dont certains se produisent encore dans le monde … . L’homme a évolué grâce à son savoir et à son esprit et il poursuit
Cela ne dit pas que les différences spirituelles entre religions sur les questions essentielles doivent être effacées ! Il est difficile d’écarter ces différences dans certaines questions. Mais on peut trouver quelques points communs entre un grand nombre de croyances sans aborder les points de discorde.
On peut appliquer le principe de religion unique d’Allah avec des lois multiples et il continua à parler
La divinité, le bon travail, le jugement et la récompense sont les fondements de la religion divine unique. La diversité des prophètes et messagers est l’exemple typique de la diversité des lois qui sont les voies et moyens que possède l’homme. Ils sont en perpétuel changement et évolution ; par le changement des messagers qu’a demandé l’évolution des civilisations et des sociétés.
Notre nouvelle génération a besoin d’une éthique humaine. Nous vivons dans une époque moins immense.
Laissez-nous au moins parler avec courage
Adam ne comprit pas ce qu’elle visait. Il s’est suffit de lever ses yeux vers elle en souriant et il continua
Les problèmes contemporains sont comme l’alcoolisme, le sida, la pollution et la pauvreté. Ces facteurs n’ont – ils pas plus d’incidence et de danger sur les sociétés plus que les dissensions spirituelles ? ! … les lois doivent s’éclaircir. Les personnes doivent s’unir pour le bien – être de l’homme qui se trouve dans une impasse
Elisa dit
Je suis d’accord avec toi Adam au moment où le monde commémore aujourd’hui la naissance du philosophe allemand Hegel, deux siècles après
Pour Hegel, le christianisme est la religion de l’amour qui confirme la relation existant entre Dieu et l’homme, entre l’homme et son frère l’homme. La Bible du Messie n’est pas seulement la Bible de la patriarcité divine mais la Bible de l’amour du prochain. C’est dans ce sens que notre union avec Dieu va de paire avec notre union avec nos frères dans l’humanité
L’amour n’est qu’une simple expression du sentiment de l’homme dans toute chose et dans toute existence.
Adam fut surpris des propos d,Elsa et sent une grande joie car il a étudié la philosophie qui était à l’origine de ces problèmes
Il l’abandonna ensuite pour étudier l’art.
L’art lui-même a trait à la philosophie et il ajouta pour changer le cours de la discussion
– l’oeuvre artistique n’est elle pas l’un des fruits du culte en ce qu’elle est l’expression de l’indirecte de l’homme et de Dieu ? ! … Hegel a déjà imaginé que le peuple grec, dans une étape avancée de l’évolution spirituelle, était le seul peuple heureux qu’a connu l’histoire humaine et qui a pu réaliser l’unité directe de l’homme avec Dieu.
Elisa passa un moment assise sur le bout du lit, attentive à la discussion. Après, elle se mit rapidement débout, s’en va miroir et remet l’ordre des cheveux sur son oreille.
Puis elle retourna à la chaise. Le discours d’éveille chez elle les souvenirs de son amour avec ses amies à la faculté. Elle reposa son coup sur le bord du lit et s’absorba dans sa méditation rêveuse
Les propos de Adam dissipèrent la tristesse qui se lisait sur son visage. Les souvenirs commencèrent à céder la place progressivement à la vision du futur.
Les espoirs étaient tellement compliqués qu’elle ne voyait plus les scènes du film qu’elle regardait attentivement. Elle ne se souvient qu’elle, attendait une certaine chose. Enfin, elle entendit la voix de Youssouf
La discussion s’est transformée en philosophie- .
Qu’on la termine sur la table du déjeuner …
Elisa se rappela, au juste ce qui l’attendait et se dirigea précipitamment à la cuisine

X!.
ِAdam ouvrit la fenêtre et regarda à l’extérieur contemplant le ciel. Aujourd’hui sera nuageux comme d’habitude. L’hiver est aux portes, cette saison de l’année fraîche et obscure.
Pendant laquelle les misérables sentent la solitude et la peur de la nature brutale.
La chambre aux murs cendrés ressemblait à un dépôt vide. Cette chambre n’était pas suffisamment électrifiée. Adam dormait normalement avec des habits supplémentaires et se réveillait parfois à cause du froid excessif. Lorsque le vent soufflait fort, des bruits étranges se faisaient entendre à travers la fenêtre, s’infiltrant d’entre les ouvertures du rideau.
Il sentit une peur et devint proie à des idées mélancoliques. Il se leva soudainement, regarda le petit miroir en réfléchissant
Il est inutile de chercher une échappatoire …
Les espoirs et promesses sont allés à vau l’eau.
Toutes les tentatives ont aboutu à un rien.
Il commença à parler à lui – même : la dernière fois ou j’ai travaillé comme porteur de meubles sans savoir la nature du travail
Je ne pouvais pas supporter le poids du gros (réfrigérateur). Mon pied à glissé. Il y avait toujours quelque chose. J’ai même essayé de travailler dans la presse comme correcteur de langue dans l’une des maisons d’éditions modernes grâce a l’intervation de Youssouf
J’ai commencé le travail, j’ai foncé mon sourcil en haut, j’ai rendu mes yeux polarisés devant les fonctionnaires. Youssouf me conseilla de rester en silence et d’éviter les discussions avec les travailleurs … un fonctionnaire passa devant moi et sourit. Il m’avait reconnu. Les yeux commencèrent à me flécher de droit à gauche au point que je ne pus me présenter ou prononcer un mot.
Il s’est passé ce qui devait se passer, J’ai insulté l’un des travailleurs qui essayait de me parler en me taquinant pour laisser à jamais le travail.
Il continua ensuite
Quel étrange mode de vie qui empire ma situation.
J’ai passé l’automne déambulant dans les rues de Paris et dans les jardins publics. J’écrivais dans une ou deux pages des mémoires sur des sujets philosophiques pleins d’idées étranges et inspirés. Je choisissais les sujets les plus complexes. Ces sujets m’accaparaient des heures de réflexion, d’écriture et de rayure. A mesure d’achever un sujet, je me rebattais avec force pour écriture immédiatement un autre sujet.
Je me disais tout le temps que la chance me sourirait un jour. Je trouverais des idées nouvelles que je débattais avec mon professeur et les étudiants.
Adam s’éloigna de la fenêtre se dirigea vers la table, cacha sa montre dans sa main comme à l’accoutumée.
Il sortit en descendant calmement des escaliers pour ne pas capter l’attention de la gardienne de l’immeuble. Plusieurs jours sont passés sans payer la location. A l’instant, il n’avait pas de quoi payer.
Il était dix heures. La circulation l’égaya. Aussi il était capturé par les discussions des gens qui parvenaient de tous les cotés du trottoir. Il commença à se sentir plus satisfait et plus calme.
Il commença à examiner les gens qu’il rencontrait auprés desquels il passait et à lire les affichages collés aux murs. Il remarque une femme qui le regardait de la vitrine du bus.
Il poursuit sa marche sur le “Boulevard Gourdin” …….. Puis Il est allé à gauche
dans une route secondaire allant de rue en rue ne pensant à rien. Il n’avait pas de planning pour sa marche
.
Au cours du chemin, il rencontra un étudiant qu’il connaissait et échangèrent les salutations. Il le fixa de son regard. Un rayon de colère se fit voir dans ses yeux cendrés.
Il dit d’un ton découragé : je suis désolé …
Ils s’échangèrent des regards silencieux puis il se dépêcha en s’éloignant de lui. Il s’interrogea :
Pourquoi était – il pressé à ce point. Il ne m’est pas venu l’idée de le demander de l’argent ou une aide ! … je lui remettrai quelques francs qu’il m’a donnés depuis deux semaines.
Dés que ma situation s’améliore, je lui remettrai ses francs. Je ne déteste aussi immensément qu’une chose : de devoir quelque chose à quelqu’un.
Il sentit un désir cruel de trouver une justification acceptable à son comportement. Il voulut se convaincre de son sentiment de péché. Il se tut avec grandeur et se dit :
Qui te manifeste son hostilité, te montre les points de sa grandeur et il se souvient de l’expression de Youssouf : l’ami est le contraire de l’habit ; tout en vieillissant il devient plus valeureux.
Puis il murmura comme s’il parlait à soi – même :
Je suis idiot et je dois payer le prix de mon idiotie.
Il sourit : tu dois sourire et il continua : peut être l’argent viendra. Pourquoi pas ? Pourquoi les autres ‘attends de l’argent, moi aussi , j’attend de ma famille de ma part de la distribution de l’heritage
Alors que moi non ? Pourquoi ne pas tenter ma chance comme avant dans le passé la vie est une chance et personne ne connaît le moment de sa chance.
Au moins, j’attends quelque chose. Un rêve. La vie n’est que rêves et tentatives.
Il poursuit sa marche au Montparnasse et s’arrêta devant la cafétéria Saint Malo.
La cafétéria était comble de gens. Il décida de rentrer et de prendre un café et un peu de repos :
Ça fait longtemps que je n’ai pas pris de café dans un restaurant luxueux ! … Il prit progressivement sa place entre les clients du café …
Il recouvrit son courage après avoir tâté sa poche et s’assurer que les vingt francs, toute sa richesse sont encore en place : Mon Dieu combien ces gens sont heureux. Jeunes filles et jeunes garçons causent et rient de temps en temps. On ne lit dans aucun des yeux la tristesse. Moi, seul, je déambuler dans mes idées philosophiques. Je sens des remords. Et il continua :
Ma situation est meilleure que la leur. J’ai beaucoup d’importance … . Mais quelle est ton importance si tu n’écris rien pour être de renommée.
Quelle manière avec laquelle je note mes idées ! …
Elles se sont dispersées à cause du désordre. Pourquoi n’ai je pas arrêté un plan et terminé ma thèse ou écrit un roman ? ! Cela serait peut être une issue pour moi. J’avancerais, peut être des idées qui satisferont le monde … Qui sait ? Je n’attaquerai pas les philosophes comme j’ai parlé à mon professeur. Je peux éviter le fond.
Quelques souvenirs d’enfance passèrent dans son esprit et il ferma fortement les yeux pour se débarrasser des souvenirs du passé.
Ensuite, il commença à regarder dans la liste des noms de son carnet de poche comme s’il ne l’avait jamais vu.
Il réfléchit à chaque nom sur lequel il jetait le regard imaginant sa vie, ses conditions et son comportement. Une idée lui vint à l’esprit, contacter tous les noms mentionnés dans le carnet pour discuter avec eux. Tout à coup, il décida de renoncer à l’idée.
Un vieil homme avec un chapeau cendré arriva et s’assied sur le coté droit de sa table. Lorsqu’il s’assit, il le regarda ……… puis il fit bouger ses lèvres.
Adam s’assit, stable dans son siège examinant le vieil homme s’interrogeant :
Qu’est ce qu’il à attirer mon attention ? !
Rien sauf qu’il porte un petit livre. Il parut regarder calmement les titres des pages.

Il tomba sous l’emprise de la curiosité et commença à le regarder. Il chercha une idée pour déclencher la discussion avec lui.
L’homme se tourna vers lui. Il portait des verres correcteurs, épais. Brusquement, il décida de rompre avec la timidité et il le salua. Il lui répondit avec un sourire qui dénote d’un étonnement. Il le demanda ensuite s’il était un étudiant. Il répondit par oui et commença à parler brièvement des études et de leurs sujets.
L’homme acquiesça … le regarda perplexe paraissant satisfait, errant dans ses réflexions.
A peines les paroles, qui affluaient vers sa tête, finies, l’homme le demanda : … La voix ne contenait aucune intention ironique : tu n’est pas d’ici ?
Du tout, dans sa voix rien ne prouvait cela.
La chose ne suscitera pas grand effort bien qu’il parle le français et a le teint blanc.
Il se trouva enfoncé dans un coq – à l’âne.
Puis il lui parla de sa dernière visite au Louvres, de ses grands tableaux qui l’ont séduit. Il finit son intervention par dire : les beautés d’un pays c’est les beaux – arts.
Le vieil homme murmura, l’esprit évadé et regardant au sol. Oui, ce sont des tableaux merveilleux puis il continua à parler :
Ils sont merveilleux. Si tu te promenais dans le Louvre, tu saurais, a travers ces tableaux et les noms de leurs peintres, ce que l’humanité a réalisée, une globalité
Malgré leur diversité et le rôle des soldats inconnus qui les ont collectés à travers les siècles à l’image de George Epson et d’autres. Ils ont présenté au Louvres une collection sélectionnée de tableaux artistiques. Ils les ont obtenu d’un grand nombre de peintre de ce siècle. Il continua :
Ceux – ci ne dépensaient pas leurs bien pour chercher notoriété. Ils vivaient sur la sueur de leurs fronts. Il termina en disant :
Ils étaient des intellectuels et des hommes de lettres. Ils ont un goût de l’art et une honnêteté à un type d’art.
Adam reprit sa confiance et sa langue se dénoua comment pourrait-on savoir si les sensations que provoquent les tableaux artistiques chez le spectateur sont semblables à celles que sentaient les artistes eux – même. Est – ce que les sensations des gens sont semblables
L’homme répondit avec sagesse et pondération
L’art c’est la méditation, c’est le plaisir de l’esprit qui pénètre le fond du tableau et découvre ce qu’il y a de créativité pour y diffuser la vie et il continua :
– chaque tableau nécessite un sentiment profond et une forte sensation.
Adam était calme et avait un moral élevé, l’émotion qui l’enveloppait disparut lentement. Il se ravive et écouta les propos du vieil homme. Il retourne en arrière avec son corps dans une humeur parfaite
L’homme se leva debout sur ses deux pieds.
Puis il lui tendit la main, le salua et prit congé de lui.
Adam sortit un stylo et un papier et il s’assit écrivant et attendant une idée utile. Une foule d’idées sur l’art que l’homme a évoquées sillonnaient son cerveau …
Il sent un sommeil. Il était sur le point de dormir au moment où le garçon posait sa main sur son épaule en disant :
Il ne faut pas dormir, alors que tu es assis ici. Occupe toi de toi – même !
Désolé … Sur le champ il revint avec toute sa force à la première position. Il devait agir, persister sur une chose. Il se rappela les propos du vieil homme : L’artiste est un homme étranger dans son pays, il est même étranger dans ce monde. Il récrira ses réflexions avec quelque émotion ….
Il tendit sa main tranquillement vers sa poche … il pay le conte et sauta en se menant lourdement debout … Il abdiqua à un cocktail d’idées, de tristesse et de joie. Il fit quelques pas dans l’allée et se dit à lui – même : Il faut que cela finisse !.
Il marcha dans le Montparnasse vers le trottoir du parc le Luxembourg. Le vent siffla entre les feuilles des arbres … le ciel commença à pleuvoir, l’air devint excessivement frais et il n’avait pas de manteau. Il leva le col de sa chemise vers son cou et mit ses mains dans ses poches puis continua sa marche se disant comme j’ai aimé que ce problème finisse et que je paie le loyer car le propriétaire du logement a demandé le loyer à deux reprises et je devais baisser ma tête, me dérober et lui donner rendez – vous la semaine prochaine le saluant avec embarras. Je ne peux pas faire cela une autre fois ! …
Adam descendit du métro et se dirigea vers le restaurant universitaire en se disant :
La meilleure chose est que je ne crains pas de regagner la chambre ayant faim … puis il marche traversant la rue Boulevard Gourdin allant vers le restaurant universitaire, plein d’espoir et de confiance : je vais rencontrer Youssouf et prêter de lui l’argent du loyer Je lui paierai son argent quand je recevrai mon argent de mon frère … c’est ma seule occasion.
Il se leva embarrassé dans le rang les étudiants pour rentrer au restaurant puis s’en va vers la table de Youssouf, le regarda d’un oeil, se mordit fortement les dents pour se donner du courage et le salua :
Youssouf dit avec amusement :
C’est toi, bonjour ! Assieds – toi.
Adam réfléchit : s’il ne m’avait pas rendu la salutation, l’affaire serait plus aisé. Je sens que je suis sur le point de pleurer.
Youssouf reprit : Assieds-toi ! Je m’assis devant lui :
Osé-je lui demander un franc ? ! … lui expliquer pourquoi j’étais fébrile tout ce temps ?
Je ne pus prononcer ma demande à travers mes lèvres. La sympathie de cet homme est ineffable.
Je dois savoir par où commencer. Non, il est mieux que je reste famélique et de ne pas le demander sans que je quitte le restaurant regrettant de retourner bredouille.
Comment demander de l’argent à cet homme et le déranger de nouveau ? Il murmura : Quel mal de se soumettre en cas de besoin.
Adam se mit en colère contre lui – même à cause de la timidité puis la discussion entre eux aborda divers sujets : Youssouf l’interrogea sur sa santé, sa situation, les nouvelles de Joseph et lui présenta ses services à ne pas hésiter en cas de besoin.
Non, j’ai suffisamment de temps.
Adam réfléchit : Je crains de le déranger et de provoquer son humeur. Sa voix parut étrangement morbide.
Il avança vers lui souriant comme il le fit toujours sans dire mot puis il ajouta :
Bien, combien tu veux ? Je veux te demander si ce que j’ai avec moi suffit pour te résoudre tes problèmes ?
– Adam, timidement répondit : je ne cherche pas grand chose. J’ai toutefois pensé en prendre quelque chose. Puis il continue.
– Tu sais parfaitement que je n’aime pas m’endetter. Je te l’ai déjà dit, mais j’ai cette fois un besoin criant pour payer le loyer.
Je te le rendrai incessamment.
– Peu importe.
– Qu’ Allah te bénisse
Il prit l’argent, le mit machinalement dans sa poche, quitta le lieu et lui souhaita bonne journée. Arrivé au trottoir, il s’arrêta, sortit l’argent, le regarda attentivement et se dit :
On découvre les hommes quand on affronte les problèmes et il continua :
Ça me suffit, je suis soulagé ! Au moment où il monologuait, son pied glissa sur le trottoir. Il se souleva, regarda en s’éloignant.
Au revoir Youssouf Qu’Allah te protège et te préserve.
– X!!-
Des jours de joie passèrent ; il a payé le loyer et son moral s’éleva. Il commença à écrire et à juger ses écrits meilleurs que par le passé …
Son professeur lui avait remis le dernier chapitre de la thèse et il y avait inséré un grand stock de sa matière grise
Il sortit dans l’immédiat heureux sans lire les commentaires de son professeur et décida d’écrire de nouveau. La dernière crise qu’il a endurée était aiguë. Son corps paraissait mieux. Les céphalées qui le dérangeaient fortement s’étaient allégées. Il se dit : je suis maintenant dans une bonne situation ; j’ai mon repas quotidien et j’aurai un repos le long du mois.
Il commença à remettre sa chambre en ordre.
Sa petite table chancelante était, durant des jours, jonchée de papiers et de manuscrits. Il y travaillait à des moments espacés y ajoutant des nouvelles idées qui lui venaient à l’esprit et en rayant ou renouvellant des expressions par d’autres ici et là.
Adam réfléchit : je suis dans une situation meilleure.
Il est temps d’écrire et de se diriger vers un objectif limité pour éventuellement achever ma thèse et parachever le roman don je rêve.
Le soleil brillera pour moi peut – être et l’aurore me poindra avec un nouvel espoir …
Il était vingt – trois heures. La rue était plus ou moins obscure …………. . La chambre chaleureuse. Il s’allongea sur le lit. la chambre obscure parut éclairée et amicale. Il sentit un moment de détente et que la chance commence à lui sourire. Il écouta avec joie le bruit de la pluie dehors.
Il s’interrogea : comment pourrai – je rêve d’une chose meilleure que cette chambre réconfortante. On dirait que la chambre l’a élevé l’emportant vers son orient lointain.
Caressant nombreux souvenirs. Les souvenirs affluèrent. Il ferma les yeux.
Oh la nuit tranquille ! Oh ! Fenêtre sourde pour ne rien entendre de dehors ! Oh ! Table vacillante, provenant des vieux temps, apportant histoires des gens qui se sont assises autour de toi.
Combien j’aimerais connaître leurs histoires et leur vie qui pourraient me consoler. Oh ! Tendre mère, c’est toi seule qui t’es dressée face à tout ce silence lorsque j’étais enfant. Tu jaillissais de l’obscurité et m’appelais : mon fils, n’aie pas peur.
Je suis ici ta mère chassant l’obscurité et la peur par ta voix agréable et suave.
Quand je tombais malade, tu étais pour moi secours, repos et sécurité.
Combien de fois ai – je rêvé à une mère pareille à toi dans sa bonté, sa sérénité sa gentillesse, une mère généreuse de coutumes et dont les mains se tendent comme une lumière qui brise l’obscurité en direction de son fils ! Y – a – il quelqu’un qui puisse se mesurer a tes largesses.
Combien je t’aime, combien je souhaite que tu me prennes entre tes bras sur ta poitrine. Comment sont partis tels jours ? Où sont parties les nuits dans lesquelles tu me consolais ?
Comment se sont dérobés les moments que tu remplissais de chansons et des chants de ta voix, de la beauté de ton âme ?
Reviendraient– ils ces jours dans lesquels nous courrions derrière les chiens errants et chantions avec les oiseaux perchés sur les branches pendant le coucher du soleil.
Il continua à réfléchir : le beau dans la vie est que nos âmes restent planantes sur les lieux dans lesquels nous nous sommes réjouis.
Il commença à lui parler, les yeux fermés
Maintenant laisse moi te donner de mes informations car je sais que tu veux connaître l’état de ton fils que tu aimes
Je suis un jeune homme fatigué par le temps. Si tu venais maintenant, ma mère aimée, et tu entrais dans cette chambre, tu me trouverais allongé sur le lit dans l’un des coins, coupé des regards par l’obscurité de la chambre mêlée à la mélancolie. Que tu me demandes comment je vis et je mène ma vie quotidienne ! Maman, je suis comme celui qui se trouve au bord d’un voilier que secouent les vagues tantôt en haut tantôt en bas. Le destin m’a jeté dans la mère dans un voilier en voie de s’échouer et qu’on ne peut prévoir le mouvement suivant. On dirait que j’entreprends un voyage inconnu. Toi, mère tu es comme le soleil chaud du matin, soleil qui adoucit le froid extrême de Paris où le ciel devient clair et soufflant des vents purs et la tristesse disparaît définitivement.
Les mois que j’ai passés à Paris ont rempli mon coeur de nostalgie ; dans mon coeur, il y a un espoir qui se bouleverse. Je n’ai besoin de rien.
J’ai besoin de tes mains pour que tu me serres contre toi et que tu me soulages. Les souvenirs de mon enfance me font mal car ils évoquent des sentiments en moi. J’attends toujours les retrouvailles avec impatience pour te parler de mes espoirs et de mes rêves. Sais – tu ma mère que souvent dans mes rêves je me trouvais dans mon ancienne maison et je trouvais devant ton fantôme agréable, je me trouvais couché devant toi te parlant avec tendresse, tentant de tout oublier en regardant dans tes yeux. Tu ne savais pas combien je serai heureux s’il m’était possible de te voir chaque jour. Je souhaite, ma mère que tu m’accordes espoir qui remplisse ma vie adoucisse mon âme ; espoir dont ne jouissent que peu de gens.
– ai vraiment besoin de toi, de ta tendresse.Au revoir, maman. Au revoir.Puis peu à peu, la lumière des souvenirs S’estompa et il sentit que ses idées voyageaient loin, dans le lointain qu’il admirait corps et
âme. Il soupira et passa un temps tentant de se dérober à ses souvenirs jusqu”à ce qu ‘il abdiquât du sommeil.

La neige tomba de plus belle le jour suivant.L’air était humide et frais. Il se réveilla tardivement, l’esprit brouillé des émotions de la nuit dernière, tout gai à la suite de la dernière rencontre. Il passa la nuit étendu dans son lit et
content pendant un moment. Il imagina sa mère s’asseoir à coté de lui. Il tendit me bras et se serre lui même pour devenir plus serein et connaître ce qui se passait pour lui.
IL promena son regard dans la salle tout ému. Il se sent totalement changé d’une certaine manière.
Il se leva, s’appuyant sur son coude, regarda l’oreiller et le vit mouillé et froissé. Il sort pour prendre son café matinal et sentit une grande chaleur. Ses rêves de la nuit précédente le hantèrent. Il allait faire des délires. Il marcha dans la route prêt à faire de grands sacrifices. Il se fit hanté par le désir de réaliser des travaux éblouissants. Il se mit a étudier les figures et les signes de bonheurs. Alors qu’il était pris par ces pensées il arriva à la place «
Bontemps » issue de l’avenir « Saint-Jacques ».
Au bord de la route, il rencontra une jeune fille ;
elle le regarda avec admiration. Il lui lança un sourire en disant : Bonjour. Elle lui répondit :Bonjour. Il se fit trouver en sa compagnie, marchant avec pudeur. Elle regarda étonnée et examina son visage en disant : « Ton visage n’est pas étranger » et continua : « Si, je me rappelle bien, tu
es l’un des visiteurs de la bibliothèque! Très content, il acquiesça de la tête.
– Tu n’as rien à dire. Cherches-tu quelque chose?!Il la remercia en disant
– Non, je cherche effectivement un ami ou une amie qui finisse ma solitude.
‘ Il le dit alors qu’il était sous l’emprise d’une étrange émotion. Il sentit timidité à cause de cette attitude. Puis sa timidité se dissipa sur son visage. Il l”a demanda : quel
est votre nom ? elle répondit : « Marie ».
– Moi, c’est Adam, je suis étudiant à la faculté des lettres.Il franchit quelques pas pour voir à quel point elle laissera les choses aller de l’avant. Il continua à lui parler comme s’il la connaissait
depuis longtemps. Il était joyeux lorsqu’il marchait à coté d’elle dans la rue «Saint-Michel ».Elle l’informa qu’elle était étudiante en littérature française, qu’elle fréquentait la bibliothèque de Sorbonne de temps à autre. Son moral était élevé. Il eut force et disposition à tout faire. Il lui demanda de venir avec lui pour prendre une tasse de café dans l’un des cafés du quartier latin.
Elle répondit avec réticence : « Avec plaisir,J’ai une demi-heure avant l’arrivée du train ».
Elle marchait à coté de lui avec élégance et bonté. Un grand sentiment l’anima ; le sentiment
qu’il est près d’une femme, d”une mère, d’une seur, d’une amie,d’une jeune amie.
Pour la première fois, il sentit une chaleur bien Qu’il ait été ému dans une certaine mesure.
Il marcha en lui parlant tout au long de la route.
Elle portait une mini-jupe, ses cheveux étaient parfumés, la féminité émanait de son âme
.
Tout cela le mit sous l’emprise et accapara totalement ses sentiments. Après qu’ils se soient entrés dans le café « les deux magots ». Il s’assit en face d’elle. Il vit son visage crispé, ses yeux bleus encadrés d’un noir verdâtre qui lui donna beauté et splendeur.Il remarqua qu’elle était limpide et humble.Elle lui répondit par son regard clair et elle lui dit en réponse à sa question qu’elle vient à Paris , qu’elle est du centre de la France et qu’elle appartient à une famille française. D”après son père, son troisième ancêtre est venu en France provenant de l’Orient de la Russie, peut être. Maintenant, elle est étudiante en dernière année dans le département des lettres. C’est tout ce qu’elle lui a dit et elle continue :
– J’habite à Paris XV avec ma seur.
Il pouvait comprendre à travers ses propos Qu’elle cherchait quelqu’un qui la console.
Elle parut étouffée pour un moment. Il remarqua que sa question l’avait dérangée comme si elle a su qu’elle parlait d’elle même avec fluidité incompréhensible. Il se reprit pour parler de lui-même. Il l’informa qu’il est de l’orient. Elle répliqua : Justement j’ai su que tu es de l’Orient. Il pouvait savoir, à travers sa voix, qu’elle souriait et qu’elle était fière d’être avec lui sans qu’il sache pourquoi ce sentiment bizarre! De nouveau, il sentit un étourdissement au fond de lui mélangé à une joie naïve et inexplicable. Il ne put résister plus longtemps. Il sourit comme un sot et son coeur commença à battre. Elle dit :
– Bon, bien et elle parut étouffée.
Il commença à parler de lui-même, de sa résidence en France. Il lui évoque sa spécialité, ce qui L’intéresse en littérature et en art. Il ne faisait que raconter toute fois qu’il constatait qu’elle écoutait attentivement.
Il lui parla de la beauté qu’a façonnée la plume des plus grands artistes, de ce qu’il a vu dans les stands du « Louvres » et de ce qu’il a observé : des bibelots d’art.Dans les visages des personnages de ces bibelots des regards et des traces résumant l’épopée de l’existence humaine.
Il se tut un instant lorsqu’un homme barbu le regarda curieusement à travers la vitrine. Puis il continua sa marche. Hormis cet homme, la rue était déserte, que de quelques touristes couverts de quelques noires, bleus et roses.
La neige tombait moins forte qu’elle N’était. Le ciel était couvert de nuages. Elle le demanda soudainement en le regardant :« N’as tu pas froid ».
Il ne portait pas de manteau. Il sentit timidité. Il se dit au fond de lui : Dois-je l’informer de ma situation maintenant pour la rendre sceptique et alors s’éloigner de moi ? Pour changer le cours de la discussion, il l’a demanda si elle avait du temps à passer avec lui. Brusquement, elle se rendit compte qu’elle était en retard. Peut-être elle s’est acclimatée et a oublié le rendez-vous. Ils sortirent du café en marchèrent sur le trottoir Boulevard « Saint-Michel ». Adam était totalement troublé. Il ne sut où se trouvait le terminus car cette jeune fille a renversé tous ses sentiments. Il était foncièrement heureux et allègre. Pour la première fois, il sentit un véritable bonheur. Ils avancèrent et il fixa son regard sur elle. Sa joie s’accentua davantage et il eut le désir de s’approcher d’elle, de s’approcher de tout mot qu’elle prononçait. Il se parlèrent sans trêve. Il ne se rappela de ce qu’il disait car il était heureux. Lorsqu’ils arrivèrent à la station du métro, elle dit en souriant :
– Je suis fière de t’avoir connu. Je souhaite te retrouver lundi prochain à la bibliothèque de l’université si tu veux. Peut-être, je passerai te voir chez-toi.
– Oui, je serai à ton accueil, je le serai.
Au moment où il était debout à l’entrée du métro, elle courut et descendit l’escalier sans dire mot.
Il se mit debout là sur le trottoir. Il passa une partie de la nuit dans le lieu. Il regretta d’avoir été téméraire dans sa discussion avec elle et il se demanda: « Que se passerait-il si elle s’éloignait de moi et se méfiait ? Que se passerait-il si je ne pouvais la retrouver ? ». Arrivée à la maison, il rencontra le locateur de la maison sortant de l’immeuble. Il le salua, celui-là le salua, le visage radieux. Il se mit debout quelques instants. Il l’interrogea sur ses conditions. Il le voit pour la première fois déclencher un sourire qui dénotait de sa sympathie. Il se sentit emporté de joie. Il voulut confier à lui-même : Je suis en train de renaître. J’ai vraiment voulu que Marie retourne avec moi. Ce qu’il espérait c’est de voir autour de lui des c’urs qui le saluent, des visages qui lui sourient et des amis qui le respectent et le rehaussent.
Debout en face de la fenêtre, ses idées noires lui revinrent à l’esprit. Il se mit à marcher, tantôt en avant, tant en arrière pour réchauffer son corps. Il gelait sur les bords des fenêtres. Un immense brouillard couvrait la devanture de l’immeuble, les dalles du trottoir. Il se fit accaparé par des vagues d’espoir et de désespoir, de joie et de tristesse. Il déclara à basse voix
– Il paraît que la vie commence à me sourire. Pourquoi pas ? J”ai déployé de grands efforts car il semble que la chance commence à frapper à ma porte. Je dois l’accueillir et lui ouvrir les portes.
Il continua avec force, mordant ses lèvres : On doit mettre fin à cela.Il se leva tôt et s’assit correctement dans son lit jusqu’au lever du jour. Il prit son petit déjeuner et se mit au travail se mettant à sa petite table. Il y resta jusqu’à l’après-midi. Il avait terminé plusieurs pages de la recherche. A cet instant, il était serein à tel point qu’il put enchaîner ses études sans trop d’efforts et il se rappela Marie : C’est une femme magnifique! Ses yeux sont tranquilles. Un simple regard D’elle laissait un grand effet en moi. Elle était avec humilité une femme distinguée. Il soupira fortement et dit
– Tu es encore au début du parcours. Tu dois endurer plus avant que tu ne prennes conscience.
Un jour à l’entrée de l’escalier, il rencontra la gardienne de l’immeuble, laquelle avait un caractère nerveux, une voix aiguë. Ses émotions changeaient avec les circonstances et les situations. Elle était gentille à sa façon. Il la salua en premier. Elle le salua avec froideur et un sourire étourdissant.
Il se figura la maigre femme le suivre marchant sur les bouts de doigts au moment où il montait
l’escalier sans toutefois regarder derrière lui.
Arrivé à sa chambre, il réfléchit à la solitude et aux heures qui s’écoulaient lentement, très lentement. Il sentit une fatigue inexplicable.
Il s’allongea un peu dans le lit, ferma les yeux et commença à s’imaginer Marie, ses attitudes,son comportement et ses paroles.
Il se réveilla sur le bruit du tonnerre, regarda dans sa montre, essayant d’agencer ses idées. Il se rendit compte qu’il a dormi pendant deux heures.
Il réfléchit à mettre de l’ordre dans sa chambre et à prendre un bain avant l’arrivée de l’hôte. Se laver était son principal souci. Il se précipita vers la douche du couloir externe, se mit sous les eaux chaudes. Cette chaleur lui donna bonheur, confiance et tranquillité. Il retourna dans sa chambre, dilua sa figure et son corps avec de l’eau de Cologne qui le rafraîchit davantage.
Puis, il se mit à mettre ses habits devant le miroir tout frissonnant de froid.
Il jeta un regard sur la chambre tentant de contrôler ses coins. Il contrôla tout ‘ C’est une chambre qui n’a presque pas de vie. Il se demanda : de la vie, y aura-t-elle aujourd’hui
comme y avait hier, avec Joseph pour que cette chambre se transforme en un petit paradis, en un havre de tendresse et de quiétude avec l’arrivée de Marie

-X!!!-
Bien qu’il a été à l’attente de ce rendez-vous, son coeur battait lorsqu’il a entendu une légère tape à la porte. Est-ce elle ? Ou quelqu’un d’autre qui a frappé à la porte par erreur et s’adressant à une autre chambre ? Il regarda une deuxième fois à la porte et commença à écouter attentivement. Il s’y dirigea peureusement. Des réflexions déplacées le hantèrent alors qu’il était à la porte. Il l’ouvrit poliment et se leva tranquillement devant la porte. C’est elle, il la regarda. Sa main qui tenait le verrou tremblait un peu. Il dégagea un long soupir lorsqu’il vit que personne ne le voyait. Toute l’angoisse qu’il sentait se dissipa après le sourire calme de Marie et la profonde tendresse que recelaient ses grands yeux. Son sourire a illuminé quelques cotés de sa vie obscure. Son accent un peu spécial l’a rendit plus à l’aise. Elle interrompit son regard perplexe en disant
– Puis-je entrer
– Avec tous mes souhaits de bienvenue, entrez.Excuse-moi, la chambre n’est pas à la hauteur de votre personne’
– Peu importe, nous sommes des étudiants. Tout ce qu’il devait faire c’est de reprendre conscience avec son sourire calme. Les premiers moments l’étourdirent. Elle déposa son sac noir sur le bord de la table comble de livres, de papiers et de cahiers. Il eut peur qu’elle ne le juge banal. Mais sa question sur le climat et la fluidité de la circulation balayèrent cette peur.
Il sentit qu’il s’enfonçait peu à peu dans un climat de tendresse qui lui a fait oublié tout : la fuite du temps, le tumulte de la rue, le bruit des voisins et leur passage dans le couloir externe ; il a oublié le monde entier.
A la première tombée de l’obscurité et lorsque le calme et le silence s’installèrent, il
réfléchit à caresser sa main en s’approchant d’elle. Mais Marie déçoit son désir en parlant de choses qu’il n’a pas cherché à comprendre. Elle ne tarda à sortir des objets personnels de son sac. Il sut après que c’était du rouge à lèvres et un petit miroir. Il rompit le silence en disant : On va dîner ensemble ou on va prendre un mets rapide! Il était tard et après qu’ils aient fini leur dîner, ils échangèrent des coq-à-l’âne. Il a perdu touts les actes et paroles qu’il avait préparés pour cette soirée ; les bonnes idées et les belles expressions. Une joie extrême l’emporta alors qu’il nettoyait sa petite table. En même temps, Marie évacuait les plats au labo en étant émerveillée par sa douceur et la chaleur de ses sentiments. Puis elle but son café et lui sourit poliment. Peu après un silence s’établit après une première bise suivie de soupirs de joie. Ensuite il se mit à parler de choses pas claires reflétant son bouleversement interne et il commença à se faire des reproches. Il sentit le désir de Marie, sa tendresse, ses réserves, sur lui au premier abord. Puis il l’entendit chuchoter et regardant un vieux pendule pour s’assurer de l’heure. Elle se leva brusquement, s’excusant de vouloir quitter”
– Il est encore tôt ?
– Non, je veux revenir à la maison avant neuf heures.
Il s’approcha d’elle et ils S’échangèrent un baiser. Il ferma les yeux pour ne pas voir la lumière. Un lourd silence pesa et emplit la chambre. Il voulut âprement que le temps ne
passât. Puis le silence s’installa. Chacun regarda l’autre :Tu es bizarre et gentil et elle rit brièvement et continua :« Bien, je m’en vais, il est tard. Nous nous retrouverons une deuxième fois. Je te contacterai incessamment après que je retourne de mon voyage, chez moi ».
Elle quitta lentement, se balançant légèrement .sortir elle dit :-
, On a passé un agréable moment
n’est-ce pas !
Il sentit bonheur et respira à longue haleine. Il se rappela les propos de son ami Reymond : «Un homme imagine le bonheur mais c’est la femme qui l’y conduit » et il dit secrètement : Ce qui s’est passé ne peut dépasser le cadre des relations externes. Tout viendra à la fin. Il faut seulement patienter. Oui, c’est vrai.
L’air devient dérangeant ; il décida de fermer la fenêtre. Après quelques minutes, l’air de la petite fenêtre devint chaud. Le sommeil commença à le harceler et il voulut l’ignorer. Après quelques minutes, il dormit sur le lit. . Il n’était pas à mesure de savoir le moment où il s’était levé pour continuer à dormir et savoir combien il était heureux.
Adam se réveilla sur les bruits des voisins dans le couloir externe ; voisins qui s’échangeaient les salutations matinales. Le ronronnement des moteurs commença à se faire entendre. Il jeta un regard sur sa montre puis ferma les yeux, expressément, afin de ne pas voir la lueur du jour et pour se faire jouir des souvenirs d’antan. Il souhaitait que les retrouvailles en amoureux soient éternels

-X!V-
Marie voyagea vers son village natal en compagnie de sa seur et arriva le soir. L’obscurité étalait ses ombres. Les chuchotements de la nuit se réveillaient pour appeler les oiseaux à chanter la symphonie du calme et de la tranquillité. Marie sentait un besoin criant à chanter. Les espoirs émanèrent de sa fierté de sa situation nouvelle. En découvrant Adam , Marie découvrit une nouvelle chaleur humaine qu’elle n’a jamais vécue. Une fois la famille autour de la table, la discussion se déroula lentement, entrecoupée à cause de l’émotion de Marie et de son étonnement. Emotion et étonnement qui s’interposèrent entre elle et sa mère. Celle-ci se mit à lui poser des questions lorsqu’elles s’étant seules, autour de la table, essayant de découvrir les projets de la jeune fille. Marie commença à raconter gentiment à sa mère ce que celle-ci voulait savoir. La timidité allait s’emparer d’elle au début. Mais au fur et à mesure, elle reprit confiance en elle même et découvrit son enthousiasme, et son engouement. Elle se mit à parler avec sagacité et confiance mêlées à quelque émotion. La maman sourit et renchérit en s’amusant : prends ton café, tu as eu froid. Au moment même, l’obscurité s’intensifia à tel point que la maman ne voyait plus le visage de Marie qui transmettait sa voix douce et chaleureuse. Elle se tut un instant. Sa maman comprit qu’elle cherchait des justifications valables aux propos qu’elle lui tenait. Et Marie continua ses propos relatifs à Adam :
– Ce qui me plait en lui c’est
…et elle se tut brusquement puis
continua : « ce n’est pas l’amour, car celui-ci comme le dit mon oncle paternel n’est qu’un nuage passager ».
– Tu dis cela par inadvertance et orgueil
– Non, maman. Moi, je sais ce que je dis
– Que c’est bizarre ce que tu dis ! Tu es riche en péripéties et tu viens de pleurer si tôt, tu es triste ? Tu aimes Adam ?
– Je vous aime tous, maman. J’aime tout ce lui qui me fait du bien, tout celui qui me traite avec souplesse.
– Peut-être que tu aimes Monsieur Daniel, également
– Je ne sais pas, mais Adam est plus ou moins différent
Comment
– Adam a une conduite irréprochable. C’est un jeune homme élégant. Il est par dessus le marché un homme de principes, de sentiments dignes que je n’ai vus nulle part.
– Marie, tu vas créer des problèmes au sein de la famille, et elle reprit en disant : mais rien ne fâche, l’important est que tu sois heureuse.
A peine ses mots terminés, Marie serra sa maman contre elle :
– C’est vraiment gentil, j’ai oublié de le présenter. Il est etudiant en lettres, hautement cultivé, humaniste et foncièrement humble. Je crois que tu vas le connaître bientôt. C’est un jeune homme de l’orient, friand de littérature. Il est par surcroît doux et tendre. Douceur et tendresse sont de tous temps ses meilleurs vertus.Ainsi s’est passée la première journée chez elle en campagne. Sans interrompre son discours, elle quitta sa place pour s’asseoir à coté de la fenêtre ouverte, regarda dehors dans le calme de la nuit et elle commença à monologuer : Je porte un fardeau qui meut en moi un étrange sentiment : peur et bonheur, allégresse et angoisse. Oui, je sens cela.
Mais ai-je confiance
-Bon et c’est ce qui m’inquiète. Ce qui me comprime c’est autre chose. Peut être la peur, la peur de l’inconnu. Le sentiment de timidité conséquent à ce que je vais faire je ne le sens pas. L’essentiel est qu’on aie un sentiment contraire qu’on soit honnête avec soi-même. Ainsi on se protège de tout mal. Elle cacha sa tête entre ses bras et ferma ses yeux puis se leva et regarda le jardin. Tout était calme. Au fond du salon elle entendit les tops entrecoupés de la pendule. L’écho du bruit disparut peu à peu, puis définitivement. Elle ne vit plus que la lumière de la lune éclaircir les arbres dont les feuilles se remuaient doucement donnant l’air d’une légère pluie.Au soir du jour suivant, Marie regagna Paris. Adam était à son attente à la gare du « Montparnasse ».
– J’ai cru que tu ne viens pas
– Je tiens à ma parole, chère Marie, et c’est mon devoir.
Adam réfléchit : Chacun de ses mots m’a rendu ivre. Ils échangèrent de rapides baisers en guise de salutations. Il sentit ses soupirs se dégager. Ils parlèrent du climat, du train, puis elle le demanda de ses nouvelles. Il saisit l”occasion et l’informa de tout. Les vieilles songes fouettaient Marie. Il lui parut comme si une ombre la guettait. Ce sentiment d’angoisse ne cessa de la hanter. Elle s’en libera peu à peu en se réconfortant par les propos de Adam et de temps à autre par ses quelques sourires. Au cours de leur discussion, son moral commença à s’améliorer de plus en plus. Ce qui l’a aidée le plus à surmonter ses sentiments ce sont les expressions douces qu’il lui a fait entendre. Adam devina dans ses yeux qu’elle avait quelque chose à dire. -Tu peux dire ce qui te choques
– Non, Adam , je suis bien.
Il tint sa main et poursuivit en lui demandant les nouvelles de sa famille
– Aujourd’hui on se retrouve au café de la Sorbonne. Comme ça on va chez-moi. Ne te laisse pas inquiéter et il continua
Nous devons discuter
Adam quitta le lieu. Après avoir été à quelques pas, Marie se rappela qu’elle ne l’a pas remercié pour son soutien et qu’elle ne lui a pas remis le cadeau qu’elle lui a apporté. Elle essaya de le rejoindre mais elle ne put le rattraper car elle était trop fatiguées. Elle eut l’idée de le héler mais elle renonça.

le jour suivant. Pas de pluie, pas de vent. Le soleil était brillant, les rues grouillaient de bruit. On voyait les figures des gens souriantes, riantes. A neuf heures, il quitta sa chambre avec un moral élevé. Il se promena dans les rues regardant les passants. Puis il se dirigea vers l’avenue « Saint Germain Debré », jeta un regard sur le café « Les deux magots », puis s’éloigna de nouveau se sentant lésé parce que venant prématurément au rendez-vous. Puis il se dirigea vers l’avenue «
Saint Michel » et quand il arriva au niveau du jet D’eau de la place de l’avenue, il s’arrêta, tranquille. Puis il revint et se mit à promener son regard là-dessus. Il la vit, brusquement, venir de l’autre bord de la rue. Etonné de l’avoir vue venir de cette direction, elle dit en respirant rapidement :
– Suis-je en retard
– Non, pas du tout. Toi, tu es toujours au rendez-vous. Il n’y a rien à perdre si tu étais venu en retard.
– J’ai passé pour poster quelques lettres.
Ils se mirent à marcher sur le trottoir. Elle lui dit:
– Mais, où veux-tu que nous aillons
– Là où tu veux ? .Ils marchèrent en direction de l’église Notre-Dame. Ses idées errèrent subitement. Sa situation financière l’accapara. Il n’y a pas de temps de badiner maintenant. Je suis avec une demoiselle responsable qui appartient à une grande famille. Et il dit, seulement pour dire quelque chose:
– Le climat est beau comme tu vois.Elle répondit en s’amusant:
– Oui, le soleil est lumineux aujourd’hui.Ils se levèrent regardant l’entrée de L’immeuble qui abrite sa chambre comme s’il ne l’a jamais vue. Elle interrompit ses idées en disant
– Est-ce que nous montons vers ta chambre
Il tressaillit et regretta de l’avoir conduit devant sa maison. Ils entrèrent dans l’immeuble et elle dit encore dans le couloir :
– Tu habites dans un quartier bourgeois.
– Oui, mais comme tu le sais ma chambre est modeste – Peu importe.Elle le prit de la main et lui chuchota dans L’oreille
– Pourquoi être si timide. Dans la vie, ce qui importe n’est pas le logement ni l’argent. Ce qui
est important c’est la joie, le bonheur.Il répondit
– Je suis timide à cause de toi.
– Oh! Je suis vraiment très contente. Et elle s’assit sur le lit de fer en disant :
– Qu’est ce que tu as ? Pourquoi tu ne parles pas Il se dit en son intérieur : Que tu est superbe ! Me voilà m’asseoir par là.Elle le regarda et dit
– C’est comme ça la vie
– Oui, il ne comprit pas ce qu’elle a voulu ou il ne l’a pas bien entendue.
– Elle dit en tapant légèrement sur le sol :-
La modestie est une vertu
Elle voulut le consoler. Elle l’a surpris par son discours. Il sentit une joie immense. Bien qu’issue d’une grande famille noble et riche, elle lui manifesta de la sympathie, essayant de le rendre heureux. Il commença à libérer quelques mots anecdotiques. Elle avança vers lui, tendit la main et dit à voix-basse et douce :
– Je t’aime.
La timidité s’empara de lui et il regarda vers la fenêtre. Il s’éloigna un peu et cela le dérangea. Elle ne dit rien.
Il se rendit compte que son comportement était méchant vis à vis d’elle.. Elle voulait le compenser par lui donner la permission de prendre un baiser et de la serrer contre elle.
Qu’elle m’aime
Il sentit humiliation et étourdissement puis il la regarda sans rien dire et cherchant quelque chose à lui dire. Il voulut lui faire comprendre que ses comportements, ne serait-ce que les plus anodins,peuvent lui causer problèmes et réprimandes surtout qu’il est quelqu’un de sensations aiguës et quelqu’un de principes et il entendit sa voix:
– Oh ! Mon Dieu
Il sentit qu’il la torturée inéxpressement.
Elle dit
– Pourquoi, tu es devenu si froid avec moi comme si tu ne m’avais jamais connue
– Je ne suis pas froid, ma bien aimée.
– Mais pourquoi, tu es si étourdi
Elle avança plus vers lui, tendit sa main et le regarda en tenant son cou entre ses bras. Les signes de joie se lisaient dans ses yeux. Il se releva la regardant craignant qu’elle ne soit obligée de lui manifester tant de tendresse. Il voulut changer de stratégie et dit
– Que tu es belle
Elle répondit à voix presque étranglée :- Ta position m’a rendue plus émerveillée. Tu deviens plus admirable à mon sens. Tu es vraiment
magnifique
Ils se tinrent tous les deux debout se regardant L’un l’autre durant un laps de temps.
Marie sentit une joie extrême et dit en elle-même : Maintenant les choses vont aller de plus bon. Je N’aurai plus crainte. Les songes sont le pire qui soit, et elle continua : Adam est un jeune homme exagérément sérieux. Il veut qu’il reste innocent et qu’il planifie pour des projets d’avenir. Elle lui sourit et dit
– Je suis en retard, je vais à la bibliothèque.
C’était tout ce qu’elle a dit. Elle ouvrit doucement la porte en disant
– Bonne journée, et lui tendit une petite carte en disant : il faut me contacter demain et elle sortit
Elle descendit de l’escalier en le saluant de la main. Il retourna dans sa chambre très content, se rappelant tout ce qui s’est passé. Rien ne lui échappa , même les détails les plus anodins. Il pensa chaque mot : mon comportement était droit. Il ridiculisa certains de ses comportements et pensa à maintes reprises à ce qu’il a dit : je ne souffrais de rien et ma conduite était irréprochable
Il se mit à monologuer et se sentit immensément heureux. Ce dont j’avais réellement besoin était ce grand moment plein de vie ; ce moment de joie totalement exempt de tristesse. Les jours se suivirent toujours beaux, émaillés de belles retrouvailles Les deux amoureux organisèrent ensemble plusieurs sorties. Ils se promenaient souvent tout au long de la Seine jusqu’à la lisière de la Tour Eiffel. Marie en était contente.
Des semaines passèrent, puis d’autres. Marie décida de l’inviter chez elle. Il se montra peu enthousiaste prétextant être occupé par l’écriture et par d’autres travaux. Mais il se vit obligé d’abdiquer. Il se mit à réfléchir brusquement. Il ne put trouver ne serait-ce qu’une petite idée qui vienne à sa rescousse. Son esprit se bouleversa étrangement : malgré tout, avoir connu Marie m’a impulsé beaucoup en avant. J’écris mieux que dans le passé et de façon satisfaisante. J’étais sûr que je serai à même de réaliser beaucoup si mes conditions étaient meilleures. Il continua à écrire sans trêve, remplit pages après pages. Brusquement ses idées commencèrent à refléter ses problèmes du loyer. Comment puis-je évoquer ouvertement mes conditions à Marie ? Il y aura un moyen de trouver de l’argent. Il poursuivit : en effet, la revue a accepté de publier mon premier article. Une fois publié, je percevrai ma paie. Il y aurait une autre solution. Je dois y réfléchir et je dois fournir un grand effort. La pauvre jeune fille est tombée amoureuse de moi. Il était neuf heures. Une idée lui sauta brusquement à la tête. Aller droit vers son ami Youssouf pour trouver une somme d’argent. Il renonça fortement à l’idée. Il se dirigea vers la boite aux lettres. Il eut le sentiment qu’un ange tombait du ciel lui apportant une aide. Il prit son courrier, rebroussa chemin et frotta ses mains entre elles de joie lorsqu’il vit la lettre de Joseph. Il s’assit sur le bord du lit, ouvrit la lettre et commença à la lire intégralement. Brusquement il sauta et se mit debout ! Enfin, la délivrance. Je ne prévoyais pas cette lettre. C’est la première lettre qui me parvient de Joseph et je ne lui avais rien demandé. Il jeta un deuxième coup dil sur la carte : c’est une carte de veux à l’occasion du nouvel an sur laquelle il a écrit quelques phrases: « Cher frère, pourquoi tu ne m’as pas tenu informé de tes conditions ? Mes conditions matérielles se sont améliorées et j’ai décidé de te réserver un montant mensuel. Pour quoi tu ne m’as pas demandé purement et simplement ? Ton frère m’a informé que ton nom n’a pas figuré sur la liste des bourses scolaires. J’espère que tu acceptes ce petit geste qui n’est pas une paie mais un signe de reconnaissance de ce que tu m’avais fait. C’est une matérialisation d’un conseil de ma regrettable mère ». Adam déclencha un grand rire empreint de joie ; un rire semblable à celui d’un enfant. Ses yeux larmoyèrent subitement en se rappelant la mère de Joseph . Il essaie de se souvenir de ses sentiments d’il y a quelques mois lorsqu’il a lu la lettre de la mère de Joseph dont les mots étaient agréables. Cette lettre lui brilla comme un éclair, lui projeta fugitivement les visages de Joseph et de sa mère qu’il a perçus comme étant angéliques, volant en plein air. Toutes ses images et souvenirs se confondirent puis disparurent. Il toussa, se tint plus fortement pour se calmer. Il se sentit joyeux, s”allongea dans le lit, ferma les yeux et se rappela brusquement sa mère à qui il se mit à parler. L”image de sa mère et celle de Joseph s’enchevêtrèrent :
? maman ! Combien tu es une grande créature. Me voici assis ici éprouvant amour pour toi. Tu es la plus grande personne dans cet univers. Tes yeux brillent devant moi d’une manière sans précédent. Je te garantis, maman, que tes souvenirs resteront indélebiles en moi. Hier je n’ai pensé qu’à toi. J’ai pensé à une chose que je dois te demander. Tu me tendras tes mains une deuxième fois. Te voilà me donner tout ce dont j’ai besoin. Qu’Allah soit avec toi. Je me suis toujours tenu à te satisfaire. Tu sauras, si tu me crois, que ma conduite est irréprochable. Approche pour que j’embrasse tes mains. Je me prosternerai devant toi pour une minute, pour un moment.
Adam poursuivit son monologue : je ne suis pas fautif car je n’avais pas d’argent. J’avais des sommes, de grandes sommes. Depuis une année je n’ai empoché qu’une petite somme gagnée d’un article que j’ai publié dans la revue. J’ai dépensé une grande partie de cet argent au profit de Joseph pour plaire à sa mère. En ce temps mon nom figurait sur la liste des boursiers mais il s”est subitement volatilisé. Tout s’est envolé. C’est la vérité.
Tu te rappelles Mama!
Tu m’as demandé d’aider mon ami Joseph et de faire tout ce que je pouvais pour que vous et sa mère soyez heureux.
Il voulait me donner de l’argent et couvrir tous les frais de mes études, alors je lui ai demandé de lui rendre l’argent après avoir reçu mon argent de l’héritage de mes frères. Dieu a voulu me récompenser pour l’aide que j’ai apportée à Joseph lors de son séjour à Paris..
Tu sais, maman il ne faut pas se fâcher contre moi. Je ne pense qu’à te rendre heureuse. J’ai
connu une jeune fille française et ayant un esprit oriental. Si tu la connaîtras tu l’aimeras.
Excuse-moi et pardonne-moi, toi, ma mère, de ne T’avoir pas avertie et de ne pas avoir pris ton point de vue. Mais j”étais obligé de le faire.
Quand j’ai voulu manger une partie de la pomme à l’instant même dans le lieu où je suis maintenant, ta voix m’est parvenue de derrière. Je n’ai pas agi. Je n’ai pas bougé d’un pouce. Je m’efforçais à te demander si je pouvais cela. Mais tu ne me permettras de le faire et je ne le ferai pas. Je ne l’ai pas fait de crainte de te fâcher et de désobéir à Allah. Tu as sûrement compris de quelle pomme s’agit-il. Ce n’est pas vrai et j’ai oublié de manger comme mangent les autres car je sais que cela te déplaira et je me suis suffi du toucher et du baiser. Je ne pouvais que la toucher. Qu’Allah me pardonne. C’est la vérité, maman. Tu ne dis rien. Tu ne réponds pas. Je te supplie de me laisser faire cela et je ne ferai rien de mal. J’ai éclairci les choses à Marie pour qu’elle sache que je suis de ce type de personnes. Cela l’a poussé à m’éprouver plus d’amour et d’admiration. Je suis fier d’elle et fier de toi, ma mère. Je sens que je dis beaucoup de ce que je voulais dire et dont j’avais besoin de dire. Je te dis au revoir. Je te demande d’être satisfaite de moi et de me supplier Allah dans tes prières.
Adam se leva et posa la lettre de Joseph sur la table, tout joyeux. Il se rappela son rendez-vous avec Youssouf et Raymond . Et de réfléchir : aujourd’hui les choses vont bon train. Il a trouvé ce dont il aspirait. Il mit son costume et dit: la rencontre sera intéressante.

-XV-
Le soir dans le café « Select » au Montparnasse,
Adam rencontra deux amies Raymond et Youssouf après une rupture qui a duré plus de trois mois. Content de les retrouver, il sentit une grande joie et s’échangea avec eux les salutations. Il sentait profondément qu’ils étaient des amis qui l’entouraient de leurs sympathie et amour. Il s’est familiarisé à eux depuis qu’ils se sont rencontrés pour la première fois dans la cité universitaire. Il sentit une grande liesse en s’asseyant à coté d’;eux. Il se précipitèrent pour l’accueillir le plus chaleureusement possible. Adam s”assit sur une chaise au bord de la rue. Il parlait de culture et d’autres choses sans aucun lien comme à l’accoutumée. Après avoir lui souhaité la bienvenue, Raymond poursuivit son discours
– Quels sont les paramètres que l”on utilise dans la comparaison
Il répondit à lui-même : la valeur de toute civilisation, son progrès, dépendent du l’estime qu’elle a envers les droits de l’homme. C’est le principal paramètre pour juger une civilisation. Une civilisation doit garantir les droits de l’individu tels que l’égalité devant la loi, la liberté du culte et de la pensée, l’édification de soi-même. Ce qui importe n’est pas les textes écrits, c’est plutôt la pratique des contenus, par les preneurs de décision. Une pratique sérieuse et spontanée. Raymond continua son discours avec sagesse et confiance. Youssouf l’interrompit en disant:
– La majorité des pays du tiers monde qui sont sortis du joug colonial ont essayé de profiter des expériences démocratiques occidentales.Mais,malheureusement la participation politique a entraîné des résultats néfastes qui n’ont pas encouragé un développement, mais plutôt entraîné l’instabilité en ce sens que l’oppression politique et sociale a pris la place à l’oppression de l’armée colonisatrice. Il y a bien sûr des exceptions dans quelques pays.Raymond haussa l’épaule en signe D’approbation.
– Cette vérité nous pousse, en réalité à se poser une question. Pourquoi
– La cause émane-t-elle de notre culture ? La cause est-elle due au fait que nous sommes encore un peuple qui souffre de plusieurs maladies don’t l’analphabétisme et le sous-développement ? Est-ce que c’est dû au fait que L’expérience démocratique occidentale n’est pas sur mesure pour nos sociétés? Pourquoi les expériences politiques réussissent-elles à l’échelle mondiale et quand elles sont au
niveau de nations riches en patrimoine culturel, elles sombrent provoquant plus de conflits
Youssouf commenta: En réalité, ce n’est parce que ces peuples ne sont pas à la hauteur mais parce que cette pratique n’a pas été donnée à ces peuples. C’est aussi parce qu’il leur manque le système politique. En plus il faudrait éradiquer l’analphabétisme, généraliser l’enseignement, aussi faut-il la sécurité économique et la stabilité politique. Cela ne peut s’accomplir que par planification et organisation. C’est un problème de temps. On ne peut pas dépasser les frontières. Adam était totalement capté par les propos de son ami. Il était moins bouleversé. Son esprit devint serein. Les idée se faisaient fleuve mais Raymond continua à basse-voix : A mon avis les conditions critiques des peuples tentent de forger leur chemin dans les rochers à la manière de l’herbe qui poussent sur les trottoirs. Ces peuples ont vraiment besoin d’une chose indispensable qu’est le bon travail et c’est la responsabilité de l’élite. En effet, notre responsabilité est colossale. Commençons le projet par travailler, écrire et diffuser les bonnes idées pour que le soleil se lève de nouveau!
Raymond était très informé et ses amis écoutaient attentivement ses idées. Adam écoutait sans dire mot. Il attendait qu’il ait l’occasion de parler. Il profita du silence de ses amis et se mit à chercher un sujet déterminé de discussion. Il ne trouva rien. Encore, ses idées commencèrent à se morceler. Enfin, il se mit à s’équilibrer légèrement, commença à parler avec quelque angoisse :
– Pouvons-nous dire toute la vérité chez nous sans intimidation sachant que les principes sur lesquels nous fondons nos écritures est l’écho de la conscience de la majeur partie de la planète ? Nos voix ont-elles une répercussion dans nos pays ou meurent-elles avant qu’elles n’ y arrivent
Puis il continua avec une voix basse, désarticulée
-Pouvons nous dévier les visions des gens de l’obscurité vers la lumière et la vérité ? Ou serons- nous comme ceux-qui nous ont devancé, ou ceux-qui n’ont pas pu atteindre leurs ambitions, ceux qui se sont effondrés à cause des obstacles et entraves ? Raymond acheva la discussion : Nous devons ajouter un nouveau jalon à l’édifice même si ce ne sont pas nous qui le terminerons. Certes, d’autres
viendront continuer la construction et c’est le train de la vie. Je ne sais pas mais je sens dans mes profondeurs une force qui s’acharne à sortir. Elle sortira avec le temps, si le ciel le voudrait. Il se tut un instant, son regard glissa à travers la fenêtre et il soupira : On doit comprendre la notion du temps, on doit mesurer le temps par la parole. C’était hier et ce sera demain. A cet instant même c’est tout le temps, tout ce que contient le temps. L’audience continua jusqu’à minuit. Un brouillard étrange point, brouillard plein de couleurs de cette discussion. Alors que Adam réfléchissait, d’excellentes idées défilèrent dans sa tête. Cette dernière expression que j’ai entendue chez Raymond est la meilleure expression que j’ai entendue cette semaine. Elle s’est emparée de tous mes sens. Elle est digne d’être retenue. Raymond a un sens philosophique aigu. Adam sortit en prenant congé de ses deux amis. A peine perdu ses amis de vue, les songe se mirent à se bousculer dans son esprit. Il marcha à grand pas vers le jardin, précipitamment et à parcourir pédestrement ce trajet séparant le café de son logement.
Soudain et d’une manière inexplicable il reprit sa vision éclairée. Les idées évocatrices qu’il venait d’entendre dans le café alimentèrent son esprit. Il répéta dans son intérieur : Non, non la chose est plus importante que l’on imagine C’était possible dans le passé, aujourd’hui les chose ont changé. Faisant chemin, il passa par le Panthéon et essaya de se remémorer les noms de ces hommes. Il ne pu se les rappeler. Il ne put même se rappeler ce qu’il a senti sitôt au moment où il errait dans les rues de Paris. Leurs images lui défilèrent dans l’esprit. Leurs figures ressemblent à des fantômes difformes. Il marcha moins vite pour quil trouve loccasion de réfléchir et de méditer sur ces grands hommes. Chacun de ces grands hommes endosse lhistoire de sa réussite et de sa grandeur. Il était amateur dintrigues, heureux de rendre facile, ce qui est difficile. Par son orgueil, son audace, son zèle, il a réalisé les miracles. Il continua son chemin et il arriva dans sa chambre. Il passa un instant debout au milieu de la chambre puis il sallongea sur son lit en se rappellent la discussion du café. La conversation avec ses amis lui a redonné confiance et il sentit le désir de réfléchir. Ensuite il éprouva une fatigue excessive et passa un instant en fermant les yeux. Une véritable maïeutique envahit son esprit et il resta à lécoute des bruits cachés qui lui donnaient affection. Il ne sut si cétait des réalités ou des illusions que lui apportait l’espoir et limaginaire. Adam sut qu une force intelligible le poussait à réfléchir et il se mit à murmurer reprenant le discours de son professeur et ses discussions répétées avec Marie et avec ses amis. Des expressions entrecoupées lui vinrent sans qu’il puisse les éviter. Elles prennent le chemin vers son esprit : Rien ne développe l’imagination, l’étend, l’intensifie que l’art. L’homme doit imaginer et s’exercer à imaginer. Après beaucoup d’exercices s”ouvre devant lui des images transparentes inhabituelles ; des images nouvelles émanant des images habituelles. Elles émanent d’une nouvelle création….
. Il se rappela les propos de Marie

Le rêve est beau, l’espoir est le compagnon de l’affection. S’il ne te gagne pas, il te distrait. Au moment il était allongé dans son lit, il se mit à murmurer tout ivre de joie latente. Il s’aperçut à ce moment que ces réflexions l’ont reconduit dans le Louvre, ont animé chez lui le désir d’écrire et de peindre. Elles ont éveillé en lui les espoirs émanant de sa joie, l’appelant à nouvellement réfléchir. C’est une preuve éclatante de sa découverte de sa nouvelle personnalité. Un moment passa et il sentit le désir de chanter. Il commença à chuchoter pour briser le silence. Des images anciennes et agréables de son passé lui revinrent à l’esprit. Il se sentit plus tranquille.
Adam se réveilla très tôt le jour suivant.
Lorsqu’il ouvrit ses yeux il remarqua que l’obscurité régnait toujours. Il voulut redormir mais en vain. Il reprit éveil peu à peu et commença à se souvenir du débat de la journée précédente. Soudain, un bon sujet de rédaction lui vint à l’esprit. Il s’allongea sur le lit répétant les idées pour lui-même. Il les jugea excellentes. Sans tarder, d’autres idées s’y ajoutent. Il se réveilla aussitôt, se mit à table et commença à traduire des idées qui encombraient son cerveau. Il écrivit comme s’il était chargé d’effectuer un devoir d’écolier. Il remplit pages après pages sans s’arrêter. Les idées lui vinrent spontanément, affluentes, comme un fleuve vers lequel divergent d’autres cours, à tel point qu’il ne put les retenir rapidement. Il continua à écrire avec envie comme s’il évoluait dans un autre monde intelligible. Les idées lui parvenaient toutes fois qu’il s’arrêtait d’écrire. Il rédigea vingt pages et se demanda : Si ces pages étaient dignes de considération, de lecture et d’édition je réaliserais quelque chose! Il se mit à recopier au propre ce qu’il a griffonné en modifiant quelques paragraphes veillant à l’enchaînement des idées. Fini, il lit et relit ce qu’il a écrit. A chaque fois, il ajoutait ou modifiait un paragraphe jusqu’à ce qu’il ait senti fierté de ce qu’il a écrit. Il y avait une expression qui le traquait et le décourageait toute fois qu’il accomplissait un travail, elle
créait en lui une sorte de déception. Une expression qu’il a lue dans un livre : « Le toubib ignorant peut tuer une personne. Mais l’artiste ignorant peut tuer une nation ». La lumière s’intensifia dans la chambre et la matinée se faisait belle à l’extérieur. Le brouillard épais qui enveloppait les maisons avoisinantes se dissipait. Il se rappela le locateur de la maison : il faut que je l’avertisse de mon départ avant la fin du mois pour qu’il sache que je suis un homme qui se fait respecter. Il eut l’idée de le remercier et de lui donner un cadeau qui efface les traces des mois derniers afin de lui démontrer combien les jeunes qu’il a abrités dans sa maison étaient honnêtes et de laisser
de beaux souvenirs dans sa mémoire. Il continua à passer en revue ses idées et sentit que les idées qu’il a mentionnées étaient une inspiration et une réponse aux interrogations d’hier dans le café

-XV1-.
Il se leva le visage radieux et sortit inaperçu. Lorsqu’il arriva au siège du journal, la secrétaire lui signifia d’attendre quelques minutes. Puis elle prit de lui l’article et se dirigea vers la porte interne. Adam s’assit dans la salle d’attente : Ses mots ne sont pas encourageants. Elle parut parler avec moi en terme de devoir. La salle grouillait de bruit. Il y avait un jeune homme qui s’apprêtait à sortir et qui se mettait à parler gentiment avec la demoiselle. Ses paroles montraient qu’il était correspondant du journal. Puis il s’excusa et sortit. Au même moment, les bruits des fonctionnaires qui discutaient houleusement se faisaient entendre. Ils le regardaient de temps à autre. Ce regard l’étourdissait excessivement sans toute fois accepter de changer d’attitude. Il attendait pour voir comment iront les choses et il lança un petit soupir et commença à monologuer : Oh! J’ai fait ce que je peux. Pas loin, on pouvait lire quelques notes relatives au déroulement du travail, collées sur le tableau d’affichage. Il jeta le regard sur le mur externe où était affichée une vieille pause qu’il examina. Il y avait un groupe d’artistes. Il en reconnut « Jean Paule Sartre ». Il commença à chercher le mouvement littéraire auquel appartient cet écrivain.
C’est l’existentialisme qui a façonné les gens en France et façonné le monde entier.
Les idées défilèrent dans sa tête et il se rappela ce qu’il a lu sur cet écrivain. La Pièce, la Nausée. Sa vie était modeste. Il ne vivait pas dans une tour d’ivoire. Il se promenait dans les marchés, fréquentait les cafés et les clubs, assistait aux cérémonies comme l’une des personnes les plus ordinaires. Chose qui vous paraîtrait bizarre! Il se souvint alors des propos de Marie qu’elle tenait dans le café « Les Deux Magots » : Il est vraiment bizarre que nous nous trouvions aujourd’hui dans le même lieu que hantait Sartre et sa femme. Tout ce flux d’idées l’envahit dans ces moments d’attente et il continua : « Oui, Sartre a façonné l’expérience de la vie, peint la souffrance par la littérature et la culture pour ainsi créer une joute entre intellectuels ; joute que vivent les gens d’aujourd’hui. Il se tint correctement dans le fauteil et passa des moments de réflexion sur cette question. Il sentit un grand bonheur s’infiltrer dans son sang, coupé subitement par la voix de la demoiselle : Allez-y, entrez. Il tint ses papiers et se mit à agencer dans son cerveau tout ce qu’il aura à dire. L’homme était assis à son bureau, absorbé par l’écriture de quelque sujet. I’homme ne dit mot. Il ne répliqua même pas à sa salutation qu’il n’a pas peut être entendue. Sa voix était étrangement basse que celui ne put l’entendre. Ses Battement de coeur redoublaient d’intensité. Le monsieur sourit légèrement, et le pria de s’asseoir. Il resta debout un instant, le regardant, repensant les choses et il l’interrogea
– As-tu déjà travaillé dans la presse
Il devait comprendre ce qu’il visait et répondre convenablement avec une langue correcte. Il réfléchit et répondit tout fier
– Non, mais j’ai travaillé comme correcteur de langue. J’ai déjà écrit des articles pour le compte de plusieurs journaux et revues, il y a quelque temps.
Il réfléchit plus longuement, le regarda : Votre façon d’écrire dénote d’une transparence particulière. Bien, vous l’imprimez et le rendez à nous. Adam se leva calme, se mit à sourire. Pris de joie, il ne vit plus rien. Il le remercia et sortit rapidement. Il ne vit personne dans le couloir en sortant et il monologua : Je pense que la situation sera meilleure. Il s’enorgueillit. Je n’attendais pas plus. J’attendais quelque chose. Il marcha directement vers la cité universitaire, remua sa main, fier de son article et parla à haute-voix se rappelant les propos de Marie : « Ne tabstiens pas du travail de peur d’etre critiqué. Sinon, tu ne travailleras jamais », et il continua : C’est une grande femme. Et il se mit à monologuer : Combien je suis heureux au moment où je marche de rue en rue. Je serais mieux si j’étais suffisamment chanceux, si je pouvais publier ce deuxième article. Il sourit et poursuivit ses réflexions : « J’ai besoin de continuer à écrire pour passer aux idées suivantes et continuer la suite de mes articles progressivement ; des articles littéraires qui aboutiront à un essai qui soit le début de mes livres Que c’est merveilleux quand la personne réalise un rêve ! C’est devenu chose faite. Merci à Allah. Emporté par la joie, il murmura : Ma rencontre avec elle sera intéressante. Je la regarderai en face et lui communiquerai l’information. Ma conduite sera irréprochable. Il prit le chemin du magasin pour acheter un manteau qu’il portera afin qu’il ait bonne tenue devant elle. Aux environs de dix-sept heures, il quitta la salle avec un moral bien élevé. Il se tint debout devant la bibliothèque et jeta un regard fugitif dans les rangs des étudiants, assis. Marie le vit rapidement sans qu’il ne s’aperçoive. Il marcha tout réjouit dans le couloir de l’immeuble, impatient. D’où viendra-t-elle ? Que lui dirai-je ? Il arriva au niveau de la porte extérieure, s’y leva quelques instants. Il promena son regard et entendit les pas de femme derrière lui sans qu’il se retourne. Puis il entendit un bruit agréable l’interpeller :
– Adam! tu es ici depuis longtemps
– Non, non jamais, je viens juste d’arriver.
– Tu vas au café
Il sentit une joie indicible et une fierté ineffable
en la regardant. Son coeur palpita. Quel bonheur
que de s’asseoir à coté d’une jeune fille
et de parler avec elle avec grand esprit. Elle dit :
– Tu as l’air meilleur que dans le passé. Les fois passées, tu était inquiet.
Adam resta bouche bée, devint plus ou moins étourdi et il n’arriva pas à trouver le bout du fil pour commencer la discussion. Il la demanda : tu aimes t’asseoir dans ce café ? Elle fit un signe de oui par la tête et reprit :
– L’autre café n’est-il pas plus commode que celui-ci ? Elle indiqua l’autre bord de la rue, faisant allusion au café « Saint Anders des Arts ». Il la demanda:
– Mais, pourquoi, as-tu voulu fixer le rendez-vous là-bas
Elle répondit par un sourire – Je ne sais pas, mais je n’ai pensé à rien à cet instant.
La jeune fille étant confiante en elle. Il réfléchit
Combien j’ai espéré parler avec elle spontanément d’un sujet qui soit à la hauteur de cette audience Youssouf peut parler de sujets intéressants,N’importe lesquels. Il dit comme s’il a trouvé le bon sujet :
– Qu’est ce que tu bois ? une bière ? ‘ un café
‘ s’il vous plait.
La fois passée, j’ai bu la même chose. Oui,C’est la boisson que vous prenez souvent. Il vit les choses en rose. Il reprit confiance en lui. Son discours sur sa visite du jour était la source de sa fierté, car il a réalisé les choses dont il rêvait.
Ses mots sortirent aisément. Il ne se fait plus de reproches sur ce qu’il dit. On dirait qu’il tourne le dos à toutes les images monotones des jours révolus.
Elle interrompit ses réflexions
– je suis très contente, j’ai beaucoup pensé à toi, et elle continua
Combien je suis contente de sortir cette nuit
J’ai passé toute la journée dans la bibliothèque et je ne veux pas rentrer directement à la maison.
Elle continua en inspirant fortement l’air
– Ce soir est agréable , il dégage l’odeur du printemps.
Adam emmena Marie à la gare puis il rebroussa chemin lentement. Soudain il eut une chaleur morale en se rappelant la dernière expression de Marie : «Un artiste peut vouloir être de renommée toute sa vie sans y parvenir, un autre plus inspiré y parvient facilement ».
Il grogna en son intérieur : je n’oublie pas cette belle journée. Une bruine caressait son visage
Il s’arrêta devant la librairie Gilbert et se mit à passer en revue les titres de livres. Puis il continua sa marche regagnant sa chambre.

-XV!!-
A la mi-juin, Adam accompagné de Marie se dirigèrent à la gare du Montparnasse pour aller rendre visite à la famille de Marie
Le train se mit en marche avec une vitesse vertigineuse. Adam sentit de la joie en saccade l’envahissant et s’infiltrant vers son cœur. Le voyage était plaisant. Il faisait beau. Sur le trottoir de la gare, la jeune sœur de Marie les attendait. Elle s’appelle Simone. Elle les accueillit avec politesse et gentillesse. Marie monta dans la voiture à côté de sa sœur après le lui avoir présenté. Adam prit place dans les sièges de derrière.
Adam dit : la ville et le village sont diamétralement opposés. Ici les gens sont calmes et tranquilles. La sœur de Marie lui répondit par des propos qu’il ne put entendre à cause du ronronnement de la voiture et du bruit du train qui passait. Elle sourit en continuant.
Oui, c’est vrai. Entre temps, Marie se résignait à ses méditations. Après une demi-heure, la voiture s’immobilisa devant la maison des parents de Marie.
La maison avait une terrasse modeste avec une architecture plus ou moins ancienne. La façade principale de la maison se trouvait directement en face de la rue principale. De derrière, la maison était à la lisière d’une petite forêt. Lorsque la voiture s’arrêta, Adam descendit puis ouvrit la portière de devant prêtant main forte à Marie. La bonne suivit Marie qui alla à la cour de la maison entourée de gros et vieux magasins. Elle l’aida à ôter le manteau. La mère de Marie avança et leur souhaita bienvenue, exprimée par un sourire et une contemplation. Marie dit
C’est Adam et elle regarda la servante en souriant
Et celle-ci, c’est Marguerite qui fait excellemment la cuisine.
La servante se mit à regarder curieusement Adam. Tout le monde se dirigea à gauche et entra dans le salon.
Avant que Marie ne commence à parler, la mère ouvrit une porte latérale et une deuxième chamber les pus petite se fit voir ; une chambre qui ouvre sur le jardin de derrière et elle dit
Adam, voilà ta chambre. Elle est meublée par Marguerite conformément à mes consignes. Je la trouve acceptable et je serais contente si elle te plait !
Il tira son bras de sa main, la remercia d’un sourire puis la regardait pour constater l’impact de ses mots. Elle ne tarda de virer son regard vers Marie. Il dit au fond de lui
Je ne suis qu’une pauvre personne devant cette grosse table, ce tapis persan et cette table bombée de bibelots. Ensuite, il avança vers la mère en souriant et la remerciant sur l’accueil chaleureux. La mère sourit doucement et dit d’un ton posé et sagace
Allons-y, asseyons-nous et prenons quelque chose et elle continua ses paroles
Où devons-nous le prendre ? Ici dans la véranda ou à l’intérieur ? Puis elle rit et regarda Marie. Elle voulut l’égayer.
Au matin du deuxième jour, Adam se réveilla et trouva des difficultés à reconnaître ce qui l’entourait : Où étais-je hier ? Est-ce vrai, je suis chez Marie ? Hier soir, j’étais exténué à tel point que je ne pouvais voir exactement tout ce qui m’entourait.
Il commença à examiner l’endroit après être plus relaxe
Oh ! Quel bonheur ! Je n’ai pas senti tout ce bonheur au cours du voyage. Mais, où est Marie ? Tout ce qui m’entoure est calme. Il n’y a personne !
Il n’entendait que le bruit d’une voiture qui roulait sur la route. Il était huit heures. La mère à sa fille
Le monsieur est sorti très calmement. Je n’ai rien entendu.
Se réveille-il toujours si tôt
Oui, maman, il est toujours comme ça et il n’aime pas trop dormir.
La mère remarqua que sa question n’était pas pertinente. Elle reprit la discussion en disant :
Il a raison, car se réveiller tôt chaque jour est une bonne habitude et c’est l’habitude de ton père.
Maman, maintenant je vais sortir à la véranda. Mon père est-il dans la maison où il est sorti
Je pense qu’il était sorti à la banque mais il est revenu depuis quelques minutes.
A l’instant, la servante vint, apportant le café. Elle étendit la nappe du petit-déjeuner sur une petite table située dans l’un des coins de la véranda.
Adam ne tarda pas de venir et ils continuèrent la discussion. Ils parlaient tantôt du piaillement des oiseaux et tantôt de leur planning quotidien de la visite du quartier. Ils interrompirent la discussion lorsque le père de Marie vint en souriant. Il apprécia la visite de Adam et parla du climat. Les yeux de Marie cherchaient à ce que son père soit content de l’arrivée de Adam. Elle obtient gain de cause.
Son père sortit calmement affichant de la joie tachée d’angoisse.
Ils poursuivirent leurs discussions relatives au programme des visites, puis ils sortirent et se déplacèrent entre les différents commerces du village’
et ils retournèrent à la maison pour prendre leur déjeuner.
C’était une occasion qui a permis à Adam de faire la connaissance de la famille de Marie et de connaître de nouvelles habitudes opposées aux siennes. Marie se comportait humblement et avec plus de fierté et de confiance en soi, grâce à l’enthousiasme qu’ont montré son père et sa mère vis-à-vis de l’hôte.
Toujours est-il que le découragement la hante, mais ne l’effraie plus. Du moins, ce découragement s’amenuisait passagèrement. Le soir, ils allèrent dans un restaurant aux confins du village, au bord d’un petit lac, encadré dans les hauts hêtres. On voit sur la surface de son calme les fleurs du “lotss”. » Le paysage était captivant. Le paysage tuileaux du village On se mit à table à coté de la fenêtre qui ouvrait sur le fleuve. Elle fixa son regard dans ses yeux tout emplis du courant provenant de la fenêtre et elle déclara : Combien je suis fière de ton arrivée. Elle lui souhaitait toujours la bienvenue et sentait que ces débats la ravissaient et la rendait active. Ils échangèrent une discussion intime avec beaucoup de joie. Puis, ils quittèrent le restaurant pédestrement et arrêtèrent à plusieurs reprises au bord du fleuve.
. Ils quittèrent le restaurant à pied et s’arrêtèrent beaucoup sur le bord du lac.
Au matin du jour suivant, il prit le train pour regagner Paris. Il sentit un bonheur et une joie indicibles. Marie passa une semaine supplémentaire parmi ses parents.
Ce qu’elle a planifié s’est réalisée. Son père se comportait avec elle en père qui fait attention de l’amour exagéré. Seule sa mère l’entourait de tendresse et d’amour. Le père dit : Marie est une fille excellente, seulement son amour envers Adam n’est pas naturel. C’est ce qui m’inquiète des fois, bien qu’il paraisse gentil ? Comment se sent-elle vraiment envers lui ? La mère répondit : que veux-tu dire
Je veux dire ce que je veux dire et tu le sais. Est-ce qu’elle est heureuse ? Rencontre-te-elle des obstacles. D’emblée, il m’a semblé qu’elle l’aime plus qu’elle ne l’apprécie ; ce qui est à mon sens illogique.
L’amour n’est pas éternel
Tu reprends toujours ces sujets que nous avons maintes fois évoqués. Comment conçois-tu une jeune fille et particulièrement ta fille ? Penses-tu que nous pouvons atteindre tous ces objectifs si aisément. La vraie réalité est toujours voilée et ta fille évite de me dévoiler ses secrets. Elle est, par-dessus le marché, une fille rusée, mais très douce et elle continua
Oui, elle est d’une grande bonté. A part çà, je ne suis sûre de rien. Naturellement, elle ne se préoccupe pas trop du lendemain. Je suis confiante quant à sa relation avec Adam. Leur relation parait s’harmoniser davantage au fil des jours.
Dans cet ordre d’idées, elle m’a évoqué quelque chose. Ce qui importe le plus, c’est que je l’ai vu de mes yeux. Et qu’est-ce qu’elle a dit
Elle a dit qu’il est un homme bon, cultivé, étrange dans ses caractères.
Il avait des moments où elle le craignait. L’important est qu’il est un homme de principe et c’est ce qui me rassure sur elle en dépit de la différence des dogmes. Mais, cela importe peu ces jours-ci, car le monde est devenu restreint. Elle m’a reconnu qu’elle a rompu d’avec ce sentiment ; ce qui l’égaye. Elle le considère comme la meilleure personne qu’elle ait connue. Une semaine pleine de discussions relatives à cette visite passa. Après trois jours, Adam se mit en contact avec Marie pour se rassurer sur elle. Il constata que ses journées étaient calmes et sereines en ce sens qu’elle attendait avec peur la moindre réaction de ses parents. C’est ce qui le hantait en plus et il dit
Combien il est agréable de te parler, Marie ! Mais dis-moi ce que tu feras ce soir.
– A dix-neuf heures, il y aura une petite cérémonie en l’occurrence l’anniversaire de ma sœur Simone. Je suis sur le point de porter mes habits
– Qu’est-ce que tu vas porter
-J’ai décidé pour te plaire de porter le vêtement bleu avec lequel je t’ai rencontré l’autre nuit dans le couloir de la chaleureuse chambre.
Cet habit est pour moi synonyme des beaux souvenirs.
Quand les souvenirs me te rappellent, je sens chaleur et tranquillité et quand je passe à côté de la gare, je sens que je m’approche plus de toi.
Adam ferma ses yeux avec détente : je ne l’ai jamais entendue parler ainsi. Ses réactions se traduisaient en grande partie par quelques mots ou par un regard sans commentaire !
Au revoir Marie ! Promets-moi que tu seras contente ce soir. Ton bonheur est exactement mon bonheur. Je t’enverrai mes vœux pour ta sœur
Oui, Adam je sens comme toi le grand bonheur,
Au revoir Marie et à très bientôt
Il décrocha lentement le téléphone et se mit à penser à Marie : Il remarqua que son absence était longue, très longue. Parfois, il a même pensé qu’il se réveillera un jour pour trouver que tout ce qui était rêve s’est anéanti. Il prit son sac et marcha sur le trottoir. Il sentit pour la première fois et depuis longtemps, que tout ce qui l’entourait était près et chaud : le trottoir, les gens, les arbres, les commerces, même la gardienne de l’immeuble avançait vers lui avec un visage radieux. Il sentit le besoin de serrer les gens entre ses bras à l’image de celui qui serre tout le monde en guise de remercier Dieu.

– XV111 –
Aux premiers jours du mois d’août, il se réveilla tôt, le soleil était bleu, le climat tendait à la chaleur. Il regarda dans sa montre, il était neuf heures moins le quart. Il réfléchit : un quart d’heure me sépare du rendez-vous. Il prit l’adresse, s’en alla ensuite pour chercher l’adresse à Paris. Il était onze heures. Il emprunta l’avenue (rue Soudain.) Il tapa à la porte, attendit la réponse et remarqua une vague tranquille d’espoir latent l’emporter ; vague provenant de la coïncidence qui l’attend. Il ouvrit calmement la porte pour entendre un bruit profond et étouffé.
Une vielle femme dans la soixantaine lui apparut. Un soutien-gorge bleu couvrait son buste. Elle portait des chaussures cendrées.
La femme le fixant de ses yeux bleus, respira lentement et sa main droite trembla légèrement. Puis elle reprit sa sérénité. Elle fit un pas sûr en avant et elle se reprit :
C’est toi qui m’as contacté hier soir à propos du logement.
Adam hocha la tête
Elle déclencha un sourire et murmura :
Entre !
Il se lava silencieux devant elle comme celui qui a oublié sa langue et il se mit à promener son regard dans la chambre.
La chambre était de couleur rose, de surface mayenne. Dans son milieu se trouvait une table rose sur laquelle on a posé un vase de fleurs. Elle avait une fenêtre qui ouvrait sur la rue principale.
La vieille femme interrogea Adam:
La chambre t’a plu
Il acquiesça sans hésiter
Elle le regarda d’un air curieux et douteux
Ensuite, il devait répondre à un déluge de questions sans interruptions
C’est merveilleux ! Son visage affichait de la joie.
Tu es un étudiant cultivé. Je pense que tu connais ces choses.
Il hocha la tête en signe d’oui tout en ignorait la cause. Il n’avait pas non plus le désir d’insister pour savoir la cause. Il s’y en était habitué et il réfléchit : ne pas poser de question éloigne la personne des problèmes.
Adam réfléchit :
Je serai mieux ici. Je bénéficierai d’une chambre reposante et d’un grand salon. Elle me permettra de m’y asseoir de temps à autre. L’autre vie est à jamais révolue et une vie heureuse pointe aux horizons sans crainte. Dans cette chambre, je mènerai une vie meilleure que dans le passé. Je consacrerai mon temps aux études. Plus important, ce sera une occasion quotidienne pour parler avec la vielle et il parait qu’elle est prête à parler. Les réflexions commencèrent à le hanter :
Ah ! Chaque chose a ses avantages et ses inconvénients. Dans mon ancien logement, je vivais avec modestie et liberté. Ici, c’est un nouvel appartement décent, meublé confortablement. Mais elle est stricte, a beaucoup de conditions, beaucoup de bavardage et il se ressaisit : non, non ça enrichit ma langue et elle parait pleine de bonté. Ceci étant, je ne suis sûr de rien, il poursuivit son monologue : sans aucun doute, elle a raison de se comporter ainsi. Si j’étais à sa place, je ne ferais que cela. Tu ne dois pas te faire astreindre par ces songes, car ce que mérite l’homme, c’est ce qu’il choisit.
Il alla à son ancien logement et apporta son sac tranquillement, puis, il descendit des escaliers sans dire au revoir à la gardienne.
Arrivé hors de l’immeuble, il respira à longue haleine. Il se dirigea vers son nouveau logement.
Bienvenue ! Tu es de retour.
Il ouvrit avec beaucoup d’attention la porte de la chambre. Il n’était pas de bonne humeur afin de répondre aux questions. Il passa un moment dans sa chambre puis se leva, se changea et s’assit sur le fauteuil à côté de la fenêtre. Un vent doux souffla sur la chambre. Il s’assit calmement et se mit à réfléchir sur ses discussions du matin avec la vielle femme :
Les premiers jours sont toujours les plus difficiles. Calme-toi, cette angoisse diminuera bientôt. La peur se dissipa et lui parut comique et il réfléchit :
Il suffit de se vanter avec le nouveau logement devant Marie. Marie voyagea avec sa famille en vacances. Elle se mit à lui écrire régulièrement. Il attendait ses lettres avec impatience, les lisait et relisait. Des fois, il se faisait croire que son voyage était sans retour. Des nuits passèrent sur lui sans dormir à cause de la nostalgie. Il tentait de masquer cette nostalgie par écrire, lire ou sortir.
Un soir, après le crépuscule, la vieille dame tapa à sa porte. Il ouvrit la porte en lui souhaitant bienvenue. Elle entra et se mit debout au milieu de la chambre, souriante et elle lui tendit un morceau de sucre et commença à parler du climat, de la saturation du réseau de communication. Il devait répondre à un tas de question. Brusquement, elle le regarda légèrement émue :
Dis-moi ce que j’ai évoqué sitôt n’est-il pas réalité
Adam sut qu’il n’a pas compris sa dernière question. Sa réponse lui était provocatrice. Il se reprit, c’est une vérité. Je sens que ce que j’ai dit est vrai. Il ne comprenait pas ce qu’elle signifiait par sa question. Adam se tut et n’eut plus quelque chose à dire.
Pour changer le cours de la discussion, il dit
Votre chambre est magnifique avec ces tableaux et ce calme. On ne peut espérer plus que ce que tu as. Ta solitude est une chose louable. Aussi, ta santé est excellence. Il eut l’intention de l’interroger sur son âge et il sentit un étourdissement qui se fit dissiper par les murmures de la vieille dame
Oui, mais je ne suis pas en bon état d’âme. Puis elle détourna brusquement le cours de la discussion.
Adam réfléchit : tu dois être prudent dans tes questions, une sagesse l’inspira :
« Garde-toi de demander l’âge de l’art original et de la femme.
Il s’assit au chevet du lit et elle l’invita à prendre le thé au salon. Il devina dans ses yeux pâles crainte et tendresse.
Elle venait toujours au rendez-vous et ils s’échangeaient les propos avec spontanéité. Il donnait libre cours à sa mémoire et il délivrait tout ce qui lui venait à l’esprit. IL constata qu’elle était friande de ses récits et l’écoulait avec attention.
Oui, elle avait peur d’une certaine chose. Elle avait horreur de rester seule le soir. Le reste du temps, elle le passait avec dynamisme. A peine ses paroles terminées, elle quittait le lieu en disant : la maison est à ta disposition. Tu peux rester au salon pendant mon absence. Et elle continua ses propos avec tendresse incommensurable.
– Si tu as besoin de quelque chose, dis-le-moi.
– Merci madame. Merci pour tout ce que tu as consenti pour moi
Elle marchait à pas lents, avec une légère inclinaison au dos ; Elle voulait s’isoler.
Adam sentit un besoin pressant de sortir. Soudain, il sentit une joie indicible l’emplir ; la vie nouvelle lui parut plus commode que ce qu’il prévoyait.
Le crépuscule gagnait la ville. Là-bas, hors de l’immeuble, y avait une lueur dorée qui s’infiltrait au travers de la fenêtres. Qu’elle est agréable la vie dans cette maison !
Il réfléchit longuement
Tu subis une grande épreuve qui déterminera si tu resteras longtemps dans cette maison ou pas ! Mais elle paraît fière de moi ! Son regard ne me suspectait pas. Au contraire, elle était fière de mon arrivée comme si elle cherchait un consolateur. Elle paraît être satisfaite matériellement. Elle a sa pension de retraite et exerce un travail supplémentaire. Bien que son fils soit directeur d’entreprise a Paris, elle passe apparemment toute la journée seule dans sa maison avant mon arrivée.
Sais-tu l’importance de ce que j’ai obtenu maintenant L’argent que je lui paye n’est point le motif qui m’a poussé à habiter ici ! et il se demanda
Mon Dieu ! Pourquoi n’a t-elle pas de chien comme toutes les autres femmes solitaires !
Le chien contribue à éloigner la solitude de son propriétaire ! Certes, elle déteste les chiens. Elle aime le bavardage.. Sa vie a fait naître en lui un sentiment de profond désarroi
Ce calme de tous les jours n’est t-il pas bizarre ? ! Ce calme coincé entre quatre murs. La chose la plus extrême est l’attente ; Celle-ci entraîne le désespoir. Des milliers de personnes mènent une vie pareille ! Et il continua : Oh ! Qu’il est souhaitable d’agir en ces jours ! Une action pareille pourrait relever de l’imaginaire ! Il ne sut ce qui l’a poussé à réfléchir ainsi. Et il se dit en son intérieur
Elle a certainement raison. Si j’étais à sa place, je ferais de même. N’est-il pas étrange que j’affronte ce genre de problèmes ? Tu ne peux pas concevoir cela ! Car tu es le fils de cette époque. Oui, justement comme l’a dit Youssouf, notre siècle est celui de la solitude, de la misère. Il est impossible de transformer l’angoisse en repos et la guerre en paix.
Adam regarda la gerbe de fleurs devant lui et se rappela la phrase de Youssouf :
« Oh ! Toi le romantique rêveur, saches que tu ne peux pas arrêter l’histoire. Il répondit secrètement : non, non, je ne veux pas l’arrêter. Je veux vivre paisiblement. Tu es venu dans ce monde pour vivre ta courte vie. Et il commença à reprendre inconsciemment les conseils de sa mère.
Tu dois te rappeler toujours d’une seule chose : ne badine pas avec l’amour. L’amour est véritablement grandiose. Aimer les gens, c’est leur donner un souffle de vie à même de raviver l’eau stagnante.
Au début du mois de septembre, Marie regagna Paris. Adam partit lui rendre visite pour la première fois chez elle, il s’est habitué à ce qu’elle lui rendait visite chez lui auparavant ou à la rencontrer à la bibliothèque pour parler dans l’un des cafés. Devant chez, Adam s’arrêta un instant pour se faire belle allure puis monta l’escalier. La maison était vieillotte. L’escalier était meublé d’un vieux tapis : Marie habitait au cinquième étage. Une jeune fille vêtue de rose ouvrit la porte. Il s’aperçoit par ses traits physiques q’elle était sa sœur aînée.
Monsieur Adam
Oui
Elle l’accueillit chaleureusement et le conduit à travers un couloir latéral tout en appelant : Marie, Marie
Nous sommes là. Puis elle ouvrit la porte là. Puis elle ouvrit soudain un malaise qui disparut dès qu’il a vu Marie à son accueil avec ses pas élégants. Elle ferma légèrement la porte après l’avoir embrasse rapidement.
Adam déposa la gerbe de fleurs sur la table et il se mit à promener son regard dans la chambre. C’est peu meubles avec des couleurs calmes, extrêmement jolis. Il continua son regard. Il aspirait à Marie en tant que gadget qui lui a été donné et qu’il attendait : les songes envahirent son esprit : Combien, j’avis souhaité à ce moment m’asseoir à côté d’elle sur le lit rose ! Un sentiment latent m’a empêché de le faire. Pourquoi ne me suis-je pas assis à côté d’elle ? Comme j’avais décidé. Non, non, je veux réfléchir davantage à ces sujets. Marie commença à parler avec sa voix séduisante des problèmes qu’elle a rencontrés durant le voyage. Son visage parut attrayant sous une pâle lumière émanant du coin de la chambre, errant avec la douce musique.
Adam oublie qu’il existe, il ne croyait pas que l’amour intime fait de deux hommes un seul. IL trouvait que même ’éloignés les uns des autres, les amoureux tissent de plus intimes rapports plus vifs. Cet éloignement leur donne l’impression de retrouvailles plus heureuses.
Tu es fatigué, Adam
Non, je ne suis pas fatigué. Ma fatigue est d’un autre genre, j’aurai suffisamment de temps pour m’en débarrasser et il continua son discours sur le nouveau logement et sur la propriétaire de la maison avec plus de détails en disant : on est en retard ‘ tu veueux pas changex tes vetements pour la soiree
je serai pre dans quelques minuttes .
Ils descendirent de l’escalier. Ils s’étaient fixé un rendez-vous au café « Rochester St Germain Debré ». Ils s’assirent autour de l’une des petites tables ouvrant sur l’avenue principale.
Youssouf et Elysa s’associent à eux après un moment. Adam était gai et ému. Il se sentit serein car il ferait partie de ces bons gens de la soirée.
Youssouf l’interrogea
Mais, dis-moi…. Comment vont les choses dans le nouveau logement
Tout va bien ; les choses sont maintenant différentes que dans le passé et il continua
Je sens dès maintenant un véritable bonheur. Il regarde Marie comme s’il voulait un appui à ses propos.
Raymond et sa femme Anis s’associèrent à eau. Raymond tapa sur l’épaule de Adam en signe de sympathie et de soutien moral. Adam se délivra et commença à parler chaleureusement à Raymond :
– Cher Raymond, tout le monde va bien.
Youssouf interrompit la discussion en souriant :
Buvons à la santé de tous et à l’occasion de la rencontre avec Marie.
Adam se remit à parler et à rire sans trêve. Il s’éloigna de lui en silence et la timidité et commença déjà à concurrencer Youssouf en essayant de s’ériger en chef de la discussion. Un climat d’allégresse et de vivacité régna dans le café.
Après avoir bu son troisième verre, Raymond chuchota dans l’oreille de Adam: l’amour permet la longévité et in continua en riant : Si tu veux perdre ton amie, il faut lui exprimer franchement ton avis vis-à-vis d’elle. Les femmes cultivent la bonne conduite mais affaiblissent la morale… Qu’elle est merveilleuse ta fille ! Elle est bonne et cultivée.
Adam afficha un sourire de soulagement et d’orgueil. Alors qu’elle n’a rien constaté. Puis elle sourit et continua sa discussion avec Elysa tout en buvant une partie, Youssouf distribuait ses salutations en souhaitant la bienvenue à tous ; et c’est son habitude.
Ce comportement déplaisait à Elysa. Marie, au contraire regardait ce comportement avec un autre œil. Elle parut calme comme si une lumière interne illuminait son visage.
Adam eut l’idée que le café balançait dans le ciel tout au long des nuits et des siècles. La tristesse s’est dissipé et la mélancolie a disparue et devint indifférent à la vie. Il regarda Raymond et le vit parler avec Anis et Elysa ; il n’entendit pas ce qu’ils se disaient. Il sentit de l’euphorie pénétrant ses profondeurs. Puis il commença à écouter allégrement l’agréable discours de Youssouf qui à Anis
Tu crois que Youssouf est capable de conduire dans une situation pareille ? et il continua
– Si tu en doutes, je peux conduire à sa place. Peut être, mais je doute de sa capacité de ses concentrer.. Puis elle regarda Adam souriante. Il devina dans ses yeux son désir qu’il conduise la voiture.
Adam se fit indifférent à ce sujet car il n’a pas trouvé de justification de contourner ce qu’a dit Anis. Ainsi, les clients allaient et venaient. Raymond était noyé dans la discussion de sujets divers dans les quels les invités y mettaient leurs grains de sel.
Alors que Youssouf qui parlait se tut soudainement et commença à surveiller les présents puis regarda vers Adam. Avec son intention exacte dans la plupart des cas, il remarqua le changement de la physionomie de son ami Adam et il lui dit
Qu’est-ce que tu as, Adam
Adam sourit et répondit
– Tout va bien
Youssouf d’ajouter
Je suis heureux car ta situation s’est amélioré et je suis fier de ton nouveau logement. Et il s’approcha de lui et lui tendit le plateau des rafraîchissements. Après avoir pris une gorgée de verre, il continua en souriant, ses yeux pleins de ruse comme s’il avait compris l’émotion qu’éprouvait Adam et il dit :
Ta situation va s’améliorer au fil des jours. Il suffit que Marie soit à tes cotés. C’est le feu le moins intense qui fait le meilleur plat.
Adam lui sourit et lui jeta un regard poli et se suffit de dire :
Tu es d’une grande bonté, Youssouf.
Youssouf éclata de rire et lui répliqua
J’étais ravi de tes nouvelles que m’a racontées Raymond.
– Tu sais Adam, le bonheur à Paris pose de gros problèmes. Qui loge bien, mène bien sa vie.
Adam répondit par un sourire
– Effectivement.
L’amour et la sympathie qu’éprouva Youssouf à l’égard de Adam le soulagèrent. Il tremblota et changea le cours de la discussion du fait qu’il n’était pas près à parler de sa vie privée en présence des invités. Il préféra braquer le regard sur Marie cherchant à savoir les causes de sa délivrance mais il se rendit compte qu’elle se comportait comme d’habitude. Elle parut belle et vive ce soir. Elle tient avec plaisir sa main et il prit soigneusement sa main et Marie de dire
– C’est mieux de partir maintenant et ils quittèrent le café. Dehors, la pluie tombait sans trêve. Les nuages se pétrifiaient sous le tonnerre.
Adam sortit hâtivement de la porte en disant : Dépêche-toi, le taxi s’est arrêté.. Il s’avança, lui ouvrit la porte et s’en allèrent.

– X!X-
Un soir, Adam reçut une lettre de Joseph et passa un moment à y jeter le regard. Puis il la sortit de l’enveloppe, s’assit sur le chevet du lit, le visage suintant de fierté. Il s’assit mieux et ouvrit avec empressement la lettre. Un petit cri de bonheur échappas. Il ralentit sa respiration et commença à lire rapidement le début de la lettre. Ensuite, il commença à lire le deuxième extrait plus lentement.
Cher Adam
Ton humanisme est greffé dans ton âme, ce qui constitue une chance inégalable. Tu te détends en compagnie des gens. Il suffit que tu trouve quelqu’un même qui t’est inconnu pour l’entourer de ta sympathie. Tu te sens heureux, quand ton voisin se porte bien. Ton vocabulaire soigné avec lequel tu parles aux autres est un don qui leur fait oublier beaucoup de choses. Tout allait bien comme si tu détenais le bien et que je ne le détenais pas.

Cher Adam, je ne pouvais dissocier de mes idées les mots que je prononçais. Lorsque j’agençais mes idées, les mots que j’exprimais ne sortaient pas de façon automatique à cause des habitudes que j’ai acquises. Je n’ai pas oublié – cher ami – mon temps à Paris, lorsque je marchais sur les trottoirs et que je me considérais comme étranger là où je venais. Ma mémoire m’a abandonnée toute fois que je tenais de me jouir de sa beauté et sa magnificence. Je vivais en permanent coma. Je n’avais de refuge que l’isolement et le repli sur moi-même. Quand je regardais ce qui m’entourait, quelque chose d’étrange me donnait amertume et regret comme si j’étais responsable de cette séparation.
Ainsi, tout est censé finir. Je suis vraisemblablement en train de récolter le prix de mes erreurs. Je n’ai pas regretté si
Dieu a voulu me sanctionner sur ce que je n’ai pas fait. Amertume aussi, je l’ai à cause de la mort de ma mère sans la revoir.
Je veux, cher ami, te remercier au nom de ma mère dont la mort était pour moi un coup dur, difficile à penser. Je l’ai trop pleuré. Je devais me cacher dans ma chambre en voulant pleurer… Dans ma chambre que la lune éclairait. J’étais seul avec mes malheurs. Je chuchotais : Ma mère, m’a bien aimée pourquoi tu as disparu ? Pourquoi ?! Derrière la fenêtre s’étendait le quartier enveloppé dans le silence nocturne. La voix de ma mère me parvint
– Il n’est pas utile de te replier ainsi, mon fils. Il faut te libérer de tes malheurs. Crois-moi, mon fils, je suis à tes cotés et j’ai été satisfaite de toi. Mon ombre te couvrira toujours.
On se parlait en chuchotant. Les échos de nos mots résonnaient dans le silence et le calme de la nuit au-dessus des maisons et des plaines qu’éclairait la lune.
A présent, mes sentiments envers elle ne tarissent et ne se tranquillisent point.
La silhouette est toujours présente en moi. Pendant le jour, je peux me contrôler, mais pendant la nuit et puisque je me trouve seul, son visage me se présente toujours comme il est à ce moment devant moi. A tout instant…. Hier soir, j’étais endormi et j’ai entendu une voix qui m’appelait de derrière :
– Mon fils Joseph, elle serrait ma main et m’a dit : Adam, Adam, il ne faut pas l’oublier. Je n’ai pu me résigner à ce qu’elle ne retournera jamais. Tout cela parait aujourd’hui lointain comme un souvenir d’un rêve de l’enfance. Si tu avais pu voir comment j’ai changé de l’intérieur, tu ne me reconnaîtrais pas.
Une semaine avant sa mort, ma mère m’a dit dans sa dernière lettre de rester fidèle à ton amitié et de prêter appui. Je me souviendrai toujours de toi, un souvenir agréable même s’il est triste. Tu sais qui suis-je pour te porter conseil ? Ou te causer de la gêne. J’ai en mon lot de problèmes lorsque j’étais à coté de toi. Car je laissais toujours les choses aller d’elle-même et je n’avais pas ton expérience.
Aujourd’hui comme je te l’ai dit, je vais t’envoyer une partie des largesses que je te dois. L’accepter de ma part me ravirait. Au revoir cher ami… J’attends ta lettre.
La lettre de Joseph ébranla profondément Adam en ce sens que cette lettre lui a révélé Joseph sous une autre facette, qui lui était ignorée. Elle l’a montré plus intelligent et plus profond qu’il n’était.
Dans le silence de la nuit, alors qu’il était assis à sa petite table, Adam commença à se faire et emporté par une gaieté latente et un désir urgent d’écrire. Il commença à lui raconter les détails de sa nouvelle vie et à lui exposer ses idées.
Mon ami Joseph !,
J’ai lu ta lettre qui grouille de tes nobles sentiments. J’ai constaté le grand intérêt que tu accorde à mes idées que tu as épousées lorsque nous étions ensemble. Je ne peux expliquer cela que par la véracité des sentiments et l’émerveillement.
Je connais tous les sentiments que tu éprouves. Je connais aussi tes lourdes responsabilités. Combien j’aime te les partager ! Seul le souvenir de nos jours passés paie cette lettre… Est-ce que tu te rappelle nos jours révolus ? … Les jours que nous avions vécus ensemble ! .. Lorsque l’avion a décollé et plané très haut sur Paris. Je me suis rappelé de toi, de notre marche sur le trottoir pour la première fois.. Les jours nous ont réuni et tu m’as ouvert le chemin de la vie et m’as montré combien le monde était beau. Tu as tout rendu beau. J’ai commencé à découvrir la beauté de la ville. Sans toi, je n’aurais pas senti l’effet de cette beauté… Ton aide a changé la vie à mon avis et m’a poussé à aimer cette ville. Je te dois beaucoup d’amitié et de fidélité. Tu reconnais le soutien et l’encouragement que tu m’as accordés. Le destin a voulu que je reste et que tu partes. Je ne pouvais imaginer que pareille chose se produirait.
Cher ami Joseph,
Les jours m’ont enseignés que l’individu ne peut compter que sur soi-même. Surtout dans cette ville où les objectifs dominent les sentiments.
Cher ami, l’on me confirme que l’amour donne aux objets leur beauté et que l’homme ne devient heureux qu’en bénéficiant de peu d’amour. Je voudrais t’informer que je suis devenu heureux moins misérable et malheureux. Je suis devenu un individu agissant dans la vie personne que le bonheur de celui-ci réside dans notre côtoiement. C’est de Marie dont je t’ai parlé et que les conditions ne t’ont permis de voir. On dirait que Dieu me l’a envoyée après notre séparation pour consoler ma solitude et me combler le vide que tu m’as laissé.
Cher ami, il est erroné de juger que tout le monde où qu’il se trouve ait le même comportement, les mêmes sentiments et les mêmes impressions même dans le même pays et la même ville.
Si tu demandais ma situation, je répondrais :
Mon mode vie a changé et j’ai perdu une partie de ma liberté qui était très grande avant mon déménagement vers le nouveau logement..
Hier, j’étais couché seul dans ma chambre alors qu’aujourd’hui, je suis devenu comme un oiseau ligoté et qui veut s’envoler planant dans les champs et prairies. Dans le passé, je vivais en liberté. Aujourd’hui je le vis attacher.
Je vois sous l’optique de l’imagination la liberté s’illuminer, s’agiter et se retirer en débandade comme des fantômes.
Dans le passé, je suivais mes réflexions en tissant les trames de ma vie dans un tissage fragile enfermé dans mes idées et mes sentiments. Aujourd’hui, je suis en train de confectionner ma volonté libre des profondeurs de l’expérience. Je suis sur le point de repérer les changements de mes idées et impressions. Je sens qu’il existe en moi une force latente qui n’y était pas. C’est ce qui me pousse à voir l’avenir avec beaucoup d’espoir et de gloire. Me voici entamer la réalisation de mes rêves.
Cher Joseph,.. la vertu n’a lieu soi-même et en bravant les passions. Peu d’inconvénients détruit beaucoup d’avantages. Sache que la vertu existe au sein de toutes les races, les castes, les ethnies et les espèces. Elle n’a pas de prix. J’ai compris, à travers mon expérience dans la vie, que c’est la douleur qui donne signification à la vie. La douleur n’est pas moins efficace que l’attrait des choses cachées. L’amour de l’homme demeure l’artère célèbre de la vie. L’homme doit tendre la main à l’homme sous un seul soleil et qu’il regarde devant lui en outrepassant les faux problèmes et les malheurs d’autan.
Cher ami
Je trouvais dans cette détente un sentiment de sécurité qui fait naître en moi grande allégresse.
Ta lettre intime m’est parvenue et m’a davantage détendu. Cela a augmenté mon courage et la nécessité d’être plus sereine et plus discipliné dans la vie. Je me suis alors donné aux études et à l’écriture à ce moment. Je m’y suis adonné entièrement après s’être installé dans mon nouveau logement. J’avais senti ce grand bonheur que me procure le savoir. Je suis convaincu que la plus belle aventure de l’homme est celle qui a lieu dans l’univers intelligible de la créativité. Cette aventure est accessible à l’homme fougueux qui continue sous labeur sans velléité et sans lassitude.
Qu’il est superbe pour l’homme de passer le soir en lisant au moment ou le vent flagelle les vitres et la fenêtre ! Le poêle lui procurait chaleur et détente ! Là où l’homme se déplace avec ses idées fuyant les problèmes de la vie pour vivre isolé avec de nouvelles idées qui étaient abstraites pour toi et qui t’ont hanté ou avec des images censurées qui t’apparaissaient provenant des temps lointains exprimant les sensations les plus exactes.
Nous menions, en effet, une vie monotone te limité. Nous avions donné le commandement à un ensemble d’idées et de conditions. Qui, il y avait Paris où nous vous apprêtions à pénétrer dans son univers. Paris demandait plus de dynamisme, d’activité et de persévérance. C’est à ce moment que comprend vraiment Paris.
Paris, cette ville qui grouille d’activité et de vélocité. Cette ville m’a soudainement captivé et j’ai commencé à pénétrer dans ses profondeurs.. Et à toucher son organe plein de vivacité.
Oui, cher ami, moi qui n’étais jusqu’hier qu’un simple étudiant timide, je me trouve aujourd’hui subitement en franc parler avec une jeune fille devant l’université. J’ai taquiné ma conduite.
Cette heureuse coïncidence est fille d’aventure et de courage. Voilà que je me suis trouvé soudainement, surprise ne m’est pas arrivée de parler ainsi joliment.
En effet, je ne me suis jamais retrouvé avec un discours qui foisonne de sentiment à l’image de ces mots qui trempent dans l’instinct humain, la spontanéité et l’authenticité. J’étais pris par une force magique qui m’a dépourvu de ma volonté.. J’avais avancé à pas inconscients comme si je marchais sur le trottoir dans mon sommeil. Toutes les forces nobles latentes de mon corps s’étaient découvertes. J’ai senti que le trottoir s’étendait et que le brouillard cendré, humide du Seine dévoilait un soleil chaleureux.
J’ai découvert plusieurs choses de cette belle ville et de ses habitants. Les Parisiens sont des gens pacifiques, pleines de rationalisme dans leurs idées, de respect de l’homme envers l’humanité. Il me paraît qu’ils sont comme nous dans leurs sensations et impressions.
Cependant, l’homme est ici et de sa raideur ce qui l’a poussé à la solitude et à la crainte des autres. A cet effet, j’ai eu des difficultés à gagner les cœurs de ceux que j’ai rencontrés. Cher ami, j’ai vraiment été étrange dans mes comportements. J’étais comme celui que donner le printemps à la matière et la chaleur au cœur.
J’ai pu arracher un sourire de leurs bouches. Je ne pensais pas que pareille chose pût se produire. Je devais me mettre à la place des autres et voir les choses comme ils les voyaient. Je m’efforçais à créer de nouvelles images par le biais du choix et du beau désir ; et je croyais avoir qu’il était hors de ma volonté inconsciemment. J’étais comme le magicien qui façonne les choses de nouveau. J’étais comme celui qui tentait individuellement de réduire la fosse existant entre lui et les autres ; comme l’oiseau qui survole le passe de toute sa liberté, portant le soleil couchant sur les ailes. Oiseau transporté sur l’air transparent avec son imagination dirigée vers le soleil. J’ai vécu une lueur de vie qui réellement différente de ma vie. Lueur qui se détache d’un passé sans gageur ni artifices. Et de m’interroger,
Cher ami,
Dans notre vie comme dans la lueur, il y a des malheurs et des bonheurs. Nous avons la modestie, la spontanéité, la vie simple, l’entraide, la grandeur des sentiments intimes et une sorte de sérénité malgré l’anarchie qui éclipse la conduite dans la majorité des cas. Ils ont la volonté, la discipline, la dureté suite à l’emprise de la solitude et la crainte à l’égard des autres. Ni toi, ni moi ne savons le meilleur des deux !
Cher Joseph
Chaque personne veille, coûte que coûte, à ce qu’elle ne tombe pas dans un amour factice qui s’effondre dès le premier choc de la vie. Combien sont les jeunes, femmes et hommes, qui trouvent dans l’amour distraction aimable.
Cher ami, l’amour est la chanson que la vie distribue dans les rangs des gens. Il est la sympathie du bonheur et sa véritable source.. Que j’ai enduré angoisse et peur en voulant conquérir les cœurs des gens ! J’ai donné beaucoup d’amour qui a été comme le pansement de ses blessures fussent-elles profondes et béantes.
Comme je te l’ai dit, Dieu m’a couvert d’aubaine en rencontrant Marie et en faisant sa connaissance sans aucun préalable. Nous sommes toujours étudiants et continuons à nous frayer un chemin dans cette vie.
En t’exprimant ce que j’éprouve à son égard et ce qu’elle sent envers moi, je crains que la plume ne dérive vers les labyrinthes de l’imagination.
Cher Joseph, tu ne connais pas les douleurs d’aucuns qui vivent en solitude. J’ai fait la connaissance de mon nouveau logement, une vieille femme… Elle ne m’aime pas en personne, en home indépendant dans son existence et son être dans ce monde. Elle m’a aimé comme symbole, comme un fils des siens.. Combien de fois s’asseyait-elle au chevet de mon lit, fixant son regard sur moi, comme si ses yeux disaient : que la vie est agréable à tes cotés, mon fils ! Je te remercie d’avoir habité avec moi. Je veux faire mon dernier sommeil avec un ami, avec un fils, avec un humain. Je ne veux pas mourir seule. Quand je te vois, mes peines disparairent et j’oublie ma solitude. Ses yeux disaient :
Tu crois que tu es le seul à endurer les tortures dans cette vie ! Non, mon fils. Ce qui me touche dans ma solitude mélancolique est plus dur et pénible que ce tu as. Tu commence à me consoler et à soulager ma solitude et mes peines.
Je regardais et j’attendais des paroles de leur part pour les reprendre au fond de moi : Dis ce que tu penses de moi. J’attends le mot qui va m’égayer.. J’attends que tu m’appelle : maman. Mon fils tu guériras ma vie et tu me soulageras. Je voulais lui dire : sois-sûre, ma mère que tu ne regretteras jamais l’amour que tu éprouves à mon égard. Car, je ne te laisserais jamais regretter. Tu as placé ta fidélité et ta confiance en une personne fidèle qui sait comment les préserver et les garder.
Cher Joseph,
Voilà que le destin a voulu que nous nous séparions et que tu as voyagé et t’es éloigné de moi. Le fantôme de la torture se montre à moi à tout instant. Il vit avec moi et se développe près de moi. Combien, j’aimerais te voir parler à côté de moi ! Je te demande cher Joseph de préserver l’amour des autres et de préserver notre amitié. Et moi, je m’engage à rester honnête et fidèle à ton égard. Je réitère ma gratitude pour ta générosité à mon encontre. Je penserai toujours à toi, en tout instant de consolation, de bonheur, de jouissance et de grandeur comme si nous étions un seul corps.
Enfin, je te présente mes souhaits et amour
A Bientôt
Ton fidèle ami Adam.

Adam déposa le stylo et s’allongea sur son lit. Il commença à gronder, emporté par un bonheur latent. Il ne quitta pas sa chambre cette soirée. Il oublia même de prendre son repas…
La lettre de Adam et le bonheur qu’a suscité en lui la lettre qu’il a écrite avaient effet sur lui. Il prit la lettre une deuxième fois et commença à la lire. Il remarqua que sa voix imitait la voix de son ami Joseph de façon automatique. Il eut fatigue aux yeux.
Les souvenirs ont ébranlé ses sensations pendant deux heures. Les images du passé ne cessent de briller et de luire dans son imagination.

Des impressions floues commencèrent à bourdonner dans son esprit, lesquelles se dissipèrent tout à coup après avoir entendu le bruit des pas provenant de dehors. Il sut que Marie s’efforçait, étranglée par la jalousie, de l’éloigner de la dame.
Cela se lisait dans le ton de sa discussion et dans ses regards qu’elle lui envoyait. Il le sentait.
Adam sentait que ce bouleversement est devenu source pillage du déluge des sentiments tourmentés. Toute fois qu’il sentait fatigue dans l’une des parties, il recourait à l’autre partie inconsciemment pour donner plus de force à ses sentiments en quête d’un soutien psychologique qui le rassure.
Une fois, il a deviné à travers les regards de la dame ; dureté et lame vis à vis de ses rapports avec Marie. Elle ne l’exprimait pas ouvertement mais paraissait clair dans ses intentions. Il sentit qu’elle déployait beaucoup d’efforts pour ne prononcer aucun mot clair. Brusquement, les regards de la femme devinrent plus intimes et plus sympathiques.
– Tu connais ton intérêt, mon fils. Puis elle tourna brusquement avec son visage et s’en alla. Adam sentit qu’il vivait dans une vague de sensations contradictoires qui ont handicapé ses réflexions et son mode de vie. Il vivait en pleine crise qui lui rendait la vie difficile. Ses réflexions devinrent tiraillées entre les études et les réflexions d’une part et entre les agissements et sensations de Marie et de la dame. Plusieurs mois passèrent ainsi. Durant ces mois, maints agissements et émotions eurent lieu entre lui et Marie qui s’entraiment et entre lui et la dame qu’il aime en mère.. Se trouvant à ses côtés, la dame lui conférait calme et sécurité… Tout en regardant la dame, il devenait immensément gai. Sentiments de gaieté et de fierté psychologique qui le purifièrent. Tout en lui parlant, il devenait plus fier et plus satisfait.
Cette situation le rendait tantôt orgueilleux tantôt mélancolique. Son comportement prit une direction méconnue des deux parties. Il sentit que chacune des deux voulait à travers les discussions montrer une sympathie. Ce comportement diffusait en lui un sentiment étrange. A des moments, il se trouvait timide envers lui-même et se faisait tirailler entre ces deux créatures. Il les voyait et entendait leur voix toutefois qu’il se trouvait seul face à lui-même.
Un soir, dans sa chambre, couché sur son lit, Adam essayait de trouver une issue à sa situation. Il se rappela Marie :
Qu’est-ce que je me suis fait ? Il se rappelle sa voix lorsqu’elle était assise à son coté.
Les agréables soupirs fouettaient son visage et il s’interrogea :
Pourquoi suis-je arrivé ici ? Combien voudrais-je être resté dans mon premier logement, dans ma modeste chambre ! Pourquoi l’on veut que je sois la pomme de discorde entre deux dames innocentes dont chacune d’elle tente de m’attirer vers son camp ? Il avait le sentiment que son sang a gelé dans ses veines.
Il se leva et ouvrit la fenêtre. La ville était calme, enveloppée dans le silence de la nuit. Quelques légères gouttes de pluie caressaient les vitres. Quelques vitres renvoyaient de petites lueurs.. et il se demanda :
Sans doute, il y a, derrière ces fenêtres, des gens qui dorment paisiblement sans réfléchir à rien ! Moi seul dans cette chambre, je me sens assiégé par un tas de réflexions abstraites, alors que la vielle dame s’est donnée à son sommeil profond dès les premières heures de la nuit.
Il sentit tout d’un coup la fraîcheur du climat s‘infiltrer dans ses genoux. Il s’assit sur le lit et ferma les yeux. Il se rappelle sa mère :
Mais où est-elle maintenant. Qu’est ce qu’elle fait ? Est-elle désespérée comme moi ? Puis il se rappela d’elle lorsqu’il faisait face à un problème et qu’elle lui disait :
Qu’est ce que tu as mon fils, accoure vers moi, monte ici et elle commença à le caresser et à passer sa main sur sa tête en disant :
Je suis ici. Ne les crée pas de problèmes, mon fils. Je sais ce que tu endures. Elle resta longtemps inclinée sur lui avec toute sa sympathie et sa bonté. Ses mots, ses mains qui le caressaient tranquillement soulagèrent ses peines. Ils étaient une source intarissable d’affectivité et de tendresse et de se demander en se rappelant la dame ! Je jouis de la présence d’une femme tendre qui m’est comme une mère. Excuse-moi, ma mère, j’étais privée d’une telle tendresse depuis notre séparation.
Au deuxième jour, Adam se réveilla après avoir joui de repos. Il se crut être dans un rêve. Il essaya de lire mais il ne le put. Il s’habilla rapidement et sortit de la maison.
Il se mit à se faire calmer en marchant sur le trottoir voulant se faire convaincre que la dame était seule responsable de ce qui s’est passé. Puis il changea d’opinion en accusant les conditions et les destins et parfois même en accusant Marie.
Sa marche solidaire suffisait pour qu’il se sentit plus heureux. Il s’était éloigné de cette maison « atelier » de ses idées.
Adam s’arrêta devant l’université puis fit quelques pas involontaires en direction de la rue Saint Jacques.. Pour se trouver inopinément tout près de son ancien logement.
Il sentit, regardant son ancien logement une sorte de bonne récompense. Il faillit rentrer dans la cour et monter les escaliers de bois.
Il se rappela la gardienne de l’immeuble.. Ce qui lui donne angoisse.. Certes, elle n’est cette femme qu’il espère rencontrer avec impatience depuis qu’il se sera réveillé ce matin. Il devin ému.. et se rappelle Marie..
Cette femme l’accaparé profondément. Elle a captivé tout son organe.
Il s’enfonça calmement vers la bibliothèque universitaire pour voir Marie qui était assise à côté de la fenêtre, la main posée sur un livre et l’autre en repos, couchée dans son fauteuil. Adam entra dans la bibliothèque et son attention fut captée par quelques étudiants assis à côté d’elle.
Pour ne pas paraître comme un intrus, il fit quelques pas en direction d’elle et s’assit calmement à côté d’elle. Elle le regarda et parut fière de lui. Il afficha un sourire. Il paraissait jeune, élégant au manteau rond et propre. Sa lèvre multicolore souriait tantôt et tantôt exprimait un étourdissement ambigu. Sans tarder, elle lui rendait les salutations timidement en le fixant de ses sourcils bleus et étincelants. Elle dit :
– Attends-moi à la porte externe, pour que nous prenions un café ensemble.
Adam passa quelques minutes devant la porte, le cœur palpitant et s’interrogea :
Que répondre si’ elle me demandait pourquoi cette longue absence ?
Je lui dirais que j’étais noyé dans mes réflexions ? Ne m’humiliera-elle pas et me chassera ?
Tout en s’approchant de lui à pas prompts, elle lui lança un sourire agréable qui a dissipé tous ses sentiments de tristesse, qui a fait disparaître sa timidité et qui a justifié sa position. Elle commença à la questionner sur sa santé et ses études puis ils se mirent à table pour prendre leur café au café de la Sorbonne.
Adam sentit un bonheur interne car ses conditions matérielles se sont améliorées. Il vit toutes les choses en rose. Ses regards restèrent fixés sur elle, tranquilles regards affectés par de l’affection triste entachée de tendresse.
Adam lui sourit en signe d’encouragement. Il l’écouta attentivement comme un rêveur. Il commença à parler des conditions qu’il a vécues comme s’il s’excusait auprès d’elle et demandait son amour.
Elle le fixa d’un regard pensif, grondeur à travers ses yeux bleus. Puis il fut maîtrisé sans que son visage ne montre d’émotion. La discussion commença timidement. Petit à petit, la discussion prend plus d’ardeur et d’enthousiasme.
Adam commença à lui parler de la littérature et de l’art. Pour donner à la discussion libre cours, Adam s’étonna lorsqu’il a remarqué qu’elle a compris son intention.
Elle s’efforça pour que cela ne se lise pas dans son visage. Elle se mit à parler du sujet du roman « la rue des boutiques sombres » de Patrick Morin. Elle amplifia la discussion sans qu’il le lui demande et elle ajouta
Le livre est le compagnon de la sensation et des sentiments. Il vit en cachette. Il se cherche lieu en lieu, de ville en ville. C’est la recherche du temps perdu. Ensuite, elle se mit à le comparer à d’autres écrivains : Il ne met pas en évidence l’identité de ses personnages. Ce qui le fait distinguer dans ses comptes c’est qu’il n’accorde pas d’importance aux noms, que le héros est anonyme. Elle le regarda un moment du dessous de ses sourcils, souriante puis elle murmura :
On dirait que son auteur était exténué par le voyage et la recherche comme l’a fait son héros. Elle continua :
Rares sont ceux qui se libèrent de leurs habits restreints pour s’ouvrir aux vastes horizons humains.
Adam répondit :
Les conditions sont plus fortes que l’individu. La discussion aborda divers sujets. Ses mots affluèrent vers lui comme sil elle le cherchait depuis belle lurette. Son discours sur la critique littéraire a étanché sa boulimie. Elle adorait la littérature. La discussion l’emportait lui aussi. Les expressions qu’il prononçait prenaient le même rythme que chez Marie. Après une heure, il a senti que Marie a pu, par une baguette magique, détruire la barrière qui la séparait de lui. Son amour envers elle s’accentua. Il sentit un nouveau plaisir car il a découvert pour la première fois une nouvelle femme active qui a ébranlé ses sens et l’a détourné de lui-même.

Un silence régna un moment plein de mal. Puis, vint à son esprit une expression qu’il a entendue chez Raymond : « la femme peut découvrir le secret logé au fond de l’homme. Mais jamais, l’homme ne saurait déloger le secret d’une femme.
Adam réfléchit : quels merveilleux moments ! Je les attendais depuis des jours, depuis même des semaines. Toutefois que je voulais la rencontrer, mes sens flamboyants s’éteignaient à cause du profond bouleversement que je vivais dans mon logement.
Adam commençait à se sentir extrêmement joyeux et à sentir harmonie de ses sensations après avoir échangé des idées sur la vie, l’art et la culture. Ces rencontres spéciales lui permirent d’entrer de plein pied dans la littérature française. Les nouvelles idées venaient sous forme d’un mélange de sérieux et d’absurde.
Un soir, Adam s’étendit sur son lit et ferma ses yeuxIl prit son élan pour s’envoler dans le passé, sans les souvenirs. La nuit, il ne put dormir car vivant dans un bonheur inouï, bonheur qu’il n’a jamais connu. Dans le noir de la nuit, il se donna courage par se rappeler le chuchotement de Marie, ce qu’il lui disait. Et il murmura au fond de lui : l’imagination aux formes lointaines et proches est essence et importance.
Une idée claire s’est dessinée dans la tête de Adam. Au top d’un signe, elle va sortir sur le terrain d’exécution. Il commença à monologuer par reprendre les expressions de Marie comme s’il donnait conférence. Puis il se rappela que ce qu’il adorait depuis fort longtemps, c’est de présenter une œuvre quelconque et de réfléchir : Comme il est agréable d’écrire un type de romans que j’ai rêvé d’écrire au lieu des articles que je présente jusqu’à cet instant et que j’ai bourré de philosophie ! Je suis devenu le plus grand écrivain. La réussite est aisée, y arriver est simple.
Adam se réveilla subitement et prit des deux mains des pages qu’il avait écrites. Il les lit, les déchira et les jeta dans la poubelle. Son acte lui inspira bonheur et satisfaction. Ses idées ont modifié son être sans qu’il puisse définir ce qui l’a foncièrement transformé. Il se sentit devenir un nouveau personnage. Comme s’il avait ôté un masque opaque qui couvrait son visage ! Maintenant, il est devenu, par sa raison consciente une personne autre. Un déluge de lumière a envahi sa personne ; son corps devint plus doux qu’un courant de printemps. Il murmura :
A l’instant, je sens que je suis plus talentueux qu’auparavant. Dans ses profondeurs, il sentit un bonheur qu’il n’a jamais vécu.
Au cours de trois semaines pleines de joie et d’allégresse, d’idées et d’art, il a saisi plus qu’il ne l’a fait le long de plusieurs mois passés en lecture et dans les salles de conférences. Durant ces mois, il n’a pu parler ou participer avec liberté totale comme il parlait avec Marie spontanément et sans être dépaysé.
Oh, qu’il est agréable que je la vois dans cet état de joie et de bonheur ! Serait-il dû à la sérénité de cette journée. Ou dû à cette vague de chaleur émanant des yeux de la dame et qui lui parvint avec affection pour s’animer. Puis s’éteint pour diffuser dans son âme joie ineffable et il continua : rien ne bouleverse les profondeurs de l’âme plus que de satisfaire subitement un caprice. Son comportement inattendu, a fait naître chez lui un sentiment grandissime de fierté.
La dame passa longtemps affichant sympathie et sourire. Le cœur de Adam se réchauffe par ce qu’il a reçu de la dame : amour et respect. Son comportement n’a dénoté aucune de ses dernières émotions.
Visage ridé par les années, la dame prenait congé de Marie par un sourire et une accolade. Elle paraissait plus élégante. Ce n’était pas vraiment l’habitude de la dame.
Adam se rappela le discours de sa mère et se mit à monologuer :
Oh, mère quel bonheur, si tu étais à mes côtés ! Au moment ou je m’assoie méditant.
Je voudrais te remercier sur chaque mot, chaque mouvement que la vie m’a donné. Les moments que je vis étaient façonnés par ton amour. A vrai dire, l’amour est la chanson de la belle vie, la source véritable bonheur si synéchie entre les esprits, il y a et s’il y a symbiose entre les âmes. Et il se demanda : ceci n’est-il pas l’amour, ne sont-ils pas là ses signes ? L’amour a triomphé, oui, l’amour a triomphé, ma mère.
Tout au long de la nuit, Adam resta éveillé. Il s’est émergé dans une joie qu’il n’a jamais eue. Tous les vieux obstacles se sont effondrés, toutes les causes, des remords et du châtiment de la conscience aussi. L’amour pour lui apparaît dans ses plus beaux aspects.

-XX-
Un matin, il se réveilla se sentant à la fois mélancolique et heureux. Rien ne retint son attention. Il portât ses vêtements et s’en alla sans but précis. Il se mit à réfléchir abdiquant aux vœux du destin. Il s’approcha, étouffé, de sa boite postale. Arrivée à l’entrée de l’immeuble, il trouva une femme au visage élégant, habillée de beau. Il la salua.
Alors qu’il continuait à examiner son visage, les traces de son visage se durcirent légèrement.
Il se mit à attendre son départ. Insatisfait de lui-même, il décida de braquer son regard et de cesser de la regarder minutieusement. Il commença à jeter son regard partout au travers du jour ouvrant sur l’immeuble. Au plein de cette tranquillité, il s’égaya par écouter ce qu’il entendait sans qu’il comprit mot.
A ce moment, stupéfait, Adam fut attiré par le découragement et la déconcentration de la dame. Lorsqu’elle le regarda, elle lança un cri et des murmures dénotant d’un étourdissement. Ce fut le premier signe d’étonnement et de révolte. On dirait un glas de danger. Elle se mit en silence pendant un instant. Il comprit qu’elle cherchait une interprétation logique de ce qu’elle a lu dans la lettre. Une lueur de colère jaillit de ses yeux bleus, lueur qui refléta faiblesse sans ses forces. Elle retira son regard dans la lettre. Puis elle chuchota comme si elle se monologua : Je suis sotte, comment ai-je ignoré cela ? Ils s’échangèrent des regards d’étonnement et il se dit au fond de lui : lire le titre ne donne point la réalité des choses.
Il évita de la regarder. Puis elle sortit rapidement comme frappée de plein fouet.
je ne comprends pas le secret de ce bouleversement extraordinaire qui sévit chez les gens toutefois qu’il commence à ouvrir leurs boîtes postales.
Il répéta au fond de lui :
Dois-je attendre une rose blanche ? Ou une carte d’un aimé ? Où serait-elle une lettre truffée d’idées noires qui nous lanceront dans le pessimisme ? Rares sont les lettres dans lesquelles les propriétaires trouvent des éléments de satisfaction, de détente ne serait-ce que momentanément.
Oh ! Comme je les regardais, je voyais ce qui leur passait. Oh ! Combien j’ai souhaité jauger les profondeurs de ceux qui ouvrent devant leurs boîtes postales chaque matin !
et il continua son monologue.
Le courrier parvient chaque matin. Ne peut-on pas s’arrêter d’écrire, attendre tranquillement et réfléchir sur nous-même et sur nos profondeurs ? La méditation sera pleine de larmes. Ah ! À l’instant tout est loin. Ah ! Comme il était bon de réfléchir de nouveau pour trouver dans la vie d’hier des choses qui ne se trouvent dans la vie d’aujourd’hui !
Il lut rapidement la lettre. Il ne voulut pas la terminer. Il fut envahi par un sentiment de tristesse. Il monta vers sa chambre et informa la dame. Il mit la lettre dans sa poche et sortit précipitamment vers là où l’attend Marie. Il marcha à côté de Marie sans prononcer mot. Marie le demanda avec inquiétude : qu’est-ce qui te prend, Adam? Puis-je t’aider ? Ses idées voyageaient très loin. Après un bref silence, il lui répondit :
Ecoute-moi, Marie. Il la regarda avec son visage peint de tristesse.
Toi, tu m’enseignes combien nos vies étaient douces et agréables. Je suis avec toi maintenant et je ne veux pas te tromper, car tromper est mon dernier souci, j’en suis sûr. Alors qu’il lui livrait l’information, il se sentait tellement fatigué qu’il ne pouvait achever son discours.
Elle lui répondit avec grand étonnement :
Adam, ne t’inquiète pas. Pour toi, je suis prête à faire tous les sacrifices et satisfaire toutes tes demandes.
Adam dit en confiance : je suis responsable de toute cette situation et il continua :
Marie, me problème est que tu ne peux rien faire. Moi-même, j’ignore ce que je dois faire. J’ai achevé mes études et je n’ai aucun espoir de prolonger mes études au grand bonheur de la science. Marie lui répondit silencieusement :
Tu es en train de détruire le plus cher à moi. Est-ce que tu veux me quitter au profit d’une autre femme ?
Jamais, Marie. Tu connais qui je suis. Et je ne suis demandé à te confirmer cette information de nouveau. L’affaire se rapporte à mon avenir.
Elle le regarda avec tristesse puis elle dit :
Je n’ai jamais cru que notre relation prendra cette triste fin. Soudain, les larmes commencèrent tristement à se verser de ses yeux. Un flot de silence l’envahit et elle continua à dire :
Je ne pensais pas que je puisse être ainsi vaincue. Si je ne m’attachais trop à toi, je ne soucierai pas de ce qui te passerait.
Sa voix était triste. Elle s’inclina vers lui et le regarda d’un air de blâme :
Dieu t’a fait bon et beau ; tu es beau de visage, bon de caractères. Je n’ai pas pu te refuser, tu m’as captivé par ton affectivité et elle continua après avoir repris ses forces.
Tu sauras qu’aucun de nous ne pourra vivre sans l’autre. J’ai remarqué cela depuis fort longtemps et je m’en assure de jour en jour :
Adam lui répondit :
J’espère pouvoir surmonter la crise et rester à Paris. Le mieux est que je retourne tout de suite à la maison.
Psychologiquement abattu, Adam traversa la place de la Bastille. Il était en effet, marqué par les pleurs de Marie dont les larmes inondaient ses joues. Ses mots eurent un fait trop dur sur lui. Pitié et remords le tiraillaient et il se dit : Oui, elle a raison. Mais que faire ? Comment puis-je soulager son angoisse ? Il se rappela son ami Youssouf et il réfléchit. Peut-il m’apporter soutien ?
Peut-être Raymond. Il a des relations particulières. Il sentit qu’il a besoin de se reposer et de s’écarter un certain moment.
Adam s’en allait silencieusement, grevé par des sentiments de tristesse. La ville lui paraissait comme une prison obscure. Il marchait dans une ruelle émanant de l’avenue de la Bastille. Puis il entendit de la musique mêlée à un mélange de chants faibles provenant d’une cafétéria marocaine. La note était triste et devenait plus claire tout en s’y approchant ; les réflexions ne faisaient que le hanter à telle enseigne qu’il ne comprit rien de ce qu’il entendait. Tout près du café les notes musicales et les chansons se faisaient entendre plus fortes.
Ce qui le poussa à monologuer à voix basse : Quelles sont distrayantes ces simples chansons ! Tout à l’écoute, ces chansons commençaient à le transporter vers son orin lointain pour le soulager du fait de la mélancolie qui l’hypothèque et pour écouter le passé à travers le jargon de la nostalgie et de l’amour, l’isolant de son nouveau paradis par des sentiments brumeux pleins de relâchement. Il tenta de mémoriser les expressions de cette chanson. Une expression Leitmotiv de la chanson s’ancra dans sa mémoire. Il se mit à répéter cette expression « hier hier, j’avais vingt ans » ; et il continua sa marche jusqu’à la maison. Il entra doucement par la porte de l’appartement. En s’approchant de sa chambre, il entendit brusquement une porte s’ouvrir derrière lui Il retourna pour voir la dame triste dans ses vêtements noirs. Dans ses yeux il devina une grande souffrance. Il prononça à basse voix :
Je ne pensais pas qu’elle était foncièrement émue. Il vit ses yeux qui disaient : Adam, ne vas pas. Reste ici. Rester ici à une grande importance pour moi.
Adam essaya de la consoler, mais il ne trouva que quelques mots : j’y penserai. Il devina dans ses yeux une tristesse intense comme si elle avait perdu le plus cher à elle. Il remarqua alors qu’il entrait dans sa chambre. Il y entra et se coucha dans son lit sans se changer et ferma ses yeux ; Que dois-je faire ? Puis-je changer quelque chose ? Puis, il erra dans ses réflexions, cherchant une solution.
Adam ne put expliquer pourquoi ses réflexions ont navigué très loin, loin de l’atmosphère bon enfant qu’il avait connu. Il se trouva assis dans le jardin dans son second pays ; ce jardin traversé par la rivière du village. Pendant son enfance, il s’asseyait au bord de la rivière, plongeant ses pieds dans l’eau. Un bras étroit s’étendait de la maison jusqu’au fleuve où s’élève un pont et s’étend un étang bordant la maison du quartier et se terminant aux jardins limpide et transparent ombragé par un feuillage d’osier, aux branches retombantes. A l’intérieur de jardin, il y avait un passage d’arbres fruitiers sur les bords duquel se sont rangé diverses espèces de fleurs. Sur l’ancien mur latéral, grimpent des branches de roses aux couleurs variées.
Le matin, les villageois viennent des villages des montagnes de l’Ouest, apportant à dos de leurs montures raisins et figues des seaux de lait frais « emballé » dans des caisses en bois ou se suivent les bruits des pieds en aller et retour continus s’approchant jusqu’à atteindre la porte qui s’ouvre tranquillement. La femme dépose son seau essuyant ses mains en couleur de rose avec son foulard à la villageoise, saluant naïvement et respectueusement les habitants de la maison. Son visage ridé par le dynamisme excluait toute preuve de tristesse et d’amertume, disant à haute voix : Regardez ces fruits mûrs, ces figues frais.
Une lueur d’espoir se remarquait dans ses yeux immenses, et demandait troc des fruits contre la récolte du village en blé et en pommes de terre. Soudain vint sa mère, à pas lents, au visage radieux, toujours souriante ; sur ses lèvres se dessinait un sourire de satisfaction. Avec candeur, la vendeuse de lait se mettait à raconter certaines de ses expériences en matière de fruits, de ses connaissances à entretenir les fruits de toute sorte. Puis, elle s’en allait en prenant congé au moment où ma mère appelait avec sa voix tendre :
Allons-y, rentrons dans la chambre. Ton pere s’est assurément réveillé. Elle me prenait par les mains me regardant avec admiration.
Tous ces souvenirs allaient se confondre dans son cerveau, alors qu’il se débattait dans son lit, passant en revue le passé lointain sans pouvoir dormir. Ses réflexions ne cessaient de naviguer dans le lointain. Il se rappela sa mère allant et revenant dans les allées du jardin de la maison dans l’attente de son fils aîné, à coté des feuilles d’osiers qui s’agitaient au-dessus des branches, secoués par le vent comme voulant lui dire :
Adam, il est temps de retourner à ton paradis éternel !
Il essaya d’oublier sciemment les sentiments émotionnels qui jaillissent d’entre ses cotés ; il pensa :
Je ne peux plus supporter plus que j’aie fait.
Il ne pu, cependant, préciser ce qu’il pouvait faire. L’image de Marie lui revint, pleine de modestie et d’humanité. Soudain, il braqua ses réflexions vers la dame : la pauvre ! Comment restera-t-elle seule ? Ensuite, il sentit un malaise absurde qui fit naître en lui inquiétude et lassitude. Il trouva bizarre de voir cette maison déserte. Le lieu lui parut terrible, effrayant après tant de chaleur et de vivacité : Un sentiment étrange d’étrangeté l’accapara. Cette journée lui parut de mauvais augure.
Adam continua de monologuer, agité par les idées lancinantes à tort et à travers. Il se rappela son ami Pierre, de son voyage inattendu. Il se rappela sa femme et ses idées ses poursuivirent.
Chacun d’eux a recouvré sa liberté pour agir comme leur semble bon.
Et il continua :
Combien la femme de mon ami Pierre m’a gêné en voulant me gagner ! Elle le faisait exagérément, montrant sa parure en ma présence. Elle voulait trop briller pour m’accaparer. J’ai expliqué avec brio ma position envers elle. Je la voyais partout sans jamais lui donner de réponse définitive. Je ne lui ai pas montré de penchant. Toutefois que je la rencontrais, j’imaginais Pierre devant, debout devant moi, me blâmant pour m’avoir trouvé en compagnon inopportun de sa femme. Combien elle m’avait dérangé et désolé ! Un jour quand Marie était venue au café la trouver avec moi entrain de me supplier comme voulant accaparer mes sentiments. Je devais me libérer d’elle doucement et appeler Marie pour la lui présenter en tant que fiancée, voulant ainsi qu’elle m’écarte d’elle. Je devais présenter mes excuses à Marie et me faire des reproches en guise d’excuse :
Je n’ai pas voulu blesser tes sentiments, ma chère Marie. C’est les circonstances qui nous obligent parfois à le faire. Il se rappela Marie et son large sourire. Il se mit debout brusquement, lava son visage et sortit précipitamment.
Il vit la rue déserte, enveloppé dans un grand calme. Il se dirigea vers la place de la Bastille à pas légers, ébahi par ce calme qui enveloppe Paris, la grande ville
Il se dit
C’est là la ville que j’ai tant aimée et préféré parmi toutes les villes du monde ; Paris où je suis descendu depuis quelques années. J’ai emprunté, seul, son trottoir en forgeant le chemin de ma vie.
Au moment où il continuait son chemin, il s’est rappelé ses centres d’intérêt lorsqu’il les voyait pour la première fois : ses lumières lumineuses, son dynamisme effréné, ses musées captivants. Il se rappela les moments où il marchait déambulant dans ses rues comme il le fait à l’instant ; il est en train de marcher sur le trottoir de nouveau. Il se souvint de sa première rencontre avec Joseph et il continua :
Je suis, peut-être en face d’une aventure que je dois affronter corps à corps. Il se souvint de son premier logement où il s’asseyait avec Joseph sur un lit durant l’été, vivant la crise de la vie. Il se souvint de ses amis qu’il rencontra hasardeusement. Il se souvient de Youssouf, de Raymond et dePierre . Il se souvint d’Elisa et d’Inass, de Marie et de la dame. Il sentit un malaise profond qui accompagne ses réflexions. Il réfléchit profondément.
Il cerna sa mémoire pour confirmer ses acquis culturels, son expérience, son talent artistique en écriture : Lesquels ont modifié sa personnalité et ont fait de lui un nouvel homme! Il sentit de la joie.
Il continua sa marche.
Il se figura Marie dans sa chambre rosâtre avec sa grande taille et son corps svelte le regardant et l’accueillant chaleureusement. Elle lui a donné tout ce qu’elle pouvait lui donner d’aide et de bonheur. Elle a injecté en lui l’espoir de l’ambition et de l’espoir.
Il marcha lentement sur le boulevard Saint Germain debré. Bien qu’il ait vu une foule de personnes qui le regardait, Il tourna à gauche et joie en passant devant le café « les deux magots. » Il se souvient des différentes rencontres avec Marie. Il contempla longtemps la Cafétéria, laquelle éveille en lui de beaux souvenirs. Les scènes s’enchevêtrèrent et s’imbriquèrent dans sa mémoire à tel point qu’il ne voyait point les gens qui le regardaient attentivement. Une tristesse latente s’empara de lui. Il jeta un regard éclair à gauche puis à droite, ensuite, il avança à pas de tortue, hochant la tête de côté à autre, traversant l’avenue vers l’autre bord. Il continua son chemin jusqu’à sa maison.
Il s’assit sur sa chaise et posa sa tête sur la table.
Il entendit brusquement un léger bruit. Il changea d’attitude sur la chaise pour voir la dame venir vers lui avec ses pas rapides. Elle tapa doucement à la porte et le demanda
– J’espère que je ne t’ai pas dérangé. Je pense que tu ne dormais pas
– Pas du tout
– J’ai su que je te trouverai éveillé et je t’ai apporté le journal et un de bonbons et si tu veux une tasse de café ou de thé, tu n’as qu’à m’informer. L’eau est encore chaude, puis elle posa le plateau sur la table. Elle passa un moment à le regarder, le visage affichant angoisse ; le contemplant avec affectivité et pitié.
Il ne pensait qu’elle pouvait taper à sa porte à cette heure-ci et lui éprouver tant de sympathie et de bonté. Il a voulu dire de ne pas le quitter si précipitamment.
Et il continua ses songes !
J’ai peut-être, eau tort par ce geste hâtif. Je devais attendre. Je ne devais pas les informer car il se pourrait qu’il y ait un changement. Mais le fait de ne pas les informer de son voyage lui est plus dérangeant que de les informer. Il réfléchit :
– Je n’ai dit que la vérité, mais cela ne change rien dans l’affaire. Ce n’est pas la fin du monde. Ces réflexions éveillèrent en lui ses chagrins et se fait voir comme le voient ses yeux. Et il continua à basse voix
Je pense qu’il est temps de parler franchement avec Marie. A quoi ça sert de se dérober à la réalité ? C’est ridicule de réfléchir ainsi :
Je ne dois pas laisser mes sentiments s’emparer de moi.
Je dois m’en jouir et les maîtriser. L’évitement des souffrances ne se réalise que par la grandeur de l’être comme le dit ma mère. Je dois me positionner en observateur vis-à-vis de moi-même. Je suis un homme bien épanoui ; mes idées d’aujourd’hui ne sont pas celles de naguère.
Il sentit, brusquement que le temps s’arrête. Il a, en fait, senti une image effrayante de l’avenir, image qui était auparavant voilée. Il monologua :
Adam, qu’est-ce tu as ? Il parait que tu as une mauvaise humeur. Les songes controversés faillirent le terrasser et il se demanda :
Comment peut-il abandonner Marie ! C’est une brutalité qu’il commet envers lui. Il se rappela sa fraîcheur la regardant, voulant gagner sa sympathie. Il. Il reverra Marie et la demandera de l’excuser, la mariera et oeuvrera à la rendre heureuse ! Et il continua : Certes, elle a été malheureuse et a enduré plus que moi que j’ai souffert moi-même. Combien elle est magnifique ! Elle était à moi la joie de vivre, elle était de surcroît la sève nutritive de l’esprit. Combien je suis malheureux maintenant ! Qu’il m’était mieux de ne pas faire sa connaissance ! Il se rappela Marie quand elle disait :
Adam, ne m’abandonne pas. Je pense à toi tout le temps. Je suis extenuée par ce que je pense trop à toi. Ce qui m’a, même, désorienté de mes études. Ne sois pas dure dans ma correction car j’éprouve à ton égard tout cet amour. Mais je commence à savoir que tu as raison en ce que les conditions sont plus fortes que l’amour. J’avoue que ceci était peut-être une idiotie que j’ai commise ; mais je n’avais pas le choix.
Il se demanda !
C’est mieux de mettre fin à tout cela pour échapper au fait de ce silence. Il me fallait de la souplesse pour arriver à cacher ce double comportement.

Adam se réveilla le jour suivant sur un soleil qui remplissait la chambre par sa lumière entrecoupée, paraissant tantôt, tantôt disparaissant. Les songes de la nuit dernière se mirent à le hanter petit à petit. Il commença à se faire convaincre que les conditions de son pays sont seules responsables de ses souffrances et de son déséquilibre. Cependant, cette justification ne l’a pas reposé. Il tenta de se calmer, mais en vain.
Il sentit qu’il manque quelque chose à sa vie. Il crut à un certain moment que c’est l’amour. L’amour qu’il cherche n’est pas celui qui le prend aux emprises. Ce qu’il cherche c’est ce que l’amour lui a révélé de sentiments : joie, fierté et ce qu’il a trouvé de tranquillité et de chaleur interne qui ont fait naître en lui un grand bonheur.
Les sons se mirent à le sillonner :
Quelle différence y a-t-il entre l’amour et la passion ? Est-ce que ce qui éprouve Marie envers moi est la même que ce que je sens envers elle ?
Soudain, il se rappela sa dernière rencontre avec elle : Je suis devenu modéré dans mes sentiments. L’amour est un sentiment sublime mais il n’est pas permanent. L’amour se lasse souvent et disparaît avec les jours et reste entre les amoureux qu’une simple amitié. Chaque partie accepte le penchant de l’autre partie. Pourquoi cette amitié continue, il faut qu’il y ait identité de points de vue et même vision de la vie.
Adam voyait avec affolement le jour de son voyage s’approcher. Il commença alors de réfléchir à un tas de projets importants censés convaincre son gouvernement afin d’obtenir un prolongement pour rester plus de temps à Paris. Il se mit à réfléchir intelligemment à un lot d’arguments intenables susceptibles de prolonger son séjour dans la capitale du savoir et de l’art. Tenir l’espoir est devenu extrêmement difficile. Il se sentit comme un enfant égaré qui ne sait d’où il vient, et où il va. Il tenta tout de même de garder l’espoir. La phrase de Joseph lui vint à l’esprit :
Est-ce tu sais ce qui t’attend lorsque tu quittes vers l’autre monde qui t’est devenu inconnu
Il ne sut plus ce que lui est arrivé. Tout était confus à Paris. Il ferma ses yeux, voulant s’adapter à sa vie passée dans son pays avec son rythme habituel. Ma mère et les frères aimés me recevront à bras ouverts.
Il voulut se délester d’un faix moralement lourd, dû à sa vie nouvelle et aux paroles raisonnables de ses amis. Il s’emporta sur lui-même tentant d’être plus distrait et plus actif.
Il quitta le fauteuil, écarta le rideau, ouvrit la fenêtre et aspira la chaleur du trottoir dans cette chaleureuse journée de juillet.

Adam porta son manteau suspendu derrière la porte, monta ses boutons et sortit de sa chambre sentant les hallucinations de ses idées tiraillées entre sa nouvelle réalité qui s’est emparé de lui et sa réalité ancienne qui le tire vers ses racines. Il se dit en lui-même
Maintenant je vais penser avec empressement à tout et demanderai conseils à mes amis.
Il marchait dans la rue avec empressement tout en sentant une tendresse incompréhensible. Il entendit une sonnerie, ouvrit la porte et Marie entra. Adam ôta son manteau et dit : il fait chaud
Marie leva ses yeux qui exprimèrent un sentiment de bonheur : il fait chaud.. Qu’il est agréable en ce moment de prendre le train et d’aller à la plage
Adam l’embrassa doucement et dit
Lorsque je marchais maintenant, je pensais à toi.
Marie voulait afficher un sourire et regardait ses yeux, se résignant au silence. Par sa voix, elle voulut qu’il lui offre un certain soutien, lui livrer une heureuse information. Elle l’écoute dans l’attente de quelque chose, secret, dissimulé.
Les yeux de Marie brillaient tantôt d’illusion, tantôt de tristesse, examinant son visage. Puis, elle se fit étouffer et dit
Je crains que je reste seule quand tu voyages. Je veux que tu ne voyages nulle part. Je sais que tu es sous l’emprise de difficultés et de problèmes. Je crains que tout disparaisse subitement. Je ne sais plus ce que je dois faire ? Est-ce que je dois ou m’arrêter de t’aimer Elle le dit avec quelque amusement.
Il déclina un sourire d’amitié. Son regard traduisait excuse et étonnement. Adam but une gorgée de la tasse et dit à mi-voix
Que tu es pure, fine et chaste. Je ne peux pas répondre à ta question. Ce qui se passera est inéluctable, incontournable. Nous deux, nous sommes incapables.
Marie d’ajouter : Adam, à quoi tu penses
– Rien, rien du tout. J’ai tout oublié et je ne veux me rappeler de rien sauf toi et c’est pourquoi je pense.

Puis il se mit à réciter à voix basse des vers de poésie pour se consoler “Ne t’inquiète pas sur ce que tu n’as pu réaliser, le retour au passé n’est jamais possible”.
“Le plus beau dans la vie est de ne pas craindre la vie”. Nous sommes ensemble et nous demeurerons ensemble. Il voulut la consoler
Je pouvais lui souffler une bonne nouvelle. C’est dommage, parfois, nous sommes incapable à cause de notre faiblesse.

XX1
Au matin du dimanche de la dernière semaine d’août, Adam se réveilla très tôt étranglé par le sentiment qu’une nouvelle page de sa vie va commencer. Une vague de tristesse le prit à l’assaut. Il passa un moment dans son lit. Trois jours durant, il ignorait la maladie brusque de sa mère et la nécessité de regagner son pays. Il devint désespéré et triste puis il se rappela de ce qu’a dit Marie lors de sa dernière rencontre
Adam , je pense qu’il est temps de retourner dans ton pays. Tu dois retourner. Tu as oublié que tu dois retourner un jour dans ton pays ? Il faut affronter la réalité face à face.
Il sentit qu’il est à la fois triste et joyeux. Il se souvint de la dernière lettre de sa mère ! Je suis convaincue de ton retour dans ton pays. Nous attendons ton retour. Il imagina sa mère en train de le recevoir avec enchantement, lui ouvrant la porte avec ses yeux rayonnant de nostalgie lançant un grand cri de joie, s’empressant à le recevoir. Leur accolade durera longtemps comme les assoiffés qui tentent d’étancher leur soif. Ses yeux larmoient de joie, sa tête appuyée sur le dos de sa mère..
Adam se mit de rêver profondément. Il alla dans la cuisine et prépara une tasse de café et dit au fond de lui Je dois voyager et il se rappela les propos de Marie :
Tu ne fais que ce qu’on te demande. Ton voyage n’est pas la fin du monde !.
Puis il remarqua peu à peu que Marie commence à se détacher de lui seulement par le corps et non par l’esprit.. Il sentit qu’elle est plus réaliste que lui lors de la dernière discussion ; elle plus expérimentée et plus chevronnée. Son voyage ne sera qu’une application de ses dernières idées. Marie restera le symbole de ce beau pays.
Il restera silencieux, remuant la mousse du café puis il se rappela ce qu’elle lui a dit : je ne pourrai voyager avec toi, car ça serait une initiative mal étudiée qui t’empêche de livrer la bataille de la vie nouvelle.
A l’heure de départ,
Marie tourna et Les yeux de la vieille dame ont versé des larmes fit quelques brises et chuchota : Je te confie à Dieu chère amie. Le jour de la fenêtre rayonnait son visage. Elle le regarda et ils se serrèrent en un seul corps sans qu’il sache ce que sont leurs intentions et elle dit

– Au revoir. Leurs yeux se croisèrent une autre fois. La dame avait ouvert la fenêtre du salon et était retourné pour prendre le plateau de cuivre et elle continua
– Au revoir Adam . Ses yeux larmoyaient et ses habits dégageaient une odeur suave de parfum.
Avant qu’elle ne se retire dans sa chambre et ferme la porte, elle lui dit Je vais vous laisser seul. Lorsqu’elle était en train de traverser le seuil de la chambre, Adam se mettait à la suivre de ses yeux. Son visage exprimait un air perplexe et triste.
Ses réflexions durent interrompues par la voix de Marie
– Il faut nous écrire, N’oublie par la correspondance… Elle passa un moment à le regarder avec un sourire émaillé de tristesse et de désarroi.
Il vit dans son regard un rayonnement et un regard paisible, ébahi. Il se demanda : à quoi pense-t-elle ? Il était convaincu qu’il n’avait jamais dans sa vie trouvé une jeune fille le regardant si innocemment et joyeusement. Elle a créé en lui une nouvelle personne et a apporté modification dans son être sans qu’il puisse définir les changements profonds qui l’ont façonné. Il sentit liberté et conscience de l’esprit. Il est devenu partie de ce monde nouveau au sain duquel il a trouvé son être s’y développé. Les destins l’ont arraché de sa vie lointaine sans que personne au courant de sa nouvelle vie.
– Marie, j’espère que tu restes en rapport avec la dame, avec ma mère et que tu en prends soin. A peine arrivé au bas de l’escalier, il entendit la voix de Youssouf et de Raymond s’infiltrant au travers de la porte, brisant le silence.
Il monta dans la voiture et les beaux souvenirs commencèrent à s’éveiller en lui une fois encore lorsqu’il passait dans les rues de Paris qu’il a beaucoup empruntées et qui l’ont captivé et qu’il n’a pu oublier. Ainsi, il se dit en lui :
Je retournerai dans cette ville. Paris, je te reverrai, si les destins le permettent.

Après le premier mois qu’il a passé dans son pays, Adam se sentait, sans ami. Il écrivit une longue lettre à Marie dans laquelle il lui a rapporté les détails de sa nouvelle vie, ses idées et ses projets :
Chère Marie,
Tous les gens que j’ai connus sont devenus des fantômes dans mon monde nouveau. Les dernières semaines étaient riches en évènements de sorte qu’il m’est difficile d’en donner mes sentiments et sensations. Je voudrais te signaler que je me suis fréquemment senti dépaysé dans ma vie nouvelle. J’ai soudain découvert que je suis une double personne. C’est ce qui m’a donné ainsi conscience lorsque j’ai été ébahi et sceptique vis-à-vis de ce qui m’entourait. Leur regard était suffisant car on y devinait que ce regard voudrait dire :
Cet homme est étranger. Ne remarque-t-il pas qu’on se trouve ici ? Pourquoi se croit-il supérieur à nous J’ai voulu, de temps à autre, discuter des questions épineuses, difficiles à débattre. J’ai toujours préféré le silence et choisi l’écoute. Le débat que nous menions était officieux, ordinaire et se cantonnait aux expressions de complaisance passagère. On n’y trouve presque rien de la chaleur attendue entre amis. En effet, le sentiment qui prévalait était que nous étions tous étrangers et aucun rien de sympathie ne nous liait. Il était alors difficile de trouver un sujet commun pour la discussion. Ces positions me dérangeaient et pesaient lourds sur moi. Je voulais gagner la sympathie de ce qui m’entoure par n’importe quel moyen. Le ridicule dans tout cela est de nous voir nous même inconnus par rapport à ce qu’on était de nos amis hier, c’est-à-dire devant ceux lesquels on s’efforce à se montrer plus décent. Nous nous efforçons à gagner leur sympathie et leur considération. Ils ne manifestaient que froideur et étranges regards dans leurs yeux. Leurs ressemblaient plutôt à une qu’on a composé à ma mémoire et qu’on me plaçait dans le plus grand degré de nostalgie et de bassesse parfois.
Je déployais le maximum d’effort afin d’aller au diapason de l’atmosphère bon enfant et détendue qui règne.
Je cachais ma mauvaise humeur et mon découragement par des alibis.
Je m’asseyais dans le jardin pendant la nuit regardant, silencieux la lumière afin de purifier mon esprit, à la fois triste et gai. Au matin, l’air matinal naissant, s’infiltrait à travers ma fenêtre, un air doux et égayant. Sur le visage de ma mère, qui avançait vers moi, s’affichait un sourire tendre. Elle répondait souvent réconfortant :
, ne crois pas ceci. Ça finira en bonheur et nous en prendrons l’habitude. Tu ne regretteras pas ton retour parmi nous.
Je sentis que je souffrais du complexe des artistes et hommes de lettres. Parfois, je change en personne de sensibilité raffinée dont la moindre chose la rend joyeuse. Parfois je deviens proie à l’angoisse subitement sans raison. J’étais sûr, je voyais les choses autrement différemment que les voient les simples gens. Je sentais que je me comportais bizarrement et que mes réflexions étaient perturbées. Des temps, je sentais que mes comportements résultaient d’un égoïsme dû aux illusions et à la mégalomanie qui habite en moi. Pourtant, je tente toujours de me montrer plus ajusté et plus convenant dans mes discussions avec les autres. Une insomnie m’envahissait en se rappelant que j’étais effectivement différent des autres, clairement différend sans comprendre, ni savoir pourquoi. Je m’efforçais à éviter tout ce qui pourrait m’entraîner ce genre de réflexion.
Alors, maintenant et après que deux mois se sont écoulés après mon retour, je commence à voir les choses sous une autre loupe. Je me suis aperçu que j’ai gagné et perdu beaucoup. Pas seulement mon comportement et mes idées ont été atteins mais aussi mon mode de vie et mon sens de juger les choses.
Chère Marie, je ne te cache pas que tes mots insufflés en moi, beaucoup de joie, d’optimisme, d’encouragement et de confiance en soi. Je n’ai jamais senti tant de bonheur que je sens maintenant au moment où je t’écris ses mots.
Ma mémoire reprend le scénario de notre dernière rencontre, à la veille de mon voyage. Je songe à la discussion qui s’est déroulée entre nous. Tu as toujours été l’image de marque de mes réflexions. J’ai toujours pensé à toi, car je n’ai jamais voulu t’éloigner de moi, jamais. Je t’embrasse, toi, la dame et tous les amis. A Bientôt.
Ton amant Adam.
Comme d’habitude, il prit précaution en pesant ses mots et les idées se mirent à défiler dans sa tête les unes appelant les autres sans aucune logique. Il continua à écrire dans son esprit sage après avoir repris son courage. Voici les grandes lignes de son deuxième letter: :
Marie, je ne m’exprime pas bien peut-être ce que je veux dire. Mais ce que je voudrais te conseiller est de ne pas se leurrer quand tu vois deux personnes en dispute même si leur dispute parait atteindre un non-retour.
Ne te fais pas tromper par ce genre de situation Il y a toujours un lien solide entre les deux et ne les laisse se séparer. Il y a une chose plus profonde que tout, ce qui nous parait, et qui est superficiel. Chaque peuple a sa personnalité et son mode de vie. Nous devons essayer de comprendre cette personnalité avant de lancer des jugements gratuits. Les peuples, différents qu’ils sont, restent des personnes. Il y a des personnes qui ne se préoccupent dans la vie que de richesse et de jouissance. Ils sont insatiables et gourmands.
D’autres, prêtes à tout sacrifier pour le bien de l’action humanitaire et de l’amour des autres. Nous pouvons chercher à comprendre les positions des autres et leurs réactions en nous mettant à leur place. Tout en approfondissant la recherche, nous trouverons que ce qui est l’antipode de ce qui doit être. Ceci pourrait s’expliquer par que l’individu regarde l’autre partant de ses préjugés et son arrière plan historique.
Je pense que la personne quand on lui donne l’occasion peut appréhender le style de tous les peuples. La personne et l’environnement sont en interaction continue. Ses réflexions à ses intérêts, ses réactions sont dirigées et régies par l’environnement qui lui dicte son action. La personne où elle se trouve peut se figurer exister dans ces mondes conçus. En apprenant à parler, à acquérir les langues, nous ne faisons que puiser du patrimoine humain en évoluant dans un climat de rapprochement et d’imitation totale. Il n’y pas de racine supérieure et de racines inférieures. Le retard là où il se trouve ne résulta de l’infériorité ethnique. Les causes sont plutôt environnementales et historiques. Les sociétés naissent et disparaissent au fil des ans. De grandes civilisations ont disparues en orient et en occident. Elles incarnaient, pourtant, le patrimoine idéologique de son époque.
J’insiste en disant que ceux qui ont vécu cette expérience sont censés comprendre ce que je t’ai dit plus que les autres. Quel que soit leur degré d’imagination et leur effort à le concevoir:
Les écrivains et artistes là où ils se trouvent sur cette planète peuvent proposer beaucoup à l’humanité, comme ils peuvent lui présenter beaucoup de mal. Combien est grande la responsabilité qui leur incombe !
Quelle grave responsabilité !
J’ai toujours et je ne sais pourquoi la personne quand elle fait face à une autre personne d’un autre monde ne peut se sentir étrangère, étourdie et sceptique. C’est ce qui apparaît d’emblée chez elle. C’est pour cette raison que le dégoût que j’ai senti les premières semaines que j’ai passé ici représentait le sentiment d’un coupable sans culpabilité. Ces émotions finissent par passer après peu. Après peu de temps, la personne commence à faire connaissance avec l’autre jusqu’à se voir lui-même sur le chemin de comprendre peu à peu son comportement et même de devenir solidaire cherchant toujours à s’enquérir d’elle la personne.
Marie, sais-tu ce que signifie cela pour moi ? Je réfléchissais souvent sur le fait que je ne suis plus la personne qui attire l’attention. Avant, quand je rentrais dans un café ou une boutique du quartier, les clients et les employés accouraient vers moi en le désignant par mon nom. Tous me connaissaient, j’étais le jeune homme que chaque employé devait connaître et auquel il lui montait amitié à tel point que mon orgueil et ma vanité m’obligeaient à être large envers eux.
Il s ont une intelligence innée et un dont naturel à guetter ceux qui les entourent.
Les gens d’ici ne s’impressionnent pas par les riches, mais ils les flattent. Ils éprouvent de l’amour à celui qui les reconnaît, reconnaît leur humanisme et leur sourit. Ils essayent de le couvrir de bonheur réel par leur conduite et leurs sentiments à son égard.
Chère Marie
Certes, cette terre d’orient te transporte d’une surprise à une autre.
Les gens pensaient souvent que j’étais proie à la monotonie et à la lassitude lorsqu’ils me voyaient seul, oisif, se promenant dans les champs, les marchés allant et revenant à la maison. Je lisais dans leurs yeux qu’il était de leur devoir d’échanger discussions avec moi pour me faire soustraire de la solitude et du désespoir qu’ils pensent m’accaparer. Pourtant, ma solitude m’aide à méditer sur ce qui m’entoure et à observer la vie des gens et le client du village dans lequel ils évoluent. Dans le passé, les pauvres paraissaient dans leurs photos en simples costumes traditionnelles reflétant leur réalité. Les riches s’embellissaient usant de tout ce qui mettait en évidence leur richesse et leur grandeur. Aujourd’hui, les pauvres se dérobent à leur proverbe en compensant leur misère par le port de magnifiques habits que je n’ai jamais connus.
De nos jours, il est devenu fort difficile de discerner entre ceux qui appartiennent à cette couche ou à celle-là parmi ceux qui circulent dans la rue du quartier. Chacun marche sans avarice, satisfait du partage et sûr du gain de demain. Dans ce village, la femme est la maîtresse du foyer, sa reine. Les enfants sont plus intimes à leur maman qu’à leur papa.
Ici, la femme supporte beaucoup à l’instar de son mari. Elle fait d’immense joie quand elle le voit. Elle devient heureuse quand il est heureux, même s’il lui doit une provision. Quand il est triste, elle devient triste bien qu’elle sente du repos à ses cotés. Elle est comme une sœur aimable. Elle aime son mari, la fille aime son frère aîné. Elle se contente de ce qu’il lui apporte et manifeste son contentement. Elle lui apporte soutien.
Elle lui pardonne ses fautes quand il lui fait du mal. Elle lui reconnaît son bien, ne serait-ce que peu. Elle lui fait peu de reproche, même si elle ou laisse à désirer. Elle le protège même durant son absence.
Paradoxe, ici l’homme cherche à réaliser ses rêves, c’est la femme qui l’y guide et paye les pots cassés. La femme stérile n’a, parfois pas de chance, car l’égoïsme fait croire à la majorité des hommes que le bonheur réside dans les enfants. Là, la valeur de la femme est anodine, la valeur est plus vue dans son statut de mère. C’est ce qui me déplaisait d’une part et me donnait espoir d’autre part.
Ce qui est demandé à la femme ici est d’être mère. Elle rend la maternité sublime, évoluée. La mère est tout ; elle est la consolation pendant la tristesse, la force après la faiblesse. Elle est la source de la vie. Les générations se sont légué les bonnes habitudes et les tares psychologiques les unes des autres. Ces habitudes et ces tares sont devenues inhérentes à la personne. Quand un individu apparaît, exempt de ces qualités, on le juge comme étant incomplet, dépourvu du destin. J’ai constaté que ce fait est moindre chez les jeunes intellectuels. Ces effets sont encore marqués dans leurs esprits. Je sui sûr que viendra un jour où ce spectre disparaîtra qui s’amoindrit au fil des jours lesquels jours lesquels jours le classeront dans les oubliettes du passé.
Le soleil disparut derrière l’horizon, je vois au travers des nuages une étoile brillante apparaître. Le crépuscule emplit l’espace. Je suis convaincu que la lumière supplantera l’obscurité et passera l’éponge sur les idées archaïques. Pouvons-nous braver la geôle nocturne dans l’attente de la délivrance quand la lumière du jour éclairera tous. Me voila ici comme le malade du trachome qui essaye vainement d’écarter la pellicule noire qui couvre ses yeux.
A table, mes idées ont commencé à se bousculer vers toi, toi l’étoile étincelante. Mes idées viennent avec bonheur des fois et des fois avec malheur, en attendant que le destin nous satisfasse et vienne ce jour où je pourrai être à côté de toi. En étant à côté de toi, je peux laisser mon esprit que tu couvres naviguer dans l’intelligence. Ton amour m’a rendu le plus heureux et le plus malheureux à la fois. J’ai besoin de stabilité dans la vie. Est-ce cela se réalisera avec notre relation et notre amour ? ! Ta présence en moi a ajouté beaucoup à ma joie. Il m’a fait planer dans les plus hauts rêves et imaginations pleines de gigantesques espoirs. Je ne cesse de vivre avec l’espoir. Ma chérie, l’amour est l’harmonie des sentiments et un amalgame de caractères. L’amour n’est pas une passion passagère qu’orientent les émotions de la jeunesse. L’amour est la vertu et le sentiment de la bonté humaine immortelle. L’amour est la chanson de belle vie et la source du véritable bonheur humain.
Nous devons gagner cette compréhension entre les hommes jusqu’à ce que l’amour triomphe et affronte les souffrances de la vie et le pourrissement des esprits malades. J’aspire à un avenir meilleur dans lequel nous vivons avec les autres, sans que le temps nous fasse diviser et sans que l’éloignement et les contradictions nous posent de barrières. Mes excuses, ma chérie, de ce discours fleuve. En fait, c’est en ruminant mes souvenirs par mes réflexions dans nos retrouvailles passées que je deviens serein.
J’envoie mes salutations et les vœux à ceux qui me rappellent les jours heureux ; à la dame qui a donné chaleur et protection, à ton père et à ta mère, à tes frères et à tous les amis.
Après une semaine, je me mettrai au service du savoir. J’apporterai avec moi la photo que tu m’avais donnée pour qu’elle me te rappelle en permanence. Je la conserverai dans ma poche pour qu’elle vive avec moi et évolue à côté de moi. Je te demande pardon pour tout mal que je t’aurais fait. Je vivrai en me rappelant de toi jusqu’à ce que le destin permette ma rencontre avec la plus chère personne que j’ai connue que ta photo soit le baume pensant mes blessures profondes qu’elles soient. Quand le destin veut que je reste à jamais absent, donnes ton amour à ceux que nous avions ensembles connus .
Le mot amour me hisse au paradis de l’immortalité et m’interviendra auprès du créateur. Et à ce moment, je te souhaite un avenir radieux et une belle vie. Que Dieu nous soutienne ? Au revoir et à bientôt.

De son côté, Marie lui écrivit quelques lettres. Mais elle lui y apporta peu de nouvelles car il n’y a pas d’informations à évoquer, sinon sa vie ordinaire à Paris et celle de ses parents et de la dame. La dernière lettre est ainsi libellée :
Nous devons nous satisfaire de ce que le destin nous réserve Adam, sache que j’ai longuement réfléchi à cela et que je me suis rendu compte que tu avais parfaitement raison dans ta décision. Ce matin, lorsque j’au reçu ta douce lettre, j’ai passé un temps à réfléchir sur ses beaux mots et expressions. Je me suis mis à se rappeler les belles heures et magnifiques jours que nous avions vécus ensembles, nourris de grands rêves et de beaux espoirs. Tous ces souvenirs se sont mis à défiler autour de moi dans tout lieu. Je sais que tu te le rappelles et tu t’en influences. J’ai effleuré tes sentiments entre les lignes de ta lettre.
Cher Adam,
Après ton voyage, je suis sorti et j’ai marché sur le bord de la Seine. Pour la première fois, les rues m’ont paru désertes. A mon retour, assise dans la bibliothèque entrain de lire, je vois ton image s’interposer entre moi et la page que je m’efforce à lire. Des fois, mes yeux larmoient sans aucune raison, et je devins incapable de regrouper mes idées. Ton articulation des mots, et ton joli défaut de prononciation se présentent devant moi dans le calme tranquille et projette en moi une beauté orientale ; je ferme mon œil pour les reprendre secrètement pour me consoler. Les circonstances ont voulu que tu voyages. J’espère que tu retournes parmi nous après que tu forges ton chemin dans la vie. Je serai très contente de ton retour. Maintenant, je me sens mieux par rapport au jour, où tu as quitté Paris. Je lisais ton article que tu as envoyé avec plaisir. Je suis persuadé qu’il sera intéressant comme tout ce que tu écris. Je ne peux exprimer mes sensations. Je t’aime et je resterai fidèle tout le temps au souvenir du jeune que j’ai rencontré sur le trottoir de Bontemps.
Ta chère Marie
Adam continua à lui écrire plusieurs fois avant qu’il ne s’engage dans l’armée. Mais, alors qu’il lui écrivait sa dernière lettre, il sentit qu’il a changé et que ses anciens amours envers elle se sont amenuisés.
Après un moment, il retentit au secret : l’éloignement crée, peut être la froideur. J’ai peut être fait du bon avec mon arrivée. Les bons souvenirs de Marie le hantaient d’un moment à l’autre.
Des instants passèrent sur lui et il tomba proie aux désirs passionnés de Marie qui ne le laissèrent dormir. Ils se demandaient : pourquoi il souffre ?
N’y a-t-il pas une autre femme qui puisse lui rendre ce qu’il a perdu ? Marie est-elle la seule femme capable de lui donner l’amour. Il répondit en son fort intérieur !
Oui, elle est la seule qui a occupé ses sens, son être et ses réflexions. Elle était intelligente et rien ne lui échappait. Seul l’avenir inconnu a eu l’hégémonie sur ses idées.
Marie demeure présente en lui surtout pendant ses moments de lassitude et de désespoir. Toutefois qu’il pensait à une autre, il se figurait Marie devant ses yeux avec tout son charme, l’appelant par les plus beaux mots. Mais Adam voulait ignorer ses réflexions, les abandonner, tentant d’en finir. Mais le souvenir de Marie ne faisait que le hanter, notamment dans les moments les plus critiques. Elle était un havre où il se réfugiait pendant ses moments de réflexions pour retrouver la joie dont elle le couvrait lorsqu’elle était à ses côtés.
Peu, avant que Adam n’embarque à bord d’un camion militaire, des scènes, des événements et des idées du passé surgirent dans sa tête. Ce qui retient son attention le plus, était le mot de Marie : N’oublie pas dans ta lettre de me parler longuement de ta vie et de m’informer sur la date de ton retour si retour y a. Entre temps, sa mère et ses frères le saluaient par les larmes et la douleur.
Les songes se précipitaient dans son esprit comme le faisait les beaux paysages devant ses yeux. Il se souvient de Marie, de la dame et de ses amis tout en méditant sur l’étrangeté de son retour à son terroir, venant des pays lointains, hanté par l’espoir de regagner incessamment la ville de Nour, son paradis perdu, pour jouir de la chaleur, de l’affectivité et des idées que lui a conférées cette ville et pour jouir de l’immense bonheur qu’il éprouvait en retrouvant Marie.
Les idées continuaient de défiler dans sa tête, l’emportant très haut dans des réveils et des imaginations mêlées aux espoirs grandissimes, comme le malade du trachome qui essaie d’écarter la pellicule jaune qui couvre ses yeux. Et dans son âme retentit : J’ai récité les sagesses de l’orient, la poésie de la presqu’îles arabes et les arts de l’occident tout en restant debout, ne voyant aux travers de l’obscurité épaisse une lueur de faible espoir.
Alors, dois-je dormir à jamais tant qu’il y a ni amour, ni espoirs, ni promesses !!!
Les échos de ses idées qui s’agençaient dans son esprit retentissaient dans son âme comme un oiseau triste qui essai de s’envoler pour errer dans les champs et les oueds. Alors que le vent le fouettaient, se dévoilaient en lui les idées qui l’avaient hanté, les images obscures qui s’étaient manifestées en lui depuis un vieux temps, exprimant le plus net des sensations : la guerre provoque le dégoût et l’homme s’y précipite quand lui se trouve coincé et accepte facilement de la perdre et c’est là le malheur.
Il se rappela la phrase d’Hélène : des civilisations sont allées au gouffre. La guerre et l’ignorance disparaîtraient si l’homme détenait sagesse et goût raffiné.
Il crut marcher sur une corde suspendue dans l’espace, s’étendant dans l’horizon. Dans le lointain, se formèrent dune, nuages et arbres. Il ferma ses yeux, parut absorbé dans ses réflexions, pensif, dans un monde isolé. Il aspirait, partant d’un vide et d’un désespoir à une aventure. Il soupira avec remord et commença à se dire de son memoir : mon âme ! Tu vas lentement à ta fin. Attends, ne te presse pas et jette de l’amour et pour que poussent les fleurs sur ta tombe.
Il n’entendit plus que les bruits de la charrette entrain d’écouter le chemin et celui de soldats qui chantaient, résignés devant la force du destin qui se moquait de lui et auquel il ne pouvait résister.
Des habitants quartier qui le saluait de la main, disparaissait progressivement de sa vue.

Fin

Ce Roman
Ce roman est un message d’amour, une fidèle expression de la grandeur des sensations humaines et une consolidation de la perpétuelle action humaine. La vie privée de l’auteur, imbibé de la culture d’écriture française et qui a vécu des moments en France ou il a étudié à l’université, s’est lié avec la vie des personnages du roman ; ce qui l’a davantage approché de ses personnages à tel point que sa présence est ressentie dans les idées de ces personnages.
C’est un roman séduisant que le lecteur croirait une partie de la vie de son auteur qui a vécu en France dans les années soixante dix.
Avec brio, il a réussi à faire de la psychanalyse intéressante dans un cadre philosophique attrayant donc les faits illuminent et décrivent la vie des gens de cultures contrastées rassemblés par la chaleur humaine, la mission, le travail et le sacrifice dans la vie.
Adam, le principal personnage du roman illumine le visage des autres personnages et présente un modèle d’amour humain qui baigne dans le bain et la paix.
Ce roman a été publié au Caire en 2004 – PAR: DAR AL-AHMADI POUR PUBLICATION ET ÉTUDES.
L’auteur a été honoré par le Ministère de l’éducation Nationale Français- en 1990″Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques pour services rendus à la Culture Française .
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